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De l'autre côté du miroir d'Alice

Le bâton, la carotte, le point rouge et le point vert

3 Avril 2014, 07:56am

Publié par Alice

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Le chemin vers l'âge de raison peut sembler si long quelquefois... J'avais déjà évoqué l'an passé l'histoire de la chenille du comportement. Contre-productif pour beaucoup d'enfants car stigmatisant, Octave lui avait adoré le principe. La gagne, toujours la gagne...

Sa passion pour les chiffres le pousse à toujours vouloir évaluer, noter, mesurer, comptabiliser. Y compris son comportement.

Nous passons pourtant des heures à lui expliquer le pourquoi du comment : pourquoi on ne doit pas répondre à sa maman, pourquoi on ne doit pas frapper son frère même pour répondre à une attaque, pourquoi on ne doit pas hurler quand les parents refusent un dessin animé, la tablette...

Mais je me suis rendue compte que ce qui est efficace c'est qu'il visualise le seuil critique à ne pas dépasser. Ce matin par exemple, avertissement 1: grogner quand je lui demande de mettre ses chaussures, se moquer de moi quand je commence à m'énerver. Avertissement 2: son frère sur sa draisienne qui s'arrête pour monter dans la voiture, Octave le pousse. Le frère tombe.

J'ai grondé. Recadré. Au troisième avertissement que j'ai eu l'idée d'appeler "point rouge" de la journée, il n'ira pas à l'anniversaire auquel il est invité samedi. 

Et là mon Grand Blond est devenu méconnaissable : serviable, poli, obéissant comme jamais aucun matin. Fier d'annoncer aux dames de service qu'il ne devait pas avoir un autre point rouge, qu'il avait envie d'aller à l'anniversaire de son copain.

Il cherche à comprendre (de manière mathématiques toujours) ce que ça implique si il gagne un vert, si ça annule un rouge. A partir de quand (en nombre d'heures) on peut supprimer un rouge , quand on allait remettre les compteurs à zéro etc etc.

Je crois que je me suis embarquée dans un truc un peu lourd mais le connaissant, je sais que c'est vraiment le genre de "règle de comportement" qu'il attend de nous. Je vais donc créer un joli tableau avec chaque jour de la semaine, une colonne verte, une colonne rouge et voir qui s'y tient le plus...

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Fallait que je le dise

1 Avril 2014, 20:10pm

Publié par Alice

J'avais envie de partager avec vous un texte écrit ce soir à Monsieur Le Président de la République. Faute d'avoir un véritable relais médiatique national (et pourtant notre mission est bien loin d'être locale), je ressens ce soir le besoin de faire entendre ma colère et mon indignation :

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"Monsieur le Président

Je me permets de vous transmettre mon indignation, mon incompréhension qui va bien au-delà de la situation professionnelle dans laquelle je me trouve, moi et mes collègues, moi et mes stagiaires aujourd'hui.

J'enseigne dans un institut de formation qui accueille majoritairement des jeunes issus de tous les départements d'Outre-mer, en situation de précarité (familles monoparentales, parents au chômage) recrutés donc sur critères sociaux. Ils arrivent donc chez nous, dans le Nord de la France, au prix de gros sacrifices familiaux notamment. Nous les accompagnons durant 9 mois vers la réussite professionnelle par le biais de la préparation aux concours (mais aussi formations diplômantes car nous avons su évoluer) 80 % de réussite. Des jeunes qui parviennent à combattre le triste sort qui les guettait en restant dans leurs départements.

9 mois, 1 an, 3 ans voire des dizaines d'années après nous recevons des témoignages, des visites de ces jeunes devenus professionnels infirmiers, assistants de services social, aide-soignants, gardien de la paix... Cela fait 35 ans que l'Institut contribue à ces réussites et 15 ans pour ma part que je suis fière de ma mission, d’œuvrer pour les jeunes de mon pays.

En 2010, sous la présidence de Sarkozy les crédits ont été amputés (prétextant une mauvaise ligne budgétaire). JAMAIS notre mission, JAMAIS nos résultats et notre utilité n'ont été remis en cause (après visite de l'IGAS il y a 7 ans). Juste une histoire de ligne budgétaire. Nous avions tant espéré en la justice sociale incarnée par la gauche, tant espéré de vos discours sur la formation professionnelle, la jeunesse...

3 ans, quasi 4 après, rien n'a été fait, rien n'est proposé. Il est certain que faute de solutions, nous fermerons en juin, laissant 50 salariés dévoués à une cause presque plus qu'à leur métier, laissant des centaines des jeunes dans l'espoir d'intégrer notre Institut.

Je ne comprends pas dans quelle France nous leurrons ces jeunes sur la foi que l'Etant porte en eux (plus de 200 ultramarins accueillis chaque année en plus des normands bien sûr), quel avenir, quelles promesses d'ascenseur social leur offrons nous? Si même l'Etat n'estime pas que cela vaille peine de se battre pour leur avenir?

Très égoïstement, très lucidement, j'ai peur pour mes enfants.

Je suis abasourdie par le mépris avec lequel on considère leurs chances d'avenir. Je n'imaginais pas non plus que l'Etat soit aussi maltraitant avec les salariés (nous sommes soit fonctionnaires soit employés en contrat de droit public dans un GIP) qui ont servi noblement sa cause.

Aujourd'hui le 1er avril, je m'apprête à quitter dans une poignée de semaines, peut-être la dernière promo. Plus de 300 stagiaires attendent "à notre porte" en septembre. En septembre nous, salariés, serons à la porte de Pôle Emploi, remerciés pour nos "bons services" sans que nous ne comprenions en quoi nous sommes désormais inutiles à ces jeunes qui refusent le RSA, qui refusent la misère et qui sont prêts à tant de sacrifices pour s'en sortir.

J'aimerais enfin conclure Monsieur le Président, en vous précisant qu'au lieu de chercher des solutions qui n'existent pas encore, faites le point sur ce qui existe déjà et ce qui fonctionne. Il est certainement beaucoup plus efficace de mettre quelques milliers d'euros dans le fonctionnement de notre Institut que dans le paiement mensuel de centaines de RSA ..."

Si vous qui passez par là pouvez nous aider de quelque manière que ce soit en relayant notre indignation, c'est avec plaisir que je répondrai à vos questions.

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Des ongles bien vernis

31 Mars 2014, 19:15pm

Publié par Alice

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Comme beaucoup d'entre vous, j'ai cédé à l'appel des vernis colorés, bien qu'hormis le rouge et ses nuances ainsi que le le transparent et fushia je ne suis pas bien originale. Dior, YSL, Chanel, OPI, Essie, Bourgeois... je crois avoir tout essayé, ou presque, mais rien ne tient vraiment. Je m'occupe de la maison, je me sers de mes mains pour les tâches (corvées) quotidiennes et en quelques heures, ça s'écaille. Or le vernis doit être parfait ou ne doit pas être. 

Dans une vie sans enfants j'aurais le temps de chaque jour remettre un peu de couleur, de chaque jour changer en fonction de la tenue. Mais dans cette vie, je vernis le soir et je frotte au dissolvant, dépitée, le lendemain.

Alors il y a quelques mois j'ai tenté le vernis semi-permanent, 3 semaines de tenue. C'est une sorte de gel, un polymère acrylique pigmenté. La dame applique plusieurs couches, que je fais sécher entre chaque couche sous une lampe à UV. Le résultat est bluffant car super parfait. Les couleurs sont belles, la tenue est exceptionnelle comparée à un vernis classique.

Le hic parce que rien n'est jamais parfait, c'est le prix. 30 euros pour trois semaines. Occasionnellement ça irait. Mais je suis devenue addict ! Quand les ongles poussent, la démarcation entre l'ongle naissant et l'ongle verni devient importante. Quelques millimètres disgracieux. Or, il faut soit que je tente d'enlever le vernis toute seule (et là c'est pas facile facile car je gratte l'ongle et le dédouble), soit que je retourne voir la professionnelle. 5 euros pour enlever le gel. Et si je fais enlever gel, j'en fais remettre évidemment.

Donc budget conséquent pour quelque chose de futile. Je dois trouver la solution pour arrêter la machine infernale mais c'est vraiment trop joli. Tandis que certaines consacrent de l'argent pour se faire dépoiler, moi c'est pour corriger les copies en admirant le bout de mes doigts et aussi me les faire admirer, car mes stagiaires l'ont toutes remarqué, et cela me flatte !

Et à l'approche de l'été et des mains un peu hâlées, je pense que l'addiction ne va pas cesser de suite...

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365 photos du quotidien #13

30 Mars 2014, 13:38pm

Publié par Alice

83/ On reprend la semaine sans grand élan, avec des restes de biscuits maison et de fleurs épargnées par Ioda. La motivation a dû rester quelquepart dans mon cartable oublié à la maison 2 jours sur les 5. Que c'est rageant de passer des heures à corriger le soir et ne pas pouvoir ressentir le soulagement de rendre les copies à leurs propriétaires le lendemain!

84/ En admiration par le dessin d'après nature vivante d'Octave. Une poule dans la classe, vous pensez, ça valait le coup de se donner de la peine !

85 / Un gros câlin du matin. Même si les mercredis matins avec les petits sont souvent plus fatigants qu'une matinée au boulot, les moments doux valent tous les cris du monde.

86/ Jirô Taniguchi, Quartier lointain; voilà avec quel album on m'a conseillé d'entrer dans l'univers du manga. Pari réussi. Quelle belle lecture!

87/ Timming trop serré malgré les efforts d'organisation, Ernest et moi avons raté de peu le défilé du carnaval de l'école. J'ai promené un petit dragon dans la ville, imaginez comme il a fait fureur.

88/ Samedi tranquille, week-end sans L'Epoux qui lui travaille. Comme toujours Ioda a trouvé une place stratégique pour éviter le bain forcé sans rien louper.

89/ Des fois je me demande si je ne suis pas maso. En plus du changement d'heure, je me suis mise aux fourneaux tôt le matin pendant que les Blonds se battaient au salon. Tarte aux poivrons, tarte au citron meringuée loupée (encore une fois la mauvaise tenue était dûe à la pâte sablée de mer** Carrefour). Nous avons profité de la douceur du matin pour faire les fous au jardin d'enfants sur la plage.

       

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Et toutes les participations chez Virginie, comme toujours.

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Mauvais genre, de Chloé CRUCHAUDET

27 Mars 2014, 20:25pm

Publié par Alice

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D'après La garçonne et L'assassin de Fabrice VIRGILI et Danièle VOLDMAN

(prix Fauve d'Angoulême 2014 - Prix du public Cultura)

Editions Delcourt / Mirages

Reçu grâce à Masse critique de Babelio.

 

Au premier coup d'oeil, énorme coup de coeur pour la couverture. Cet album m'a été présenté lors d'un RV "lectuure de bulles" à la médiathèque.

Au-delà de l'histoire qui est terriblement fascinante, j'ai vraiment aimé la mise en page des vignettes qui sont estompées et non rigoureusement et uniformément cadrées. 

Le trait de crayon (un peu comme un fusain) est parfait, seul le rouge contraste avec le noir et blanc. Les pages deviennent plus sombre lorsque l'histoire devient tragique.

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L'histoire justement... Paul et Louise se rencontrent, s'aiment et se marient jusqu'à ce que la guerre emmène arrache le jeune marié à son épouse pour le conduire dans les tranchées. L'horreur des obus, des camarades écorchés vifs moralement, physiquement... Paul déserte et est forcé de se cacher pour ne pas être jugé.

Enfermé entre 4 murs, les souvenirs et l'envie de liberté ne lui laissent guère de répit. Un soir, il enfile la robe de Louise et part s'acheter une bouteille de vin. Il l'a la solution pour respirer, être libre. Amoureuse et dévouée, son épouse lui trouvera un travail dans l'atelier de couture qui l'embauche et c'est la naissance de Suzanne, qui apprendra tout de l'art d'être une femme, l'élève dépassant le maître.

Grisé(e) par le risque, la liberté et la possEsssion d'une identité neuve, et féminine, Paul/Suzanne va découvrir le Bois, cet espace de liberté sexuelle. Louise, femme aimante, suivra et accompagnera son époux jusqu'au jour où l'absolution accordée aux déserteurs lui fera retrouver une identité masculine qu'ils ont cru libre.

Il y est question de destruction, de folie, de celle du dédoublement de personnalité, de celle générée par les souvenirs de cette Grande Guerre mais aussi d'une époque (les années folles). Cet album c'est celui de l'identité, celle qui se cherche, celle que l'on souhaite. 

Une BD très sombre et fascinante.

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La tarte choco-bananes

26 Mars 2014, 07:37am

Publié par Alice

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Une recette ultra simple, ultra régressive (oui, associer le chocolat et la banane me fait revivre des souvenirs lointains, une tante appelée "tata banane" parce qu'elle était généreuse sur le fruit). Bref, j'ai réalisé cette recette en duo, avec Rougail Mangue, ayant longtemps hésité entre celle-ci et la tarte à la banane.

Il vous faudra donc: une pâte sablée (n'achetez pas celle de Carrefour qui est certes délicieusement vanillée mais qui s'émiette à la cuisson comme la mienne), une tablette de chocolat, 100 grammes de beurre fondu, 100 grammes de sucre, 2 oeufs et 4 bananes.

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Faire fondre le chocolat et le beurre. Ajouter le sucre. Une fois que cela a refroidi, ajouter les oeufs un à un .

Après avoir  précuit la pâte, étaler l'appareil au chocolat et disposer soit en lamelles, soit en rondelles, les bananes.

Faire cuire 30 minutes à 180°c. Réserver au frigo, à déguster le lendemain.

Vous voyez, c'est hyper facile, on peut le cuisiner avec des enfants et ça a le mérite aussi d'utiliser les bananes qui sont trop mûres. C'est délicieux, je crois en revanche qu'il ne faut pas s'amuser à compter le nombre de calories à la bouchée.

C'est une recette venue en direct de la Réunion et j'adore qu'on me transmette des recettes familiales...

 

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Etre lectrice et devenir jurée?

25 Mars 2014, 05:30am

Publié par Alice

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Des mois que je n'achète plus le Elle, et vendredi, je ne sais quel instinct m'a poussée à le prendre en kiosque. J'ai bien fait, entre deux pages, j'ai découvert ce formulaire. C'est un signe : des années que je n'ose jamais le remplir et pourtant j'en rêve!

Lire, lire, et lire, découvrir des auteurs (oui je sais qu'il y aura des romans passionnants et d'autres soporifiques que je ne parviendrai pas à finir) mais je vais peut-être réaliser un de mes rêves et acquérir enfin assez de confiance en moi pour parler de ces centaines de pages lues.

Parce que je lis. Beaucoup et beaucoup. Trois livres par mois en moyenne que je n'évoque pas tout le temps ici mais dont il me plait de plus en plus de partager les avis sur Babelio notamment (j'y suis Alicej) ou avec les libraires et lecteurs (coucou Magda si vous passez par là!) de ma bibliothèque.

Ce questionnaire en lui-même est un gros travail de réflexion, de choix et donc de sélection. Je voudrais tant que ça marche... et que celles que j'ai entraînées dans mon élan soient sélectionnées pour nous (re)trouver lors d'une grande soirée parisienne : Anyuka, Zaza, Lily...

Allez, vous croiserez un peu les doigts pour nous? (à moins que vous tentiez aussi votre chance, plus on est de folles...)

 

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Dans notre (bout de) jardin

24 Mars 2014, 12:03pm

Publié par Alice

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Sur ce petit rectangle de pelouse, ainsi que dans les bordures, les hommes sont rois.

Les Blonds sont passionnés par leurs occupations respectives.

Le Grand cherche sans cesse des bestioles: vers de terres (à montrer aux copines effarouchées c'est mieux), escargots, fourmis. De nombreuses boîtes en plastique aux couvercles percés et aux fonds parsemés d'herbes, de fleurs attendent leurs locataires.

Le Petit creuse, remplit et vide des seaux de terre dans le chemin. Il gratte aussi bien sûr la terre, la jette partout.

L'été ils se mettent d'accord pour chiper les framboises et les fraises.

Le Grand Chef du bout de jardin c'est L'Epoux, c'est lui qui gère les occupations, dirige les manoeuvres, gronde, redistribue les outils, indique où creuser, où planter, quels pissenlits déloger. Jamais une graine n'est plantée sans son accord. C'est lui qui sait. C'est lui qui emmène femme et enfants chez le pépiniériste pour que chacun choisisse ses "bébés" à chouchouter: fleurs multicolores, fruits, plantes aromatiques. On a tous nos préférences.

Et Moi Zaza? Je suis la Maman des fleurs. Je les choisis avec attention, regarde pousser celles que l'on m'a offertes et auxquelles je tiens (Virginie, le camélia du mariage se porte comme un charme), refuse de jeter celles que j'ai aimées, regarde avec émotion la vigne vierge s'affoler sur les briques de la façade. Mais, jamais je ne mets les mains dans la terre, la place est déjà bel et bien prise, alors je m'assieds sur un transat et j'observe leur curieux et tendre manège...

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La vérité sur l'affaire Henry Quebert, de J. DICKER

24 Mars 2014, 06:00am

Publié par Alice

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L'histoire est racontée à la première personne par Marcus Goldman, un écrivain qui, après un premier roman au succès considérable, est en panne d'inspiration.

Il quitte New-York pour rejoindre son "maître", Harry Quebert, un professeur de littérature, écrivain au succès national. Alors que des jardiniers viennent planter des fleurs dans le jardin de celui-ci ils déterrent un cadavre. Le cadavre de Nola, une jeune femme disparue dans de terribles conditions 30 ans plus tôt.

La vérité sur l'affaire Henry Quebert c'est un roman dans le roman, une sorte de mise en abyme où il est question de l'acte d'écrire et de vérité romanesque. C'est également un thriller puisque Marcus voulant rétablir la vérité et réhabiliter son ami, devra enquêter pour reconstituer le fait qui s'est déroulé dans les années 70.

Comme point de départ, il y a une histoire d'amour entre Nola, une jeune femme (enfant) de 15 ans et Harry, un écrivain de 30 ans. Criminelle mais sincère, cette relation sera le point de départ de la tragédie qui mènera au meutre de Nola.

Le passé est décortiqué sur une période de trois mois (l'été 75) à travers le prisme de chaque personnage tandis qu'il reste quelques semaines à Marcus pour rédiger son second roman. Les faits et le temps s'accélèrent dans le passé comme dans le présent. Comme une scène qui se jouerait encore et encore sous un angle différent, les névroses de chaque protagoniste façonnent l'histoire, la déforment et dévoilent surtout une autre facette de Nola.

L'énigme se resserre autour d'une dizaine de personnages. Plus leurs personnalités se dévoilent, plus Harry, l'ami de toujours, devient énigmatique. Marcus, quant à lui, fidèle à qui tout réussit en passant à côté de l'essentiel, écoute et note les travers de chacun sans jamais juger. 

Des indices sont semés, l'histoire est revisitée mot pour mot pour nous permettre de les retrouver. Difficile d'en dire davantage sans dévoiler la (ou les) clés(s).

Il y a quelques longueurs, quelques personnages mal construits ou qui, selon moi, ne sont pas indispensables (la mère de Marcus, notamment la caricature de la mère juive). Il y a également une forme de maladresse dans les rapports entre les personnages (l'histoire d'amour Harry/Nola est d'une platitude exaspérante!!!) mais La vérité sur l'affaire Harry Quebert demeure un roman plaisant, qui ne laisse pas le lecteur inactif dans la tentative de résolution.

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365 photos du quotidien #12

23 Mars 2014, 08:37am

Publié par Alice

76 /  Des mois que nous n'étions pas arrivés avant l'ouverture de la porte de l'école. De précieux moments pour faire le plein de câlins et de mots doux pour la semaine.

77/ Passer des heures autour du logiciel pour inscrire les notes, les additionner, féliciter, encourager et s'indigner...

78/ Difficile mercredi matin. De bêtise en conneries, leur ingéniosité n'a pas eu de limites.

79/ Enfin un déjeuner plus serein, en pleine lumière, en amoureux.

80/ Un sentiment de liberté. J'ai terminé ma journée de bonne heure, je suis allée me faire bichonner les ongles. Je rentre, je suis seule jusque 22heures. J'ai ouvert une bouteille de rosé bien frais, allumé la cheminée et terminé mon roman. Tout devient léger.

81/ Réveillée à 10 heures. Tout est plus simple et détendu. Je  tourbillonne dans la maison pour ranger et nettoyer.

82/ De la douceur dans le canapé. Octave nous a fait faux bond puisque préférant Mamie 2 (après Mamie 1 la veille). Je profite de la bonne humeur de mon Petit Blond. Le vent risque de vite tourner, c'est presque trop beau.

Et votre semaine?

 

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Et toutes les autres participants chez Virginie B

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