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De l'autre côté du miroir d'Alice

Les musiques de ma vie

29 Février 2016, 17:08pm

Publié par Alice

(Ce post est bourré le liens musicaux)

(Ce post est bourré le liens musicaux)

Enfant, je me laissais bercer des heures durant par la voix de Julien Clerc, j'étais Emilie, je rêvais de voler nuit, de partir voir le soleil.

De musique d'adultes, je n'en ai aucun souvenir, peut-être que mes parents n'en écoutaient pas beaucoup. Si, il y avait l'opéra que mon grand père écoutait tellement fort que les vocalises de Maria Callas et Pavarotti traversaient les murs de son bureau si chaleureux pour entrer dans notre maison si froide. J'ai même choisi cette merveille de chanson pour accompagner mon mariage, comme un ultime clin d'oeil à ce papi décédé quelques semaines avant la cérémonie religieuse d'échange de nos alliances.

Ha si, lorsque je creuse un peu dans les tréfonds de ma mémoire, je retrouve aussi un souvenir et une sensation, lovée dans les fauteuils d'une voiture dont je pensais qu'elle volait sitôt que je m'endormais, un air de Lionel Richie que je trouvais si merveilleusement triste;

Et puis l'entrée au collège, les premières boums, le premier slow, et ce 45 tours que je garde encore précieusement, offert par ma super meilleure amie de toujours, et le baiser échangé avec L'Epoux.

Je traverse les modes et les années collège/lycée, passant du jean "neige" au cuir aviateur, découvrant par le biais d'un abonnement au disque du mois, Dire Straits et son Brothers in Arms si mélancolique, ou Police. On ne parlait pas vraiment musique, on n'en écoutait toujours pas vraiment préférant les répétitions assez inaudibles des balbutiements musicaux des copains dans les garages des parents.

Mes années fac sont surtout marquées par l'omniprésence de la radio : France Inter, France Culture, sans cesse, nuit et jour. Bien sûr, j'ai en tête des musiques écoutées mille milliards de fois sans lassitude, correspondant à des moments importants de ma vie de femme naissante : Le vent l'emportera, Ne me quitte pas interprété par Nina Simone, enregistré autant de fois que la face A de ma cassette le permettait, un album de Barbara, redoutable remède à ma mélancolie de stagiaire en Espagne.

De rencontres en séparations, je découvre le jazz et Pat Metheny, Richard Bona et Bobby Mac Ferrin, Rickie Lee Jones... et la musique classique. Satie, Chopin me transportent. Mon histoire familiale est parsemée de souvenirs musicaux : les concerts de Sebastien Tellier auxquels j'ai assisté enceinte d'Octave, puis d'Ernest, ce festival dans les champs, des vidéos mises en musique) ces chansons que nous aimons tous, mais dont nous espérons que les enfants n'ont pas retenu les paroles ("le bronzage de tes fesses dessine un coeur vulgaire mais beau comme notre amour") et L'Epoux, ex-disquaire, qui a toujours un titre à me faire écouter, à partager, à découvrir.

Ma playlist sur Deezer s'etoffe peu à peu, au gré des humeurs, des souvenirs et des découvertes. La musique est partout dans notre vie, on se déclare des choses en fredonnant (T'es belle) (La famille Ronchonchon), elle crée notre histoire collective et individuelle ; on se la raconte, comme une anecdote, un souvenir que l'on transmettrait...

Zoup et son Loustique rythment leur vie en musique

MHF est une grande mélomane, même si le chouchou de ses oreilles, c'est Etienne (Daho)

Ptisa a choisi de nous faire entendre Paul Mac Cartney

Mamie Dany craque pour Julien (Clerc), le beau et talentueux !

Wondermômes est Goldman addict forever et nous fait découvrir sa sélection

DameVivie craque pour Calogero

Zaza écoute parfois des chansons sexistes

VirginieB se souvient des titres qui ont marqué ses années d'adolescence 

Maman Calimero a une toute petite minette aux goûts musicaux très affirmés

 

Aujourd'hui vous trouverez les participations sur le groupe FB des Lundis à deux, celles de la semaine dernière seront ajoutées dans la soirée en bas du post

Et pour mars? que se passera-t-il chez Zaza et chez vous aussi?

Carnaval le 7

La vaisselle le 14

Le printemps le 21

La maison ou l'appart de nos rêves le 28,

 

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Une semaine faite de papier

28 Février 2016, 08:29am

Publié par Alice

J'ai passé cette semaine le nez dans mes copies, mes cours, leurs lettres de motivation et la correction du journal mensuel. Bien sûr, il y a eu aussi ces rendez-vous nocturnes avec mon roman.

Et puis c'était aussi la rentrée et la reprise des réveils trop tôt, des couchers trop tardifs.

 

Bref, le dimanche soir, malgré le blues, le pique-nique fait de cheese nans assez loupés a réconforté les petits coeurs.

Une semaine faite de papier
Une semaine faite de papier

Lundi 22. Je termine ce roman de Joyce Maynard ; comme j'aime cette auteure!

Une semaine faite de papier

Mardi 23. Malgré la faculté que l'on a à égarer les livres de l'école (et pas ceux de la médiathèque fort heureusement), Octave n'a pas résisté à la tentation d'en emprunter un nouveau. Je me demande bien ce qui a motivé son choix !

Une semaine faite de papier

Mercredi 24. Ma récolte du jour. Des sujets de concours d'entrée en école de travail social : dissertation + synthèse. Comptez une bonne heure par copie x 30, je suis effrayée et d'avance légèrement découragée.

Une semaine faite de papier

Jeudi 25. Comme j'attendais ce moment : retrouver Olivier Adam dans mon lit  :) (si vous ne connaissez pas cet auteur, je vous invite à regarder à quoi il ressemble et vous me comprendrez!)

Une semaine faite de papier

Vendredi 26. J'enfile mon énième haut bleu, et j'aime ces détails qui font toute la différence. (Monoprix est toujours mon ami).

J'ai le sentiment (mais ce n'est pas un sentiment, plutôt une réalité) d'avoir le visage fripé de fatigue.

Une semaine faite de papier

Samedi 27. Tennis matinal pour les Blonds, ça a mal débuté avec un échange musclé de coups de raquette. Je me suis vite enfuie pour ma balade en bord de mer, le froid était polaire mais le paysage à marée basse toujours aussi beau.

Et nous avons terminé la journée en famille, pour souffler les bougies de ma maman.

Une semaine faite de papier
Une semaine faite de papier
Une semaine faite de papier

Voilà, c'est dimanche. Nous sommes à trois dans notre grand lit, les garçons sont fascinés et attendris par un documentaire sur les ours. Il ne pleut pas mais le vent du Nord souffle et je pense qu'il aura raison de mon courage pour la balade sur la plage.

Tant mieux, j'ai des tonnes d'heures de correction paraît-il !

Les autres participations sont ici et demain il sera question de chansons au RV des lundis

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Le Qui mange Quoi des légumes

23 Février 2016, 21:06pm

Publié par Alice

Le Qui mange Quoi des légumes

Je ne sais pas vous, mais moi, je ne suis pas toujours très inspirée pour préparer (avec anticipation ou non) mes menus. Dans l'absolu, je fais toujours en sorte de mêler féculents et légumes et/ou fruits et de ne pas ajouter de protéines animales à chaque dîner.

Les soupes et les pâtes sont mes meilleures alliées car de loin préférées par les Blonds. Le seul souci, c'est que je sature un peu des coquillettes, penne... et que je ne suis pas vraiment fan des soupes.

Alors, au cours d'une discussion (très profondes nos conversations familiales à table) sur l'alphabet et les légumes (oui Ernest a enfin renoncé à ne vouloir parler que des loups au dîner) c'est-à-dire: "Quel nom de fruit ou légume commence avec la lettre "B"?", j'ai eu l'idée de créer un tableau à remplir en famille.

Première colonne : les photos des légumes que nous mangeons le plus souvent pour mettre des mots sur ce qu'ils connaissent (vous ai-je raconté qu'Ernest confond toujours, à 4 ans, fraise et framboise et feint de ne pas savoir différencier ses deux grand-mères, donc d'ignorer comment elles se prénomment?)

Seconde colonne : la manière de les préparer. En gratin, en soupe, en purée, en salade, à la poele, à la crème, farcis... 

Troisième colonne : qui les aime ainsi. Donc quatre colonnes, à cocher ou pas, selon que l'on aime ou pas, indiquant le prénom de chacun de nous quatre.

 

L'objectif est multiple :

  • Faire mémoriser à Ernest le nom des légumes qu'il croise dans son assiette (et accessoirement aussi espérer qu'un jour il sache que "Mamie L'autre" et "Mamie Rien" comme surnoms c'est limite),

 

  • Les sensibiliser davantage au plaisir de cuisiner, de déguster en appréciant les différents modes de cuisson par exemple.
  •  
  •  
  • Leur montrer les possibilités quasi infinies avec lesquelles on peut savourer un aliment ; qu'on peut ne pas l'apprécier cru mais cuit oui. Par exemple, que c'est inexact et hâtif de dire qu'on n'aime pas les carottes alors qu'ils les adorent crues en batônnets.

 

  • Leur permettre de m'aider à choisir le menu et de cuisiner ensemble des recettes pourquoi pas inédites.

 

L'élaboration du tableau a été un succès, son remplissage est en cours. Espérons que son application soit tout aussi sympathique !

 

Une idée pour les mercredis gourmands d'Anne Laure TSophie Turbigo, et Sysyinthecity

Le Qui mange Quoi des légumes

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Et la vie sans télé?

22 Février 2016, 05:45am

Publié par Alice

Et la vie sans télé?

On a une télé, une très grande télé. Nous recevons les chaines TNT et sommes abonnés à Canal plus.

Pourtant, plus encore depuis que je suis Maman, je refuse le visionnage passif, le bruit de fond, les images incessantes. Donc la télévision n'est jamais allumée par hasard : ce sont les Zouzous du matin ou le truc du zoo en fin de journée sur France 5 aussi.

Avec L'Epoux, on s'assoit pour regarder un programme (le soir c'est-à-dire un film ou un reportage sur Canal) mais jamais on ne "tombe" par hasard sur quelque chose en présence des enfants.

Ils n'ont jamais vu un journal télé (et heureusement), Octave se cache les yeux et nous demande très rapidement de changer de chaîne s'il redescend le soir et voit le pictogramme "moins de 10 ans" affiché.

Mais évidemment le revers de la médaille, vous vous en doutez, c'est qu'ils sont très curieux de la "vraie télé", et surtout des publicités quand ils sont ailleurs, chez les grand-parents, ou quand ils attendent que Koh Lanta reprenne entre deux heures de pub (ou l'inverse que la publicité reprenne après 5 minutes de Koh Lanta). Ha oui, cette émission là, impossible d'y échapper et c'est la seule que l'on regarde en famille.

Je suis toujours très étonnée quand ils me parlent de Chocapic ou de Lustucru quand je leur sers (ce que j'appelle) des céréales ou des gnocchis. 

Pourtant, même s'ils ne portent pas de slips Cars ou de cartables Star Wars, je sais que ma lutte sera un jour vaine... alors je tente de les éduquer, les mettre en garde contre le caractère fallacieux, mensonger des publicités, tout autant que des dangers de cette société de surconsommation.

Bon, et sinon, à la télé, dites, je loupe quoi? Qu'est-ce qui est vraiment chouette en ce moment?

Vous l'aurez compris, au programme ce lundi, c'est la télé !

Chez MHF la télé ne diffuse que du sport, ou presque, mais par pour elle

Ptisa évoque son émission favorite: La grande librairie 

Mamie Dany aime regarder les jeux à la tv et son Chat, Grizy aussi manifestement !

SwettyLux aime ces moments tranquilles, seule devant la télé, même si pour elle, c'est souvent séries sur pc

Anuyka nous raconte ses habitudes télévisuelles et choisies

Despe, la reine de la série, nous dit lesquelles elle ne loupe pas en ce moment

DameVivie  dévoile sa sélection hétéroclite

Wondermômes      raconte Once Upon a time       

Zaza se demande ce que va devenir notre cher râteau

Maman Calimero évoque les séries qu'elle suit, notamment Revenge

MamySoren commence à apprécier l'univers des séries

Pilisi craque pour "Scènes de ménage"

Maripolmi aime la télé aux programmes choisis

La semaine dernière, c'était Déco chez les blogueuses du lundi

et la semaine prochaine, chez Zaza et chez moi, il sera question de chanson? qui écoutez-vous? quels titres, quels chanteurs rythment votre vie

 

 

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De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances

21 Février 2016, 09:05am

Publié par Alice

C'est le 14 février et évidemment je suis archi gâtée.

Il fait très froid, mais la pluie nous épargne enfin alors c'est parti pour la grande balade en bord de mer. Les Blonds patinent et la crise d'asthme d'Octave nous fait renoncer à nos petits fours sucrés.

Je dévore en une poignée de minutes ce court roman d'Annie Ernaux dont je retiens cette fin : "Quand j'étais enfant, le luxe, c'était pour moi les manteaux de fourrure, les robes longues et les villas au bord de mer. Plus tard, j'ai cru que c'était de mener une vie d'intellectuel. Il me semble maintenant que c'est aussi de pouvoir vivre une passion pour un homme ou une femme."

De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances

15 février, nous partons nous balader à Rouen ; c'est si rare d'y être à quatre... Ernest veut tout découvrir : la cathédrale, l'église Saint Maclou, ils rêvent de monter dans le Gros Horloge mais il est trop tard.

De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances

16 février. J'ai laissé un Blond chez son oncle, avec le Second, nous y allons très doucement avec une grasse matinée, un petit déjeuner/dvd au lit, et une grande balade sous le soleil.

De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances

17 février. Echange de Blonds avec une balade en bord de mer. Mais c'est quoi ce vent du Nord glacial qui nous pousse à manger une crêpe accompagnée d'un chocolat chaud?

De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances

18 février. Rouen nous revoilà ! Et cette fois-ci nous montons tout en haut du Gros Horloge pour savourer la vue.

Le soir c'est retrouvailles de Blonds.

De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances

19 février. Je termine un roman que j'ai vraiment beaucoup aimé, L'Epoux photographie ma coiffure que je maîtrise plutôt bien et réalise par la même un portrait de moi que je trouve superbe (hé oui, ça arrive !)

Les Blonds préparent des cookies, et j'aurais surement dû surveiller le mélange de la farine/levure parce que les petites boulettes acides nuisent un peu au goût agréable!

De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances

20 février. Là je sens bien que la fin de la semaine de vacances arrive. Les rêves et cauchemars reviennent.

Direction la bibliothèque, le grand magasin pour remplacer les chaussres trouées par les kilomètres de patinette et pique-nique (= apéro) avec les Blonds. Je tente une recette de cheese nans. Ils se sont régalés même si je les trouve légèrement loupés.

Aujourd'hui, je paie ma procrastination. J'ai un cours à préparer, des devoirs sur table, des mails à rédiger, un paquet de dissertations à finir de corriger. Et puis il y a les devoirs, les cheveux des Blonds à couper, un placard à vider... et l'envie de ne rien faire...

De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances
De Rouen, des embruns, des pages : ce sont nos vacances

Les autres participations, vous les retrouverez chez VirginieB ce dimanche.

Et demain, on se retrouve avec un thème commun à ceux qui le souhaitent : la télé ! et là votre inspiration est la bienvenue puisque je ne la regarde pas !

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Ma coiffure chic et rapide du moment

19 Février 2016, 15:31pm

Publié par Alice

Je ne suis pas du genre de celles qui se font un brushing tous les matins. Encore moins de celles qui appliquent des litres de produits sur les pointes.

Et pourtant, on me vante sans cesse la beauté de mes cheveux, d'autant plus depuis que je les laisse pousser. Prendre cette décision, c'était prendre également celle de m'en occuper davantage, de laisser tomber les chignons mal et vite faits ou les queues de cheval enfantines... en fait, j'avais envie de coiffures plus élaborées qui m'auraient (enfin) donné une allure.

Avant de découvrir Pinterest, j'ai testé quelques bidouilles, et celle que je vous montre aujourd'hui est de loin la plus rapide et la plus efficace. J'ai même dû l'enseigner à mes stagiaires (je n'en reviens toujours pas que mes jeunes et jolies élèves puissent apprendre quelque chose de moi en matière d'esthétisme).

Bref, je vous montre :

 

D'abord il faut brosser les cheveux (et croyez-moi, ça c'est aussi nouveau comme découverte ! )

Ma coiffure chic et rapide du moment

Ensuite prendre deux mèches assez fines de taille égale, de chaque côté du crâne.

Les enrouler sur elles-mêmes à l'aide de vos doigts.

Ma coiffure chic et rapide du moment

Les nouer ensemble à l'aide d'un élastique. Peu importe s'il est laid, on ne le verra pas.

Faites bien attention de ne pas attacher aussi les petits cheveux du milieu.

Ma coiffure chic et rapide du moment

Ensuite, prendre une mèche du dessous pour la faire passer au dessus de la demi-couette.

Ma coiffure chic et rapide du moment
Ma coiffure chic et rapide du moment
Ma coiffure chic et rapide du moment

Assurez-vous que tous les cheveux sont bien rentrés en dessous.

Ma coiffure chic et rapide du moment

Et voilà le résultat ! Perfectible bien sûr  (à l'aide de laque, barettes...) mais pour moi ça tient ainsi.

Ma coiffure chic et rapide du moment
Ma coiffure chic et rapide du moment
Ma coiffure chic et rapide du moment

J'aime aussi le côté moins lisse et imparfait de la fin de journée.

Ma coiffure chic et rapide du moment

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Laisser faire et encourager

18 Février 2016, 09:10am

Publié par Alice

Laisser faire et encourager

"Attention non! C'est trop haut /bas / petit / dangereux !"

Maman cool ou Maman poule?

 

Lorsque les Blonds étaient petits, je balisais un peu les terrains (coins de table, objets au sol...) mais à présent, ils ont une bonne connaissance de leurs possibilités, de la souplesse de leur corps et je les laisse faire (je ne parle pas de L'Epoux qui les couve comme des poussins).

C'est eux, finalement, qui m'ont donné confiance en eux. Ils ne prennent pas de risques démesurés, sont prudents. Je les observe et les vois tenter la vitesse / le saut, je les vois mesurer les risques...

Chacun dans un style différent, avec des capacités différentes, ils expérimentent. Quelquefois je les encourage, les poussant même à prendre plus d'assurance, se faire un peu plus confiance (Octave refuse d'apprendre à faire de la bicyclette);

Parce que finalement, je pense sincèrement que le manque de confiance en soi est l'obstacle le plus handicapant pour bien grandir. Alors, mes craintes, je les range au fond de ma poche, et ce que je m'efforce de leur apporter c'est l'audace : de croire en soi, d'oser prendre des risques réfléchis et mesurés, et surtout tenter avant de renoncer...

Et cela, je pense que c'est tellement un truc qui peut te faire passer à côté de ta vie, que c'est vraiment ce que je m'efforce de dire et répéter à ceux que j'aime ou ceux que j'accompagne professionnellement.

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Ta façon d'être au monde, de Camille Anseaume (+ interview)

17 Février 2016, 08:38am

Publié par Alice

Ta façon d'être au monde, de Camille Anseaume (+ interview)

Je ne sais pas si vous connaissez la théorie des 6 poignées de main ou 6 degrés de séparation, mais en gros, chaque personne peut être reliée à un autre, à l'autre bout du continent, grâce aux chaines individuelles de connaissances.

Il a fallu deux personnes pour "rencontrer" Camille et que ma boîte aux lettres abrite son livre quelques jours plus tard. J'ai lu, et aimé. Tant que je ne pouvais pas rater l'occasion de poser "pour de vrai" les interrogations que j'avais en tête ; Camille a très gentiment accepté de se prêter au jeu des questions/réponses (je n'oserais pas évoquer l'interview tant je ne maîtrise pas l'exercice).

Résumé éditeur:

Elles sont amies d’enfance. L’une est inquiète, rêveuse, introvertie ; l’autre est souriante, joyeuse, lumineuse. Ensemble, elles grandissent, découvrent la vie, l’amour. Jusqu’à ce qu’un drame bouleverse le monde qu’elles se sont bâti... Un roman poignant sur l’amitié, le deuil, et sur ce point de bascule irréversible qui sonne la fin de l’insouciance.

Le livre se divise en deux parties égales : la première évoque l'enfance et l'adolescence de "Elle", le personnage principal, que l'on pourrait penser en souffrance depuis son plus jeune âge. La difficulté d'exister, d'être, de porter ses maux existentiels et en chercher les causes.

C'est un personnage sensible et émouvant. Son regard sur le monde est par moments bouleversant et on se demande comment on peut "tenir" si jeune avec de si grosses fragilités, ce besoin excessif du contrôle. On s'indigne parce que la situation, à plusieurs reprises, est alarmante, et comment la mère est passée à côté de la souffrance de son enfant.

Comment peut-on vivre si jeune (et si mal) avec une si grande conscience de la mort?

A la moitié de l'ouvrage, le "Elle" devient "Je" , "la petite fille" devenue grande s'affirme avec son propre pronom personnel, même si le récit devient moins introspectif. C'est l'âge des relations aux autres plus affirmées, l'âge de l'indépendance et de la liberté.

C'est un roman sur la difficulté de s'aimer soi-même, et le danger de s'aimer à travers le regard et la présence de l'autre. Que peut-on apporter à l'autre quand on pense n'avoir rien à offrir? On s'interroge aussi sur les liens de l'amitié d'adolescence : pourquoi on se choisit? parce qu'elle est celle que l'on aimerait être? est ce que l'amitié se teinte inévitablement de la couleur du désir : de ce que l'autre est? de ce qu'il représente pour nous.

Peut-on se perdre dans une amitié aux attentes inégales?

C'est un roman d'apprentissage, où les expériences font grandir et dévoilent un monde où les illusions n'ont plus leur place (comme cet épisode où les deux petites filles vont vendre un carton de Barbie pour financer leur "fugue", peu conscientes du prix qu'elles peuvent en exiger. Un acheteur les leur prend pour 5 euros le tout, et elles retrouvent le contenu du carton ( des dizaines de Barbie et accessoires) sur son étal, à 5 euros l'article.

Et puis il y a ce jour où la vie prend un virage, où le drame interrompt l'insouciance pourtant vaguement trouvée : où la mort fauche en plein vol la vie du groupe d'amis et l'amitié devient un rempart contre le vide, une sécurité contre le vide qui naît de l'absence de l'autre.

La chute, est tout aussi brutale que pourrait l'être celle d'une nouvelle, brutale mais quelque part prévisible dans inconscient du lecteur. La relecture du roman inviterait à retrouver les indices qui amènent à la révélation et à son issue.

Ta façon d’être au monde est un beau roman avec des personnages forts, que l'on n'oublie pas. L'écriture est belle, une génération s'y retrouvera sans aucun doute, dans les détails, dans les sentiments.

Camille Anseaume est assurément une auteure que l'on aura envie de retrouver et dont les histoires transportent au plus profond de nos souvenirs, autant qu'au plus profond de nos sentiments.

"Tu souris et je me dis voilà ce que j'aurais aimé te répondre. Elle a les mots que je ne te dis pas. J'envie l'élégance avec laquelle elle et Emilie endossent les habits du deuil, le naturel de leur posture.

Comme moi, Emilie parle peu depuis quelques jours, mais nos silences ne sont pas les mêmes. Le sien a quelque chose de fluide et de doux. Il est sa réponse discrète, sa communions silencieuse. Le mien bourdonne à mes oreilles comme un acouphène rempli du brouhaha de tout ce que je tais."

Questions à Camille Anseaume :

Ta façon d'être au monde: un roman d'amitié? d'apprentissage? Comment le qualifieriez-vous?
C’est difficile de qualifier son propre livre, parce que cela suppose d’être très au clair sur l’intention portée devant le lecteur. Or, ce qui me fascine dans cette aventure qu’est l’écriture, c’est justement l’appropriation que fait le lecteur de ce qu’on lui met entre les mains. Il y a mille livres à l’intérieur d’un livre, parce qu’il y a mille façons de le recevoir, de le comprendre. Dans les retours que j’ai, certains me parlent de l’histoire d’amitié, d’autres de l’évolution de la narratrice, d’autres du deuil. Les lecteurs ne retiennent pas tous la même chose, comme si l’histoire s’adressait à eux de différentes façons, selon leur histoire, leur sensibilité.

L'utilisation peu conventionnelle des pronoms personnels et de la désignation des personnages vous est apparue comme une évidence?
Oui, complètement. Je n’ai pas eu à cœur de faire quelque chose d’original, je n’avais d’ailleurs pas conscience que ça l’était tant que ça. J’ai écrit d’abord la deuxième partie, puis la première. Quand j’ai commencé à traiter de l’enfance de la « narratrice », le « elle » est venu tout seul, parce que cette femme, dans l’enfance, n’était pas « dans son corps ». Elle n’était pas incarnée, elle ne pouvait pas parler d’elle à la première personne du singulier. Elle parle d’elle quand elle était enfant avec une telle distance que le « elle » s’est imposé. Le « tu », lui, ne change pas. Tout le livre s’adresse à la même personne, l’amie d’enfance, que l’on découvre grandir. J’ai été étonnée que parfois les gens soient autant décontenancés. Je comprends qu’il faille un peu de temps pour s’habituer à cette narration, mais c’est finalement assez simple : dans la première partie, une voix s’adresse à quelqu’un, un « tu », pour lui raconter son enfance, et en particulier son amitié avec une petite fille. Puis, dans la deuxième partie, c’est cette petite fille devenue grande qui prend la parole, et continue le récit.

Quand vous avez commencé l'écriture de ce roman, aviez-vous en tête la chute?                               Pas du tout. C’était hyper étrange. Pour différentes raisons, j’ai mis beaucoup de temps à achever ce livre. Je n’avais aucune idée de la fin. Et un jour, j’ai tout relu, et je suis tombée de ma chaise. C’est comme si mes personnages m’avaient caché quelque chose, et que je venais de le réaliser, brusquement. Comme si la chute était déjà pré-écrite, mais que je ne le savais pas encore. Il y avait des indices partout, et pourtant je n’avais rien vu. Vraiment, ce n’est pas moi qui ai écrit la fin, mais mes personnages qui ont fait leur vie tout seuls.

J'imagine qu'il y a une part d'autobiographie dans le roman, au-delà du fait que la première partie du récit est l'abandon progressif des illusions, est-ce que vous vous reconnaissez dans cette petite fille en souffrance?
Cette petite fille a des choses en commun avec moi, comme par exemple une inquiétude sur le temps qui passe, une nostalgie très forte, à un stade très précoce. Le temps, c’est un thème qui m’habite complètement. Alors je me suis inspirée de mes sensations, bien sûr, mais j’ai aussi forcé le trait.

Vous connaissez inévitablement mieux vos personnages que les lecteurs. Est-ce que vous avez le sentiment d'avoir "fait le tour" des émotions du personnage principal?                                                  Ce personnage m’échappe en partie, pour la bonne et simple raison qu’elle s’échappe en partie à elle-même. Et puis je n’ai pas voulu dresser un portrait psychologique complet, j’ai voulu livrer des morceaux d’elle, assez épars, pour rendre compte justement de son aspect « dispersé ». J’ai voulu qu’elle reste floue, comme une silhouette, parce qu’elle se sent dans la vie floue, comme une silhouette.

Quand vous avez commencé l'écriture de ce roman, aviez-vous en tête la chute?                                      Pas du tout. C’était hyper étrange. Pour différentes raisons, j’ai mis beaucoup de temps à achever ce livre. Je n’avais aucune idée de la fin. Et un jour, j’ai tout relu, et je suis tombée de ma chaise. C’est comme si mes personnages m’avaient caché quelque chose, et que je venais de le réaliser, brusquement. Comme si la chute était déjà pré-écrite, mais que je ne le savais pas encore. Il y avait des indices partout, et pourtant je n’avais rien vu. Vraiment, ce n’est pas moi qui ai écrit la fin, mais mes personnages qui ont fait leur vie tout seuls.

A quel moment vous, en tant qu'auteur, avez eu la sensation d'avoir achevé la rédaction?              Dès que j’ai trouvé la chute. Dès que je l’ai démasquée, plutôt. Au moment précis où j’ai compris ce que mes personnages me cachaient, tout est devenu clair. Ca a été le vrai point final. Sur le reste, je n’ai pas cette névrose de l’ « inachevé ». Sans doute parce que je suis pleinement consciente que tout est perfectible, toujours, et que ce serait très présomptueux de rendre un texte en estimant qu’il a atteint cette perfection. Ce qui me tient à cœur, c’est de le livrer au moment où j’ai l’impression que j’ai dit ce que j’avais sur le cœur, que j’ai fait passer mon message. Je crois aussi que je n’aime pas les choses trop propres, parce qu’elles perdent de leur aspérité. Peut être que c’est une excuse de feignasse, mais je pense qu’il ne faut pas trop revenir sur ce qui a été écrit, du moment que ça « sonne juste » pour soi, c’est à dire du moment que le propos est sincère, transparent.  

 

 

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Décorer dans les détails

15 Février 2016, 10:55am

Publié par Alice

J'adorerais avoir une maison rangée, organisée, et pourquoi épurée.

J'adorerais avoir un grand tapis douillet dans le salon,

J'adorerais enduire les briques de la cheminée de je ne sais quoi pour la rendre plus moderne,

 

J'ai le projet de vider leurs chambres de tous ces jouets auxquels ils ne jouent pas (c'est-à-dire tous), de faire poser une cuisine aménagée et de virer la baignoire pour installer une douche,

 

Je rêve d'une extension à la cuisine parce que c'est sûr, on ne pourra pas être quatre, dont deux ados, autour de la table,

Je rêve aussi de virer le carrelage glissant dans le jardin ( qui est le même que celui du rez-de-chaussée de la maison) pour un revêtement plus esthétique et moins dangereux,

 

Entre désirs et réalité, la décoration est plutôt anarchique, aléatoire, inégale avec de jolis coins, des détails qui me plaisent mais un ensemble disparate de tas de livres, de papiers, jouets, vêtements, disposés partout dans la maison.

 

Je n'envie pas certains blogs où la vie domestique semble idéalement figée dans une décoration parfaitement tendance (le scandinave a le vent en poupe me semble-t-il). J'admire, mais je sais que cette décoration, ces univers si léchés ne seront jamais pour moi, pour nous parce que finalement ils ne correspondent pas aux cris des Blonds, à ces bagarres de coussins, aux dessins sur les murs d'Ernest, à ces piles de vêtements qui attendent d'être rangés...

 

Et chez vous, la décoration, c'est une grande passion?

Chez Swettylux c'est vintage bidouillé main

Pour MHF c'est rouge/blanc/bois

Ptisa crée, fabrique et tente d'optimiser les espaces

tOrtue a une superbe déco à base de ... tortues !

Despe a des idées plein la tête.

DameVivie crée des décos de fête

Labonoccaz rêve de zen attitude

Mamy Soren craque pour le shabby (et je découvre le mot)

Mamie Dany accumule et mélange les genres

Pour Wondermomes, c'est scandinave

Zaza est l'ambassadrice du joli vintage

Zoup organise ses rêves pour sa maison à venir

 

C'est le thème de ce lundi chez Zaza et chez moi. Pour retrouver les autres participations, c'est sur le groupe FB, en attendant la mise à jour du post, comme celle de lundi dernier à propos d'amour

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Nos Saint Valentin

14 Février 2016, 13:45pm

Publié par Alice

Nos Saint Valentin

La Saint Valentin une fête commerciale ? oui bien sûr !

Pas besoin d'attendre le 14 février pour se prouver notre amour ? Vous prêchez une convaincue !

Pourtant... j'étais bien contente ce matin, comme tous les 14 février matin depuis 10 ans, de déballer mon paquet cadeau, et plus encore, quelques jours avant, de préparer le sien.

Et puis, au-delà de la fête commune à tous les amoureux du monde, le 14 février, c'est notre fête à nous, en tant que parents, puisque pour les deux Blonds, la date de conception était... la Saint Valentin !

Nous aurions voulu le faire, nous n'aurions jamais réussi... Leur naissance n'a ensuite plus grand chose à voir avec le hasard puisque les deux sont nés par césarienne programmée, et l'obstétricien ne programmait cet acte que le vendredi. Donc, de peur que les contractions ne débutent avant l'acte chirurgical, la première naissance a été programmée le vendredi 7 novembre et trois ans après le vendredi 4 novembre 2011.

Et voilà comment on crée l'histoire dans l'histoire du récit de leurs naissance, voilà comment nos Saint Valentin futures seront toujours liées à nos enfants. Et, inévitablement, chaque année, nos proches nous demanderont si celle-ci sera celle qui marquera la conception du troisième Blond.

 

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