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De l'autre côté du miroir d'Alice

Le millasson (trop bon)

8 Avril 2014, 18:56pm

Publié par Alice

Bien que n'ayant aucune origine du Sud de la France, j'ai découvert le millasson, spécialité Poitou-Charentaise dans les fiches cuisine du Elle, et c'était la chanteuse La Grande Sophie qui le présentait.

Le millasson c'est donc une recette sucrée à mi chemin entre le far (sans pruneaux) et le flan, tout en étant bien plus aérien. Un genre de recettes que je n'ai pas du tout l'habitude de cuisiner et qui a remporté un vif succès, validé par les papilles gustatives d'Octave (mais il est presque aussi gourmand que moi, alors est-ce vraiment un gage de réussite?)

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Les ingrédients : 6 oeufs, 150gr de sucre, 130gr de farine, 1l de lait entier, 2 sachets de sucre vanillé, 2 cs de cognac (ou fleur d'oranger ou gousse de vanille), 1 noix de beurre, 1 pincée de sel.

 La préparation :Allumez le four à 180°c

Cassez les oeufs en séparant les blancs des jaunes

Mélangez les jaunes avec le sucre, le sucre vanillé et les deux gousses de vanille, le sel, la farine dans un grand saladier. Incorporez peu à peu le lait (et le cognac ou fleur d'oranger si vous avez choisi une de ces options)

Battez les oeufs en neige très ferme et incorporez les délicatement à la préparation au lait.

Beurrez un grand plat rectangulaire familial et versez-y la pâte.

Glissez le au four et laissez cuire 45 minutes environ (1heure pour ma part). Quand on plante le couteau, il doit être sec.

Servez bien frais.

 

Je n'ai pas testé la "vraie" recette donnée par la Grande Sophie car je n'avais pass envie d'y mettre de l'alcool, j'ai donc forcé la dose question vanille.

J'ai été déconcertée au début par les deux couches de matières : un flan en dessous et une texture beaucoup plus mousseuse et aérienne au dessus. Au début cela me semblait anormal (qu'ai-je encore pu louper??) A priori c'est donc normal, car j'ai lu sur le blog de Bernard que pour obtenir cet effet "double couche" il faut bien mélanger sucre et oeufs. Si on souhaite quelquechose de plus homogène, il ne faut pas trop les mélanger.

C'est délicieux, frais. C'est une recette rapide et efficace quand on cherche un dessert qui fera l'unanimité pour une grande tablée. 

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Comme un air de printemps

7 Avril 2014, 10:53am

Publié par Alice

La vigne vierge pousse avec vigueur pour la seconde année sur la façade de la maison / on profite d'un court moment à quatre pour nous rendre chez l'horticulteur et faire nos emplettes / on ose sortir en pull (et prendre le k-way dans un sac quand même) / on reste un peu dénudés dans la maison avec un sans culotte qui a la grande classe / les petits poussins, oeufs et chocolats commencent à apparaitre de toutes parts / y'a des pissentlis et des sourires qui en disent long sur ce bonheur de voir le soleil arriver, la douceur s'installer...

 

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Et faut en profiter parait-il, je viens d'entendre à la radio qu'il allait faire froid demain Zaza!

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La quatorzième semaine

6 Avril 2014, 12:27pm

Publié par Alice

90 / Chaque porte fermée derrière elle est un déchirement. Alors quand elle est seule à maison, elle guette notre retour. J'adore son air faussement surpris. Oui je suis complètement gaga.

91/ 1er Avril. On perpétue la tradition des poissons et quelle joie de tout préparer, d'étreindre les dames de service, de cantine en leur collant dans le dos des surprises. Même la maîtresse de remplacement, toute nouvelle a eu droit à son poisson. 

92 / Mercredi matin le temps s'arrête. Jeu de solitaire pendant que Maman tente de travailler un peu. En vain.

93 / Repos canapé presque forcé. Trop de stress, tous les compteurs à bloc (tension, coeur), peu de sommeil. STOP.

94 / Un rendez-vous ORL prévu de longue date pour Ernest. C'est la fin des diabolos, le retour de la normalité. Espérons que les otites nous épargnent pour les vacances (départ dans un tout petit plus de 10 jours Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii). L'Epoux en a profité pour déposer son matos (guitares) en révision, je me suis baladée un peu dans cet endroit assez inapproprié pour les enfants en l'attendant.

95/ Je dormirai des heures. Du soleil, de la lecture dehors. Une envie de ballerines vite comblée. Je suis fière, le courrier que vous avez pu lire adressé à M. Hollande a été repris ici et a, parait-il, été lu par la nouvelle ministre de l'Outre-mer.

96/ Une recette jamais tentée dans un plat immense et familial alors que nous ne sommes que tous les quatre ce week-end : le millasson. Un flanc assez aérien duquel j'ai supprimé le cognac pour les petits palais.

 

Je vous souhaite à tous une excellente semaine. Elle commencera sur les chapeaux de roue pour nous avec une manifestation mardi...

 

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Et les autres participants chez Virginie B et sur FB

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Découvrir les mangas et aimer

5 Avril 2014, 18:45pm

Publié par Alice

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Des années que les lecteurs me disent d'essayer, que je suis bornée et pleine de préjugés à propos des mangas.

L'été dernier, je voyais bien que je commençais à m'en approcher: je tournais de plus en plus près du rayon BD, je prenais en note des titres, je posais des questions.

Et lors du dernier RV à la médiathèque "autour des bulles" (de BD pas de champagne), j'ai craqué! Sur les conseils avisés de lecteurs de mangas, j'ai débuté en découvrant Jirô TANIGUCHI et les deux tomes de Quartier lointain.

Un véritable coup de coeur. Même si au premier coup d'oeil les dessins m'ont fait penser aux dessins animés que je détestais regarder parce que c'étaient ceux de mon petit frère, j'ai vite oublié ces personnages aux visages un peu taillés à la serpe. Les détails sont saisissants de réalisme et surtout très travaillés. J'ai plongé dans le Japon de la modernité mais aussi des années 70.

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Alors que le héros (un homme d'une cinquantaine d'années) prend le train pour rentrer chez lui, encore embrumé de ses excès d'alcool de la veille, il se trompe de destination et, par mégarde, prend le chemin de sa ville natale. Ce retour dans le passé ira bien plus loin puisque se rendant sur la tombe de sa mère, il s'assoupit et se réveille dans la peau du jeune homme de 14 ans qu'il a été.

Il va revivre son histoire, revivre une période de sa vie, celle des premiers amours, celle qui précède le départ inexpliqué de son père. Evidemment, l'homme adulte et sa conscience, sa connaissance vont inévitablement influer sur le présent de l'enfant.

C'est une belle histoire où le fantastique est un prétexte à l'introspection. Une fable où il est question de ne pas oublier l'essentiel : que faisons-nous de nos rêves d'enfant? de nos vies? que nous apprend notre histoire? Quelles leçons tirons-nous de l'expérience vécue? Et qu'en est-il de la reproduction de schéma? Car c'est aussi l'occasion de s'interroger sur l'histoire familiale: que savons nous de celle-ci? que savons de nos parents? de ce qui les a réunis? séparés? 

Il y est aussi question d'amitié, des amitiés d'enfance qui nous bâtissent, que nous décidons de conserver, de la relation fraternelle qui nous unit, enfants.

Les "Et si...?" pourraient ponctuer chaque scène.

Cet album est d'une rare densité, et il m'a laissé très longtemps songeuse...

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Le bâton, la carotte, le point rouge et le point vert

3 Avril 2014, 07:56am

Publié par Alice

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Le chemin vers l'âge de raison peut sembler si long quelquefois... J'avais déjà évoqué l'an passé l'histoire de la chenille du comportement. Contre-productif pour beaucoup d'enfants car stigmatisant, Octave lui avait adoré le principe. La gagne, toujours la gagne...

Sa passion pour les chiffres le pousse à toujours vouloir évaluer, noter, mesurer, comptabiliser. Y compris son comportement.

Nous passons pourtant des heures à lui expliquer le pourquoi du comment : pourquoi on ne doit pas répondre à sa maman, pourquoi on ne doit pas frapper son frère même pour répondre à une attaque, pourquoi on ne doit pas hurler quand les parents refusent un dessin animé, la tablette...

Mais je me suis rendue compte que ce qui est efficace c'est qu'il visualise le seuil critique à ne pas dépasser. Ce matin par exemple, avertissement 1: grogner quand je lui demande de mettre ses chaussures, se moquer de moi quand je commence à m'énerver. Avertissement 2: son frère sur sa draisienne qui s'arrête pour monter dans la voiture, Octave le pousse. Le frère tombe.

J'ai grondé. Recadré. Au troisième avertissement que j'ai eu l'idée d'appeler "point rouge" de la journée, il n'ira pas à l'anniversaire auquel il est invité samedi. 

Et là mon Grand Blond est devenu méconnaissable : serviable, poli, obéissant comme jamais aucun matin. Fier d'annoncer aux dames de service qu'il ne devait pas avoir un autre point rouge, qu'il avait envie d'aller à l'anniversaire de son copain.

Il cherche à comprendre (de manière mathématiques toujours) ce que ça implique si il gagne un vert, si ça annule un rouge. A partir de quand (en nombre d'heures) on peut supprimer un rouge , quand on allait remettre les compteurs à zéro etc etc.

Je crois que je me suis embarquée dans un truc un peu lourd mais le connaissant, je sais que c'est vraiment le genre de "règle de comportement" qu'il attend de nous. Je vais donc créer un joli tableau avec chaque jour de la semaine, une colonne verte, une colonne rouge et voir qui s'y tient le plus...

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Fallait que je le dise

1 Avril 2014, 20:10pm

Publié par Alice

J'avais envie de partager avec vous un texte écrit ce soir à Monsieur Le Président de la République. Faute d'avoir un véritable relais médiatique national (et pourtant notre mission est bien loin d'être locale), je ressens ce soir le besoin de faire entendre ma colère et mon indignation :

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"Monsieur le Président

Je me permets de vous transmettre mon indignation, mon incompréhension qui va bien au-delà de la situation professionnelle dans laquelle je me trouve, moi et mes collègues, moi et mes stagiaires aujourd'hui.

J'enseigne dans un institut de formation qui accueille majoritairement des jeunes issus de tous les départements d'Outre-mer, en situation de précarité (familles monoparentales, parents au chômage) recrutés donc sur critères sociaux. Ils arrivent donc chez nous, dans le Nord de la France, au prix de gros sacrifices familiaux notamment. Nous les accompagnons durant 9 mois vers la réussite professionnelle par le biais de la préparation aux concours (mais aussi formations diplômantes car nous avons su évoluer) 80 % de réussite. Des jeunes qui parviennent à combattre le triste sort qui les guettait en restant dans leurs départements.

9 mois, 1 an, 3 ans voire des dizaines d'années après nous recevons des témoignages, des visites de ces jeunes devenus professionnels infirmiers, assistants de services social, aide-soignants, gardien de la paix... Cela fait 35 ans que l'Institut contribue à ces réussites et 15 ans pour ma part que je suis fière de ma mission, d’œuvrer pour les jeunes de mon pays.

En 2010, sous la présidence de Sarkozy les crédits ont été amputés (prétextant une mauvaise ligne budgétaire). JAMAIS notre mission, JAMAIS nos résultats et notre utilité n'ont été remis en cause (après visite de l'IGAS il y a 7 ans). Juste une histoire de ligne budgétaire. Nous avions tant espéré en la justice sociale incarnée par la gauche, tant espéré de vos discours sur la formation professionnelle, la jeunesse...

3 ans, quasi 4 après, rien n'a été fait, rien n'est proposé. Il est certain que faute de solutions, nous fermerons en juin, laissant 50 salariés dévoués à une cause presque plus qu'à leur métier, laissant des centaines des jeunes dans l'espoir d'intégrer notre Institut.

Je ne comprends pas dans quelle France nous leurrons ces jeunes sur la foi que l'Etant porte en eux (plus de 200 ultramarins accueillis chaque année en plus des normands bien sûr), quel avenir, quelles promesses d'ascenseur social leur offrons nous? Si même l'Etat n'estime pas que cela vaille peine de se battre pour leur avenir?

Très égoïstement, très lucidement, j'ai peur pour mes enfants.

Je suis abasourdie par le mépris avec lequel on considère leurs chances d'avenir. Je n'imaginais pas non plus que l'Etat soit aussi maltraitant avec les salariés (nous sommes soit fonctionnaires soit employés en contrat de droit public dans un GIP) qui ont servi noblement sa cause.

Aujourd'hui le 1er avril, je m'apprête à quitter dans une poignée de semaines, peut-être la dernière promo. Plus de 300 stagiaires attendent "à notre porte" en septembre. En septembre nous, salariés, serons à la porte de Pôle Emploi, remerciés pour nos "bons services" sans que nous ne comprenions en quoi nous sommes désormais inutiles à ces jeunes qui refusent le RSA, qui refusent la misère et qui sont prêts à tant de sacrifices pour s'en sortir.

J'aimerais enfin conclure Monsieur le Président, en vous précisant qu'au lieu de chercher des solutions qui n'existent pas encore, faites le point sur ce qui existe déjà et ce qui fonctionne. Il est certainement beaucoup plus efficace de mettre quelques milliers d'euros dans le fonctionnement de notre Institut que dans le paiement mensuel de centaines de RSA ..."

Si vous qui passez par là pouvez nous aider de quelque manière que ce soit en relayant notre indignation, c'est avec plaisir que je répondrai à vos questions.

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Des ongles bien vernis

31 Mars 2014, 19:15pm

Publié par Alice

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Comme beaucoup d'entre vous, j'ai cédé à l'appel des vernis colorés, bien qu'hormis le rouge et ses nuances ainsi que le le transparent et fushia je ne suis pas bien originale. Dior, YSL, Chanel, OPI, Essie, Bourgeois... je crois avoir tout essayé, ou presque, mais rien ne tient vraiment. Je m'occupe de la maison, je me sers de mes mains pour les tâches (corvées) quotidiennes et en quelques heures, ça s'écaille. Or le vernis doit être parfait ou ne doit pas être. 

Dans une vie sans enfants j'aurais le temps de chaque jour remettre un peu de couleur, de chaque jour changer en fonction de la tenue. Mais dans cette vie, je vernis le soir et je frotte au dissolvant, dépitée, le lendemain.

Alors il y a quelques mois j'ai tenté le vernis semi-permanent, 3 semaines de tenue. C'est une sorte de gel, un polymère acrylique pigmenté. La dame applique plusieurs couches, que je fais sécher entre chaque couche sous une lampe à UV. Le résultat est bluffant car super parfait. Les couleurs sont belles, la tenue est exceptionnelle comparée à un vernis classique.

Le hic parce que rien n'est jamais parfait, c'est le prix. 30 euros pour trois semaines. Occasionnellement ça irait. Mais je suis devenue addict ! Quand les ongles poussent, la démarcation entre l'ongle naissant et l'ongle verni devient importante. Quelques millimètres disgracieux. Or, il faut soit que je tente d'enlever le vernis toute seule (et là c'est pas facile facile car je gratte l'ongle et le dédouble), soit que je retourne voir la professionnelle. 5 euros pour enlever le gel. Et si je fais enlever gel, j'en fais remettre évidemment.

Donc budget conséquent pour quelque chose de futile. Je dois trouver la solution pour arrêter la machine infernale mais c'est vraiment trop joli. Tandis que certaines consacrent de l'argent pour se faire dépoiler, moi c'est pour corriger les copies en admirant le bout de mes doigts et aussi me les faire admirer, car mes stagiaires l'ont toutes remarqué, et cela me flatte !

Et à l'approche de l'été et des mains un peu hâlées, je pense que l'addiction ne va pas cesser de suite...

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365 photos du quotidien #13

30 Mars 2014, 13:38pm

Publié par Alice

83/ On reprend la semaine sans grand élan, avec des restes de biscuits maison et de fleurs épargnées par Ioda. La motivation a dû rester quelquepart dans mon cartable oublié à la maison 2 jours sur les 5. Que c'est rageant de passer des heures à corriger le soir et ne pas pouvoir ressentir le soulagement de rendre les copies à leurs propriétaires le lendemain!

84/ En admiration par le dessin d'après nature vivante d'Octave. Une poule dans la classe, vous pensez, ça valait le coup de se donner de la peine !

85 / Un gros câlin du matin. Même si les mercredis matins avec les petits sont souvent plus fatigants qu'une matinée au boulot, les moments doux valent tous les cris du monde.

86/ Jirô Taniguchi, Quartier lointain; voilà avec quel album on m'a conseillé d'entrer dans l'univers du manga. Pari réussi. Quelle belle lecture!

87/ Timming trop serré malgré les efforts d'organisation, Ernest et moi avons raté de peu le défilé du carnaval de l'école. J'ai promené un petit dragon dans la ville, imaginez comme il a fait fureur.

88/ Samedi tranquille, week-end sans L'Epoux qui lui travaille. Comme toujours Ioda a trouvé une place stratégique pour éviter le bain forcé sans rien louper.

89/ Des fois je me demande si je ne suis pas maso. En plus du changement d'heure, je me suis mise aux fourneaux tôt le matin pendant que les Blonds se battaient au salon. Tarte aux poivrons, tarte au citron meringuée loupée (encore une fois la mauvaise tenue était dûe à la pâte sablée de mer** Carrefour). Nous avons profité de la douceur du matin pour faire les fous au jardin d'enfants sur la plage.

       

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Et toutes les participations chez Virginie, comme toujours.

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Mauvais genre, de Chloé CRUCHAUDET

27 Mars 2014, 20:25pm

Publié par Alice

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D'après La garçonne et L'assassin de Fabrice VIRGILI et Danièle VOLDMAN

(prix Fauve d'Angoulême 2014 - Prix du public Cultura)

Editions Delcourt / Mirages

Reçu grâce à Masse critique de Babelio.

 

Au premier coup d'oeil, énorme coup de coeur pour la couverture. Cet album m'a été présenté lors d'un RV "lectuure de bulles" à la médiathèque.

Au-delà de l'histoire qui est terriblement fascinante, j'ai vraiment aimé la mise en page des vignettes qui sont estompées et non rigoureusement et uniformément cadrées. 

Le trait de crayon (un peu comme un fusain) est parfait, seul le rouge contraste avec le noir et blanc. Les pages deviennent plus sombre lorsque l'histoire devient tragique.

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L'histoire justement... Paul et Louise se rencontrent, s'aiment et se marient jusqu'à ce que la guerre emmène arrache le jeune marié à son épouse pour le conduire dans les tranchées. L'horreur des obus, des camarades écorchés vifs moralement, physiquement... Paul déserte et est forcé de se cacher pour ne pas être jugé.

Enfermé entre 4 murs, les souvenirs et l'envie de liberté ne lui laissent guère de répit. Un soir, il enfile la robe de Louise et part s'acheter une bouteille de vin. Il l'a la solution pour respirer, être libre. Amoureuse et dévouée, son épouse lui trouvera un travail dans l'atelier de couture qui l'embauche et c'est la naissance de Suzanne, qui apprendra tout de l'art d'être une femme, l'élève dépassant le maître.

Grisé(e) par le risque, la liberté et la possEsssion d'une identité neuve, et féminine, Paul/Suzanne va découvrir le Bois, cet espace de liberté sexuelle. Louise, femme aimante, suivra et accompagnera son époux jusqu'au jour où l'absolution accordée aux déserteurs lui fera retrouver une identité masculine qu'ils ont cru libre.

Il y est question de destruction, de folie, de celle du dédoublement de personnalité, de celle générée par les souvenirs de cette Grande Guerre mais aussi d'une époque (les années folles). Cet album c'est celui de l'identité, celle qui se cherche, celle que l'on souhaite. 

Une BD très sombre et fascinante.

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La tarte choco-bananes

26 Mars 2014, 07:37am

Publié par Alice

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Une recette ultra simple, ultra régressive (oui, associer le chocolat et la banane me fait revivre des souvenirs lointains, une tante appelée "tata banane" parce qu'elle était généreuse sur le fruit). Bref, j'ai réalisé cette recette en duo, avec Rougail Mangue, ayant longtemps hésité entre celle-ci et la tarte à la banane.

Il vous faudra donc: une pâte sablée (n'achetez pas celle de Carrefour qui est certes délicieusement vanillée mais qui s'émiette à la cuisson comme la mienne), une tablette de chocolat, 100 grammes de beurre fondu, 100 grammes de sucre, 2 oeufs et 4 bananes.

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Faire fondre le chocolat et le beurre. Ajouter le sucre. Une fois que cela a refroidi, ajouter les oeufs un à un .

Après avoir  précuit la pâte, étaler l'appareil au chocolat et disposer soit en lamelles, soit en rondelles, les bananes.

Faire cuire 30 minutes à 180°c. Réserver au frigo, à déguster le lendemain.

Vous voyez, c'est hyper facile, on peut le cuisiner avec des enfants et ça a le mérite aussi d'utiliser les bananes qui sont trop mûres. C'est délicieux, je crois en revanche qu'il ne faut pas s'amuser à compter le nombre de calories à la bouchée.

C'est une recette venue en direct de la Réunion et j'adore qu'on me transmette des recettes familiales...

 

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