Mon Second, c'est mon tout petit dernier.
A mon second, j'ai pris conscience que le temps file, que "l'état de bébé" passe à une vitesse vertigineuse.
Pour mon second, je pleure toujours d'émotion quand je le retrouve après une longue journée de 9 heures sans le voir, le toucher, le sentir, le caresser, l'admirer.
A mon second, j'ai envie de croire que ce ne sera pas le dernier,
Mon Second, c'est celui qui met les mêmes vêtements que le premier mais c'est comme s'il les étrennait, parce qu'il est différent, encore.
Mon Second, c'est celui que je pousse moins que le premier. Je ne ressens pas la hâte que j'avais pour le Pouic de voir apparaître la première dent, les premières opérations "commando" rampantes dans le salon. Je me plie à son rythme, je l'observe pousser.
A mon Second, je n'entends plus les conseils gentiment prodigués. Etre maman est mon quotidien depuis 3 ans déjà et j'ai confiance en moi/nous.
Pourtant, à mon Second, j'ai repéré les erreurs déjà commises au Premier (les pleurs nocturnes aussitôt consolés), et je les recommence. Parce qu'à mon Second comme à mon Premier, je suis totalement allergique à ses cris.
A mon Second, je m'étonne d'aimer encore autant, follement, inconditionnellement et pourtant très différemment.
Mon Second, ma douceur, est venu trois ans presque jour pour jour après mon Premier, comme pour compenser l'autonomie nouvellement acquise de l'aîné avec l'entrée en maternelle. Un Poupon en a remplacé un autre, la place de bébé venant tout juste de se libérer.
A mon Second, c'est toujours aussi bon d'aimer mais aussi plus apaisant.






