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De l'autre côté du miroir d'Alice

Juillet en mai

8 Mai 2016, 08:16am

Publié par Alice

Je signe tous les jours pour trois jours intenses de boulot contre quatre de soleil et bonheur.

Un début de semaine où il y a encore eu des chicaneries au moment des devoirs, où mon dentiste a loué la blancheur de mes dents (faute de louer leur alignement) et où les Blonds ont savouré la Fête du jeu de la ville.

Juillet en mai
Juillet en mai
Juillet en mai

Jeudi. Break. On petit déjeune au lit devant Boule et Bill et ensuite changement de programme par rapport à ce que l'on avait prévu initialement, direction la plage pour le second et dernier jour de la fête du jeu. C'était GENIAL !

On y retrouve inévitablement les copains, copines et la famille... la journée s'étire doucement...

Juillet en mai
Juillet en mai
Juillet en mai

Et puis, vendredi on tente de penser davantage aux autres, en cuisinant pour les sans-abris. A croire que ce n'était pas si mauvais car Ernest s'est servi deux gamelles de pâtes.

Mes stagiaires me retrouvent pour la distribution, et c'est encore une fois tardivement que nous retrouvons la maison, après des discussions très émouvantes.

Samedi, nous partons pour la Normandie du Bas retrouver nos amis de toujours, à Blonville (une commune pour nous). Il fait un temps estival, Octave se baigne. Je voudrais suspendre le temps... mais heureusement il reste aujourd'hui pour savourer le plaisir d'être à quatre.

Juillet en mai
Juillet en mai
Juillet en mai
Juillet en mai

D'autres participations ici et demain on se retrouve pour un lundi recette "sans" (sans gluten, sans sucre, sans oeufs....)

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Après moi

2 Mai 2016, 04:40am

Publié par Alice

Après moi

La semaine dernière, alors que nous remontions, de manière collective, les bretelles d'un jeune qui avait dépassé des bornes qu'il ne semblait pas avoir perçues, mon collègue psy lui a demandé :" Si tu devais mourir demain, qu'aimerais-tu que l'on dise de toi?"

Au delà du fait qu'il n'a rien pigé à l'introspection qu'imposait la question, moi ça m'a sacrément interpellée. D'autant plus en ce moment, où je milite activement contre la tendance au nombrilisme (le "Oui mais moi").

S'ouvrir aux autres me semble le meilleur moyen d'avoir accès à soi-même, de se regarder par le prisme de ce que nous renvoyons. Autrui c'est ce moi qui n'est pas moi (merci Sartre). Voilà donc autrui, ce sont mes Blonds, mon Époux, ma famille, mes amis, mes stagiaires, mes collègues, ma boulangère et tous ceux que j'approche au quotidien, les sans abris de ma ville (quelle que soit leur nationalité), les personnes qui souffrent, celles que je condamne ou juge, celles qui m'agacent et me font honte, celles que je méprise aussi.

Mais alors, après moi que restera-t-il? Au-delà des kilos de livres, des niches à bazar, des centaines de photos, l'amour peut-être, ou cette espèce de bienveillance que j'ai tenté d'éprouver pour le genre humain, la compassion que je m'efforce de ressentir même quand la gymnastique intellectuelle que cela impose semble insurmontable,

J'espère qu'on dira de moi que j'ai aimé, et j'ai su aimer, inconditionnellement et quotidiennement mes enfants, mon époux, ma famille, que j'ai pu leur prouver chaque jour à quel point ils me constituaient et faisaient partie de mon identité... Et, finalement, dans l'absolu, même ceux que je n'ai pas aimés, ceux qui m'ont fait souffrir, m'ont permis de grandir et d'être celle que je suis, et dont je ne rougis pas.

Cette semaine, se sont prêtées au thème : MHF, Wondermomes, Ptisa, Anuyka, tOrtue, MamySoren, Maud, Danycab et Zaza bien sûr !

La semaine dernière il était question de couleurs et la semaine prochaine, chez Zaza et moi, nous parlerons de recettes "sans" : sans oeufs ou sans gluten, sans lait, sans ? peut-être une mine de recettes pour tous les intolérants ou allergiques !

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Mai sans brin de muguets

1 Mai 2016, 15:11pm

Publié par Alice

A en croire les photos, on pourrait imaginer que j'ai bullé. Or, mon nouveau groupe est arrivé, j'ai stressé comme pour une nouvelle rentrée. Au-delà de l'appréhension de reprendre place sur les bancs de la formation pour ces dames préparant le concours d'AES, c'est aussi les aider à lâcher prise et accepter qu'elles vont pouvoir réussir, à condition qu'elles y croient.

Bref, cela me demande beaucoup d'énergie mais c'est très positif car je me mets sans doute autant la pression qu'elles-mêmes : je veux qu'elles réussissent !

Pas une heure de creux, des soirées studieuses, heureusement la semaine qui s'annonce sera très courte.

Le dimanche, jusqu'en avril, la médiathèque est ouverte. Nous y sommes tous les trois comme à la maison...

Le dimanche, jusqu'en avril, la médiathèque est ouverte. Nous y sommes tous les trois comme à la maison...

Voilà, je suis aussi une utilisatrice de pomme.

Voilà, je suis aussi une utilisatrice de pomme.

Dénicher des fautes, une seconde nature

Dénicher des fautes, une seconde nature

Un air de printemps et il est temps... Je reçois un très beau et gros colis de la part d'une ancienne stagiaire
Un air de printemps et il est temps... Je reçois un très beau et gros colis de la part d'une ancienne stagiaire

Un air de printemps et il est temps... Je reçois un très beau et gros colis de la part d'une ancienne stagiaire

Le jour où je le coiffe il décide de ne plus enlever sa casquette. Maman me fait un cadeau vintage, elle renonce car ne parvient pas à réussir ses gaufres (message à l'intéressée, moi j'y suis arrivée!)
Le jour où je le coiffe il décide de ne plus enlever sa casquette. Maman me fait un cadeau vintage, elle renonce car ne parvient pas à réussir ses gaufres (message à l'intéressée, moi j'y suis arrivée!)

Le jour où je le coiffe il décide de ne plus enlever sa casquette. Maman me fait un cadeau vintage, elle renonce car ne parvient pas à réussir ses gaufres (message à l'intéressée, moi j'y suis arrivée!)

Au petit matin, on échange des grimaces avec les cousins australiens ! Je cuisine à la maison pour 100 et tout me parait disproportionné. Ensuite il faut distribuer sous une pluie battante et un vent polaire.
Au petit matin, on échange des grimaces avec les cousins australiens ! Je cuisine à la maison pour 100 et tout me parait disproportionné. Ensuite il faut distribuer sous une pluie battante et un vent polaire.
Au petit matin, on échange des grimaces avec les cousins australiens ! Je cuisine à la maison pour 100 et tout me parait disproportionné. Ensuite il faut distribuer sous une pluie battante et un vent polaire.

Au petit matin, on échange des grimaces avec les cousins australiens ! Je cuisine à la maison pour 100 et tout me parait disproportionné. Ensuite il faut distribuer sous une pluie battante et un vent polaire.

Armés de sacs poubelles, nous trions les déchets pour rendre notre plage plus propre, une belle initiative d'un groupe de jeunes.
Armés de sacs poubelles, nous trions les déchets pour rendre notre plage plus propre, une belle initiative d'un groupe de jeunes.
Armés de sacs poubelles, nous trions les déchets pour rendre notre plage plus propre, une belle initiative d'un groupe de jeunes.

Armés de sacs poubelles, nous trions les déchets pour rendre notre plage plus propre, une belle initiative d'un groupe de jeunes.

Le rythme n'est pas moins dense, même si contrairement à hier, c'est au bout de la rue qu'Octave participe à un tournoi d'échecs. Le soleil est là et je sieste dehors, sur une chaise longue.
Le rythme n'est pas moins dense, même si contrairement à hier, c'est au bout de la rue qu'Octave participe à un tournoi d'échecs. Le soleil est là et je sieste dehors, sur une chaise longue.
Le rythme n'est pas moins dense, même si contrairement à hier, c'est au bout de la rue qu'Octave participe à un tournoi d'échecs. Le soleil est là et je sieste dehors, sur une chaise longue.

Le rythme n'est pas moins dense, même si contrairement à hier, c'est au bout de la rue qu'Octave participe à un tournoi d'échecs. Le soleil est là et je sieste dehors, sur une chaise longue.

Les autres sont ici et demain on se demandera ce qu'il restera de moi, vous, nous.

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Celui qu'il est, là-bas

28 Avril 2016, 06:03am

Publié par Alice

Celui qu'il est, là-bas

Qui n'a jamais rêvé d'être aussi grand qu'une petite souris pour voir son enfant à l'école, l'observer avec ses copains, sa maîtresse, assister, en spectateur bienveillant à ce qui nous échappe ordinairement. Evidemment, moi aussi j'ai rêvé de les regarder, ces jours de rentrée, au milieu de tous ces petits, mais je n'aurais sans doute pas géré l'émotion de le voir un peu seul, beaucoup en retrait, apeuré.

Le concept de la "défusion" a été très très long à intégrer pour Ernest, alors autant vous dire que je préférais ne pas le voir pleurer une heure, voire deux, assis sur un banc, à refuser un simple verre d'eau, quand il allait à la garderie la première année de maternelle. (Aujourd'hui il y va avec plaisir mais nous ne prononçons plus le mot "garderie" puisqu'il goûte et joue avec ses copains mais n'y va pas, bien sûr que non !)

Ce que j'aime le plus, ce sont ces surprises que nous réservent nos enfants, quand ils commencent à vivre des choses en-dehors de la sphère familiale, quand ils deviennent des enfants plus autonomes, quand leur identité se construit, au-delà de nos apprentissages. Quand Ernest rentre de l'école, lui qui ne raconte jamais, mais alors jamais rien, et qui nous parle un soir, à table, d'Andy Warhol, Picasso et Marylin Monroe.

J'aime observer cette attirance pour les jeux qui se transforme en passion pour les échecs et incite mon grand à participer à deux tournois, samedi et dimanche, oubliant tout : le temps qui passe, les autres loisirs et projets et invitations...

Que c'est bon de les voir connaître d'autres engouements, développer des attirances, devenir des petits garçons en dehors de nos propres personnalités, de nos passions, de nos envies et désirs.

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Plus bleu que le bleu de leurs yeux

25 Avril 2016, 05:00am

Publié par Alice

Plus bleu que le bleu de leurs yeux

Bien sûr qu'en tant que normande, quand on me demande une couleur, je pense au vert des pâturages, mais je suis avant tout une citadine du bord de mer, et je n'ai plutôt tendance qu'à voir le bleu : celui de nos yeux (nous sommes dans deux familles d'yeux bleus), celui de la mer, surtout quand il y a du soleil, oui, parce qu'ici, en Normandie, il fait plusieurs fois beau par jour. La chance, non?!

Donc oui, sans formule de politesse, nous parlons du temps car c'est lui qui décide de nos activités, de nos programmes des week-ends, des vacances et des sorties d'école. Il nous réserve sans cesse des bonnes comme des mauvaises surprises et même le baromètre n'est pas toujours fiable face aux caprices du temps normand. Je pense que la proximité du bord de mer et des marées y est pour beaucoup, et il n'est pas rare que la mer remonte pour voir l'éclaircie arriver. C'est ainsi, basse ou haute, la Manche explique et justifie les nuages comme les rayons de soleil ; le normand n'est jamais résigné !

Plus bleu que le bleu de leurs yeux

Et toi, alors, si je te dis "couleur", tu penses à quoi?

Ont joué le jeu en bleu, violet, rose et gris, des couleurs vives, le rouge et l'arc-en-ciel,  : AnneLaureT, Wondermômes, Labonoccaz, tOrtue, MHF, Mamysoren, Ptisa, DanyCab, Pilisi

Voici les thèmes du mois de mai :

Voici les thèmes pour le joli mois de Mai
Le 2, ce qui restera apres moi
Le 9, recette sans lait, sans œuf, sans gluten, sans quoi...
Le 16, Ma fenêtre sur...
Le 23, Au secours ou pas, je suis comme ma mere parce que...

La semaine dernière, pour la 100ième de nos Lundis à deux, nous étions seules sur le sable.

Et on se retrouve sur le groupe FB si vous voulez connaître les participations de la journée :

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Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?

24 Avril 2016, 07:56am

Publié par Alice

Tous les ans je me laisse surprendre par l'effet "Après vacances de Pâques" : dès qu'elles sont passées, c'est la dernière ligne droite vers la fin de l'année, et puis il fait plus doux, il fait jour plus tard, on a envie de traîner après l'école, de prendre l'air, de profiter.

La plage est notre destination. Ou plutôt l'air de jeux avec skate park.

 

Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?

Les jours plus froids ou de pluie, on lit, on se câline. Il y a de la fatigue dans l'air cette semaine... l'effet reprise de l'école?

Je lis Les cahiers d'Esther ou la mystérieuse préadolescence... une série de planches uniques pour croquer les 10 ans d'Esther qui n'a pas d'Iphone6, et qui est la seule à ne en avoir à son plus grand regret et pour sa plus grande obsession.

Le regard porté sur les adultes ne manque pas de piquant (et de vérité). C'est drôle, tendre et inquiétant.

Je me dis que décidément, je suis soulagée de ne pas avoir de fille, et que beaucoup de références m'échappent car décidément, je n'ai plus 10 ans !

Toutefois, c'est un cadeau sympa pour une préado.

Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?

Que j'aime quand le planning de L'Epoux lui permet de finir les journées avec nous...

Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?

Etrangement, la fin de semaine s'est chargée. Je suis allée cuisiner des bolognaises par kilos pour une association d'aide aux migrants.

Chaque jour je reçois des livres et cela fait un bail que ma pile à lire n'a pas été aussi haute. Je viens d'apprendre que je suis sélectionnée par Babelio au Prix Relay des voyageurs pour recevoir et critiquer quatre romans.

Nous assistons à un spectacle de cirque, et mon Ernest découche pour dormir chez son super pote, son "jumeau", une première !

Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?

C'est décidé, aujourd'hui, dimanche, je ne fais RIEN (ou si je bosse mais je ne quitte pas la maison).

Hier, samedi, nous nous sommes peu posés. Tant et si bien qu'Ernest s'est endormi en voiture à 18h15 et ne s'est réveillé qu'à 7h30 ce matin. Il va peut-être falloir ralentir le rythme la semaine prochaine...

Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?
Et si on vivait dehors, un bouquin à la main?

Bon dimanche à tous !

On se retrouve demain autour d'une couleur.

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Retenir le temps, et le bonheur aussi

21 Avril 2016, 20:36pm

Publié par Alice

Retenir le temps, et le bonheur aussi

Lundi prochain j'accueillerai un nouveau groupe en formation, des adultes. Quel plaisir de redécouvrir de nouvelles personnes, et qui se lancent dans de nouveaux projets de vie ! Leur motivation agit comme un moteur, alors que je n'ai plus l'énergie (ou l'envie) de porter la totalité de mes stagiaires actuels.

Demain je cuisinerai pour 90 personnes, vous savez, celles-là qui ont tout quitté pour un avenir meilleur, celles qui arrivent ici (pour repartir, souhaitant traverser la Manche) mais qu'on ne peut accueillir dignement parce que décidément, non "on ne peut accueillir toute la misère du monde". Que ça me plait de me sentir là, présente, utile, dans la vi(ll)e.

40 ans et 3/4. Quel virage cette année. Définitivement oui, "la crise de la quarantaine" tout ça, oui, peut être, mais je me sens paradoxalement plus libre et sereine que jamais. Les Blonds ont acquis une certaine autonomie, on a retrouvé une place pour nous deux au sein de notre "nous quatre". 40 ans c'est bien. C'est mieux.

Demain soir, cela fera 10 ans que j'ai retrouvé mon premier amour, et celui de toujours. L'Epoux. C'est émouvant, c'est rien et c'est tout 10 ans. Et l'infini des possibles qui nous attend pour les dizaines d'années à venir...

Le temps, l'argent... je dépasse actuellement ma phobie administrative pour (re)renégocier le prêt immobilier. C'est assez fou de jongler avec les années, que ces 25 ans deviennent 20, puis 16 et pourquoi pas 15. Le poids que je sens sur nos épaules s'allège et c'est bon.

Le printemps, les bermudas, les premières copies corrigées dehors, les sorties d'école qui se prolongent sur le bord de mer. Le temps semble suspendu dans une période de félicité presque béate. 

Pourvu que ça dure. Et on fera en sorte que ça se prolonge, croyez-moi.

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Oyez citoyen(ne)s !

20 Avril 2016, 05:56am

Publié par Alice

Oyez citoyen(ne)s !

Il n'aura échappé à personne que c'est un peu la mouise dans notre pays. Sans faire de politique, j'avoue ne pas être vraiment sereine quand je pense à la France (et au monde) que je laisserai en héritage à mes enfants et aux enfants de leurs enfants.

Pourquoi "je" et pas "nous"?

Parce que, si nous sommes tous conscients que ça ne va pas, je me sens responsable de chacun de mes gestes ou plutôt davantage non-gestes d'ailleurs, que je mets en oeuvre pour être une citoyenne éclairée voire éclairante.

Ce sont des questions qui nous mobilisent, L'Epoux et moi, et nous nous (re)trouvons vraiment dans cette humanité. Au-delà de ce témoignage personnel, j'ai d'ailleurs plus le sentiment que ce frémissement (qui pour certains s'apparente à une révolution) est commun à toute une génération, je pense notamment aux excellents films documentaires Demain ! ou Merci Patron! que l'on doit absolument voir et revoir.

Et après? les idées, la réflexion, c'est bien et nécessaire, le dialogue n'en parlons pas, mais concrètement, comment pouvons-nous agir?

Au-delà de la consommation locale et bio (je pense à planter quelques fruits et légumes dans notre jardin), nous avions envie de nous inscrire dans une vraie démarche citoyenne et humaine. La politique n'étant pas pour moi, j'ai ouvert les yeux, les oreilles sur ce qui se passe à la porte de la maison, dans ma ville.

Autant vous dire que le choix est vaste : environnement, éducation, immigration... on a l'embarras du choix pour se mobiliser ! Avec L'Epoux, nous avons mené cette démarche ensemble et j'aime énormément cette nouvelle dimension que nous offrons à l'estime que nous nous portons.  En dépit des réactions de nos proches qui ne comprennent pas nos motivations ou tout simplement ne partagent pas du tout nos engagements, nous nous sentons désormais pleinement citoyens. Car si jusqu'alors nous nous pensions humanistes, aujourd'hui nous le sommes et nous sommes aussi humains ; je découvre la haine, l'intolérance qui nous divise nous, citoyens, à propos des migrants notamment et des conditions dans lesquels ils vivent.

Il y a aussi ces questions d'environnement : habiter près de deux centrales nucléaires, vivre dans une station balnéaire aux plages remplies de déchets (sûrement davantage charriés par les marées que laissés par les estivants)... j'emmène à la fin du mois les Blonds, équipés de gants, participer au nettoyage des galets et à des ateliers sur les gestes éco-citoyens...

Notre participation "au monde" n'est qu'une goutte d'eau dans ce vaste océan de manches à retrousser pour nous rendre, nous humains, plus dignes, mais je vous assure que je me sens mieux dans ma vie, dans ma ville, dans ma planète depuis que je suis engagée manuellement.

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Seule sur le sable...

18 Avril 2016, 19:31pm

Publié par Alice

Seule sur le sable...

Non non, je n'emmènerai pas un chameau.

Mais si je devais emmener un être vivant, je serais vraiment bien incapable de choisir entre mes deux Blonds, alors je crois que j'emporterais L'Epoux. On se connait assez bien pour que je sois certaine que, malgré nos différences, on s'entendrait parfaitement. En plus, on pourrait imaginer qu'à la fin on devienne 3 ou 4 sur cette île déserte. Et puis, les deux Blonds, nous rejoindraient quand ils seraient plus grands. Octave veut devenir poissonnier et pêcheur ; avec un peu de chance, une pêche au thon le conduirait au large de notre île.

Si je devais prendre un objet, ce serait un cahier et glissé dedans, un crayon à papier avec une gomme. J'écrirais, j'aurais le temps de rédiger un roman peut-être, ou encore d'apprendre à dessiner?

Ou alors un livre,  un livre que j'ai détesté et qui m'a plombé un partiel à la fac : A rebours de Huysmans. Le livre que j'ai été incapable de lire malgré un examen final portant dessus (j'ai même cru à l'oral de rattrapage que le passage sur lequel on m'interrogeait faisait référence à une peinture, alors qu'il s'agissait d'un livre), je ne me suis jamais sentie aussi humiliée par un prof (à vrai dire, il est fort probable que ce monsieur ait cherché à m'humilier). Mais cet ouvrage doit déjà être parti à la poubelle depuis des lustres... Je dénicherai alors dans la bibliothèque familale  le manuel des Castors Juniors que l'on dévorait avec mon frère. J'y puiserai sans doute plus de bonnes idées que dans ce satané Huysmans.

A dire vrai, je ne suis pas certaine de survivre quelques jours sans ceux que j'aime, sans un vrai lit et je n'ai rien d'une aventurière.

Je regarde vraiment consternée l'adoré Koh Lantah des enfants ou encore The Island, me demandant comment on peut aimer se faire du mal comme ça, et en plus devant d'autres personnes, inconnues, sans compter les millions de téléspectateurs.

A part la perte de poids efficace, je ne vois pas ce qui pourrait m'y conduire !

Pourtant les participantes de ce lundi ont joué le jeu et se sont creusé les méninges pour chercher l'objet qu'elles emmèneraient : Arlette, Anuyka, Pilisi, Wondermomes, Danycab, Ptisa, MHF, tOrtue

 

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Les vraies vacances

17 Avril 2016, 07:16am

Publié par Alice

C'est quoi?

C'est quand tu ne te soucies plus du temps qui passe, et des choses que tu devrais faire à heure fixe (te réveiller, manger, récupérer les enfants, travailler...).

C'est quand tu ne te préoccupes de personne et de rien, sauf de tes envies.

Bon, ces vacances-ci ne sont pas encore pour nous parce deux Blonds ça mange, beaucoup et bien, ça râle, ça se dispute, ça a des envies (qui ne sont pas du tout les nôtres). Bref, nous sommes parents.

Mais, alors c'est quoi "les vraies vacances" avec deux Blonds et un Epoux?

C'est partir une centaine de kilomètres plus bas, et découvrir l'autre Normandie, qui est pourtant la nôtre aussi depuis la "réunification". Louer un appartement, et faire comme si c'était chez nous aussi là-bas, manger un sandwich les pieds dans le sable, découvrir notre nouvel environnement.

Et puis c'est aussi s'échapper à deux et faire découvrir sa passion à l'Autre, s'offrir une escapade parisienne, manger japonais dans un sushi bar, rire comme des fous et repartir pour retrouver nos Blonds.

Rentrer et avoir des kilos de linge à gérer, des dizaines de copies à corriger, mais aussi deux rendez-vous pour parler livres, en emprunter sans modération.

Et puis la nouvelle copine des Blonds qui dort à la maison, une jolie petite à tresse qui adoucit les conflits mais use aussi ses semelles au skate-park. Et ce soleil, qui semble vouloir nous accompagner pour ce dernier jour de vacances aux heures de sommeil manquantes.

C'était en Bas
C'était en Bas
C'était en Bas

C'était en Bas

Le retour et le tri des souvenirs

Le retour et le tri des souvenirs

Paris, la Belle
Paris, la Belle
Paris, la Belle

Paris, la Belle

On récupère nos Blonds et retrouvons nos repères dans notre ville
On récupère nos Blonds et retrouvons nos repères dans notre ville
On récupère nos Blonds et retrouvons nos repères dans notre ville

On récupère nos Blonds et retrouvons nos repères dans notre ville

Je vous souhaite à tous un heureux dimanche, d'autres participations ici et puis demain lundi, nous serons seul(e)s sur le sable pour réfléchir à l'objet que l'on emmènerait sur une île déserte.

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