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De l'autre côté du miroir d'Alice

La garçonnière, Hélène GREMILLON

10 Novembre 2013, 12:00pm

Publié par Alice

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L'histoire commence comme une histoire d'amour (quand un homme, Vittorio, rencontre une femme, Lisandra, en pleurs et en tombe instantanément amoureux) mais se lit comme un polar puisqu'une éllipse plus tard, nous apprenons que cet homme est accusé du meutre de cette femme devenue sa femme.

D'elle, on ne sait rien (c'est à la fin du récit, lorsque l'on aura les clés pour comprendre l'intrigue, que l'on en saura davantage), elle est belle (et donc jeune?) et, lors de cette toute première rencontre avec celui qui sera son époux, elle est dévastée par un chagrin d'amour. De ce couple même, on ne sait rien et on ne saura rien, c'est finalement une banale histoire d'amour et de désamour.

On sait d'eux la différence d'âge, le fait qu'elle ne veuille pas d'enfant. Ce sont les patients de Vittorio, ce psychanalyste accusé de meutre qui vont nous en livrer le plus: Eva Maria, qui décide d'enquêter pour libérer celui dont elle ne peut se passer pour supporter la mort de sa fille, mais il y a aussi l'ami torturé, le patient ex-tortionnaire, la patiente qui ne supporte pas les ravages du temps et le départ de son époux pour une femme plus jeune... Tour à tour les différents protagonistes dévoilent une facette de l'histoire: Lisandra devient nymphomane, jalouse maladive. Les pistes se brouillent à chaque récit et ils sont nombreux.

Au milieu de ce récit, au coeur de la vie des personnages, il y a l'histoire argentine: la junte militaire qui a créé ses bourreaux et ses victimes. Eva Maria peine à faire le deuil sans le corps de sa fille disparue en mer, sans aucun doute mais sans aucune preuve, assassinée lors d'une expédition punitive.

Cette histoire est celle des fautes et des impunités qui détruisent , à l'exemple de ces lois ironiquement votées en Noël qui blanchissent et absolvent les tortionnaires, instruments de la dictature.

Au fil du récit, tous les personnages sont dévastés par le chagrin, la jalousie, la haine. Plus Eva Maria cherche le coupable, moins je comprends pourquoi ce ne serait pas Vittorio, personnage qui n'a rien d'attachant : un homme qui avoue mal aimer sa femme, un psychanalyste qui reçoit les bourreaux, un ami qui ignore les tortures subies par son ami, un époux qui ne se rend pas compte de la détresse de sa femme, le psy qui enregistre ses patients à leur insu...

Ce qui est paradoxal,  c'est qu'Eva Maria, elle, l'auditrice de tous ces récits, elle qui mène l'enquête est bien loin des tracas de l'amour, de la passion qui eux, font avancer tous les autres personnages. Seul l'amour maternel la hante jour et nuit par le biais de cette fille disparue. Avec quelle indifférence d'ailleurs elle considère ce fils protecteur, aimant, patient, qui lui, bien vivant à ses côtés, souffre en silence.

La chute est inattendue même si tous les éléments du puzzle s'imbriquent naturellement les uns avec les autres. L'histoire s'achève dans une ambiance malsaine. Finalement, chaque personnage est un patient probable de psychanalyse voire de psychiatrie, et c'est très certainement ce qui fait la force de l'intrigue.

 

" Lisandra n'aurait jamais ouvert à un inconnu, Vittorio en était certain, elle n'ouvrait jamais la porte quand on sonnait, il fallait toujours que ce soit lui qui y aille, il s'en moquait parfois, ils étaient si différents à cet égard, elle qui s'enfermait à tout-va, lui qui rêvait d'un monde sans porte, il n'aurait jamais dû en rire, finalement Lisandra avait eu raison d'avoir peur, savait-elle d'instinct comment, un jour, elle mourrait? Et si on savait tous, d'instinct, au fond de soi, comment, un jour, la mort viendra nous cueillir, et si nos névroses n'étaient pas relatives à notre passé, comme on le croit toujours, mais à notre avenir, des cris d'alarme."

"Il dormait. Les autres continuaient de baiser, nous, nous avions déjà fini. Je me suis dit qu'il ne dormait pas, il voulait que je le laisse tranquille, les écouter en paix, je me suis dit que je ne l'avais pas rassasié, il aurait bien recommencé. Mais à côté. De l'autre côté du mur. La jalousie ne s'est pas évaporée dans son éjaculation. Non, elle s'est installée. Définitive. Désormais réflexive. La jalousie ne choisit pas celui ou celle qu'elle va animer, c'est plus torve, plus collectif, plus génocidaire. La jalousie ne veut pas détruire une seule personne, elle veut détruire un couple. Et tout ce qui va avec. Et la jalousie nocturne est devenue diurne. Il n'avait pas voulu prendre le petit déjeuner dans la chambre."

 

Avec la lecture de ce livre (offert), je participe aux aux matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten.

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Chut, j'ai un blog !

8 Novembre 2013, 05:00am

Publié par Alice

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Il y a un paradoxe que j'alimente depuis presque 6 ans, depuis que j'écris sur un blog : je suis dans l'anonymat pour ceux que je connais.

Mon entourage, dans sa majorité, ignore que j'ai une "seconde vie" sur la toile. Pourtant très souvent j'évoque mes copines, celle qui vient d'avoir son troisième bébé, celle qui vit en Basse-Normandie, celle qui a eu trois bébés d'un coup, celle qui lit énormément, l'autre qui vit en Alsace, ou encore celle qui compte les nuits dormies (ou non). Bref, vous toutes faites partie et êtes entrées dans mon quotidien.

En revanche, la réciproque n'est pas vraie, les amies et copines de mon quotidien n'entrent quasi jamais dans cet écran.

Je me demande souvent pourquoi je suis excessivement gênée quand une "vraie" personne apprend l'existence de ce blog, même si dans la pluplart des cas on me complimente sur mes qualités d'écriture et la beauté des photos. Je n'ai pas envie d'être jugée, j'ai aussi peur qu'on ait accès à ma vie facilement. La majorité des personnes qui m'entourent ne comprennent pas que l'on "affiche ses enfants, sa vie" sur le net, et pourtant ce n'est pas vraiment non plus ce que j'ai le sentiment de faire. Je n'ai pas envie de me justifier ni de réfléchir à la culpabilité que cela peut entrainer (étant donné que je ne la ressens pas!).

C'est totalement idiot j'en conviens mais surtout très paradoxal, voire quasi paranoïaque.

Si on me parle de mon blog, je change immédiatement de sujet. Pire, si j'annonce que j'ai un blog, que je donne l'adresse et qu'on ne m'en parle plus, voilà que je suis très mal à l'aise devant la personne (qui n'a, bien souvent, même pas été voir ce qui s'y passait). D'ailleurs, justement, personne à part ma mère et ma belle-mère (et ma bellle belle-soeur qui prend des nouvelles par ce biais), n'évoque ce que je publie, c'est comme s'il y avait un tabou : je ne te parle pas de ta vie virtuelle parce que j'appartiens à ta vie réelle.

J'aimerais souvent décloisonner. J'ai un Facebook avec ma véritable identité, où sont rassemblés mes amis d'enfance, mes collègues et anciens stagiaires, mais qui ignorent que beaucoup de mes amis ou des messages laissés ont un lien avec ma vie de bloggueuse. J'ai un autre Facebook, celui de bloggueuse aussi.

Un jour j'aimerais tout simplifier parce que même si ce n'est pas complexe, ce serait chouette aussi de voir apparaitre un ancien stagiaire, une ancienne élève, une copine, dans un commentaire. Cela bouclerait la boucle en quelques sortes, la boucle de l'amitié, virtuelle ou non!

Je serais très curieuse d'entendre vos témoignages à ce sujet, que vous soyez un de mes lecteurs que je connais mais qui passe anonymement ici, ou que vous soyez bloggueuse anonyme ou non.

 

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Et tu as eu 5 ans

6 Novembre 2013, 20:01pm

Publié par Alice

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A 10h26 tu es né. Il y a 5 ans.

C'est vraiment la semaine de l'émotion pour moi. 

Même si tu aimes que je t'appelle "mon bébé", que tu réclames des câlins comme d'autres réclameraient qu'on leur foute la paix, tu restes mon Pouic aux grosses larmes faciles, impossible de ne pas culpabiliser dès qu'on hausse le ton: "Mais pourquoi vous me grondez toujours?"

Même si tu ne peux jamais regarder tes dessins animés ou tes documentaires tranquille (maisheeeeeuuuu pousse-toi Ernest), tu sembles avoir la fraternité dans la peau. Tu prends soin, protèges ton frère, cherche à le comprendre. Gêné quand il se love contre toi quand tu te déhabilles ("tout nu Tato") et aimerais tant une petite soeur pour former la famille complète. Tu aimes ta famille, nous 4 mais aussi tes cousins, les miens, tes grand-parents, oncles et tantes. Tes amis sont la cerise sur le gâteau, mais pas tous les jours car c'est souvent le conflit.

Une part de toi est restée fils unique. Tu ne gères pas toujours la concurrence donc tu es l'enfant parfait quand nous sommes deux. Et comme nous ne sommes jamais deux ou presque...

Depuis une poignée de semaines ton comportement change, il devient plus facile de te raisonner, les colères et caprices vont toujours bon train (Idéfix) mais tu verbalises un peu mieux tes frustrations, ce qui nous laisse respirer (quoique ton frère semble prendre possession de la place vacante).

Tu m'étonnes très souvent. Là où je te pense indiscipliné, tu suscites l'admiration par ton vocabulaire et ta curiosité, ta capacité d'imagination et de réflexion et on me complimente beaucoup. Tes résultats scolaires sont bons, la maîtresse est juste agacée par les petits bruits que tu fais (tout comme nous). Tu ronges tes ongles même si tu ne sembles pas être un enfant stressé. Tu es excessivement gourmand et gourmet et on a décidé de mettre à profit ton amour des chiffres en te faisant énumérer tes 5 fruits et légumes par jour.

Tu aimes tout autant les lettres, les mots. Il faut toujours que tu connaisses la signification de tous les mots que tu rencontres alors je ne me gêne pas pour en glisser souvent des complexes dans la conversation.

Sans te plaindre, jamais tu t'enfiles ton paquet de médicaments chaque matin, toi qui pourtant n'étais jamais malade: vento, flixotide, allergène, aerius sont ton lot quotidien. On se jette un coup d'oeil tellement désolé chaque fois avec Papa.

Il y a des sujets sur lesquels nous sommes en guerre: les pulls en laine, les hauts à l'encolure "juste", les chaussures toujours soi-disant douloureuses à porter (j'en suis à la cinquième paire échangée cet automne). 

Tu nous étonnes toujours parce qu'on ne se doutait pas qu'un enfant pouvait à ce point ne pas aimer l'effort. Si nous cuisinons, tu t'arrêtes toujours au beau milieu parce que tu en as marre. La patinette, le vélo, la draisienne, 10 minutes maximum mais jamais plus. Jamais non plus tu iras à l'étage chercher une paire de chaussettes. Honnêtement, c'est la raison pour laquelle je t'ai inscrit au tennis que tu pratiques sans conviction, heureusement que tes deux copains y vont aussi. Tu nous as d'ailleurs prévenus que jamais tu ne seras fort.

Pourtant, si quelque chose te passionne (tout ce qui concerne les animaux, les dinosaures ou le jeu sur pc avec ton Papa, Lego Star Wars) tu peux rester des heures concentré. 

Tu ressembles énormément à ton Papa, tant dans le caractère que physiquement.

Avec et grâce à toi, j'ai sauté à pieds joints dans la maternité avec facilité, nuit et jour puisque tu avais décidé de ne pas dormir et de pleurer. Mais, sans microbes. Et j'ai adoré.

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Octave et moi, au retour de la maternité.

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Dessiner d'après lapin vivant !

5 Novembre 2013, 20:04pm

Publié par Alice

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Ce que vous voyez n'est très certainement pas ce que vous croyez.

En revanche, je vous autorise à penser que mon fils (mon aîné hein!) n'a manifestement aucun talent en ce qui concerne le dessin.

Il s'agit donc d'un Lapin, mais pas n'importe lequel, un Lapin-Cheminée qui a des bibis partout. Il est, bien sûr, en haut d'une montagne et compte redescendre grâce au toboggan noir.

En parlant de Lapin, la maîtresse cherchait un enfant qui pouvait apporter pour une journée un Lapin afin que les enfants le dessinent. Octave s'est évidemment proposé, nous avons trimballé une cage d'un mètre carré pour récupérer jeudi le lapin (pas du tout domestique) destiné à finir en civet de mon grand-oncle. 

Ce qui est chouette c'est qu'il vient de nous prévenir qu'au mois de février ou "un mois qui finit en -été", il faudra mettre une poule dans cette cage. Et là ce sera Mamie Véronique qui devra trimballer Grisette ou Houpette, bien plus habituées à picorer toute la journée dans le jardin qu'à être scrutées par 25 paires de mini-yeux, un stylo à la main !

 

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J'ai tenté de neutraliser les petits, en vain !

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Deux Ans

4 Novembre 2013, 20:36pm

Publié par Alice

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Deux ans.

La nuit dernière encore tu as dormi niché dans mes bras, la tête contre mon sein, comme le nouveau-né que je découvrais ce 4 novembre 2011.

"Baiser Maman" "Tout doux Maman".

La nuit dernière encore je n'ai pas supporté entendre tes cris et tes pleurs. Nous t'avons glissé dans notre lit pour une impossible nuit à trois, comme toujours. Pourtant nous nous sommes attendris quand, une fois calmé, tu as retrouvé ta position de lapereau, quand nous t'avons enlacé de nos quatre bras pour mieux te sentir si petit.

Notre Petite Frisquette, 

La nuit dernière je guettais ton souffle, me souvenant avec émotion de l'attente de te rencontrer, l'émotion de tes petits cheveux si foncés à ton arrivée et le soulagement étrange d'avoir deux enfants très différents.

Merci Ernest de nous rendre doublement plus fiers d'être parents.

 

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Dormir à la ferme en Normandie

3 Novembre 2013, 20:45pm

Publié par Alice

Il a suffit de prévenir les propriétaires de la Ferme du Val que nous avons deux enfants curieux et amoureux de la ferme pour recevoir un accueil tout particulier.

Le rendez-vous a été fixé à 16h pour accompagner Philippe, le propriétaire et éleveur, dans les champs pour rentrer les vaches à l'étable. Episode épique puisqu'ici, en Normandie, ce ne sont ni la pluie ni la gadoue qui manquent. Nous étions équipés (bottes, bonnet) mais cela n'évite pas les chutes (les deux mains dans la bouse, les bottes remplies de terre). La gamelle, c'était pour moi!

Nous les avons donc rentrées puis menées dans l'étable pour la traite. Au passage, nous avons salué les chevaux, les poules, les canards, ramassé et lancé des tas de pommes à cidre, caressé les veaux, posé mille milliards de questions et obtenu bien plus d'explications que nous pouvions en espérer!

 

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Le temps de changer de pantalon, de nous laver les mains, de nettoyer les bottes, Laurence, la propriétaire nous faisait chauffer notre lait de ferme pour un goûter délicieux.

Puis, un feu de cheminée, une caisse de Playmobils et de livres de photos plus tard nous avons dîné pour un prix modique (12 euros/adulte, 5/enfant) une assiette gourmande : quiche maison et salade, pommes de terre écrasées et Cantal pour les petits, assiette de fromages avec verre de vin et fromage blanc nappé de caramel maison.

Une belle chambre (2 lits 2 places) pour une nuit de folie (encore une fois la maladie n'a pas épargné notre virée!!! la varicelle a violemment attaqué notre Ernest), et en une petite demi-heure, nous sommes rentrés le lendemain à la maison, heureux, épuisés et des souvenirs à raconter!

 

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(Il faut compter 60 euros pour deux personnes, 12 par personne supplémentaire et 5 pour un lit bébé)

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5 mois avec Le Chat

1 Novembre 2013, 09:03am

Publié par Alice

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Le Chat fait pleinement partie de nos vies et de notre famille. Nous sommes cinq depuis 5 mois.

L'Epoux qui s'en défendait encore il y a peu de temps, est complètement gaga. Il lui fait de gros câlins et baisers dès qu'il rentre tard du travail (et je ne peux, chaque fois, m'empêcher de penser: "Et moi?"), m'appelle pour me demander inquiet si j'ai appelé la clinique vétérinaire pour savoir comment l'opération (stérilisation) s'était passée. 

Ernest a fait de lui son plus grand compagnon de jeu puisque Le Chat est docile et collant. Deux qualités qui ne lui ont pas échappé. Le Chat devient oreiller sur la table à langer, adversaire pour un foot, peluche pour des câlins et baisers, patient docile pour une séance de docteur, monstre terrifiant quand il se laisse enfermer dans la chambre le soir, et cheval quand Ernest lui court après pour grimper dessus.

Octave lui, l'aime pour les câlins. Et je ne sais pour quelle raison mais Le Chat adore emm*rder Octave en lui croquant les doigts ou pour lui griffer doucement les bras donc les câlins ne sont pas si fréquents finalement. En revanche, quand notre Grand Blond n'est pas à la maison, Le Chat erre comme une âme en peine, nous collant sans cesse, pleurant, réclamant des caresses.

Moi je le nourris avec Ernest, je le câline assez peu car je ne m'assieds pas souvent durant la journée mais je m'émeus et m'amuse mille fois par jour de ses mines et facéties. Je surveille : où est-il? quand nous quittons la maison est-il dehors? si oui, faut le rentrer sinon il va nous suivre dans la rue (= danger) et grimper dans la voiture d'où nous aurons un mal fou à le déloger? Est-il dans la chambre d'Octave où, à cause de l'allergie aux acariens, on le vire à présent, cherche-t-il des misères aux poissons (déjà un décédé, coupé en deux un étage plus bas)?

Notre Chat me fait penser à un Chien puisqu'il nous suit quand nous nous promenons dans la rue, répond quand on l'appelle et rentre illico dans la maison quand on le siffle depuis la porte d'entrée. Il dort sur le palier entre les deux chambres des garçons pour ne rien louper. Se raidit toutes griffes dehors et crache quand un inconnu pénètre dans le jardin et que les enfants sont dehors. Il se mêle à tous les moments de joie puisqu'il nous rejoint systématiquement dans la salle de bains quand vient l'heure de la baignade, demande à sortir pour faire ses besoins. Jamais un coup de griffe sur un canapé, une porte, un meuble: le paillasson et le jardin lui suffisent. Een un mot, Notre Chat est parfait.

La tentation est grande de lui trouver un(e) compagnon(ne), mais nous avons décidé d'un commun accord d'attendre le printemps pour agrandir la famille une nouvelle fois.

 

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L'entre-temps de René GUITTON

31 Octobre 2013, 12:20pm

Publié par Alice

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Quatrième de couverture

Le petit Alex né dans un camp d’internement perdu au fond du Maroc est devenu un homme. Un homme plus vieux que ne l’a jamais été son père, marin, qui l’a façonné et fasciné. Il lui a appris les bateaux, les avions, la contemplation du rayon vert des couchers de soleil, l’ouverture aux autres, et la loyauté. C’est d’ailleurs par loyauté envers sa mère et son père qu’Alex revient en terre natale : depuis trop longtemps séparés, ses parents doivent être enfin réunis, en France. Et l’enfant devenu adulte se nourrit du souvenir de Rose, sa mère, jeune modiste italienne, sauvage et envoûtante, de ses grands-parents épris de liberté, de Yemna la juive, de Mina la musulmane, de sa tante d’Amérique, de ses cousins d’Afrique…
Dans ce roman sensible et fort, écrit avec pudeur et élégance, s’enchevêtrent les alliances perverses de la Seconde Guerre mondiale qui précipitent Rose en captivité. Malgré la tragédie du monde qui s’écroule, le bonheur d’être ensemble l’emporte sur la cruauté. Au fil d’un « tu » timide et délicat à la voix sobre et retenue, le fils s’adresse au père, dans une quête des origines visant à saisir enfin quelques parcelles du mystère de la filiation.

 

L'entre-temps est un roman d'amour filial poignant.

Au début de la lecture, j'avoue m'être un peu ennuyée, me demandant où le narrateur nous emmenait, ces souvenirs d'enfance étaient émouvants mais trop personnels et si individuels... Je n'étais pas vraiment à l'aise, ne trouvant pas ma place dans ce récit qui me semblait si idéalisé. Le regard que le narrateur porte sur son père est totalement dénué de tout esprit critique. 

Progressivement, c'est la tendresse omniprésente qui m'a émue : cet homme devenu adulte qui veut réunir ses parents et qui, par la même, retourne au Maroc pour se souvenir, une dernière fois de cette enfance hors du commun. Il a fallu que le souvenir explique le présent pour que je réunisse les pièces du puzzle de ma lecture.

C'est une véritable déclaration d'amour au père disparu beaucoup trop précocement. L'homme a retrouvé les souvenirs, les mots et les sensations de l'enfant qui prend la plume pour raconter avec une sensibilité inégalée.

Chaque souvenir a une symbolique pour l'enfant qu'il était et pour l'adulte qu'il est devenu.

L'écriture est fluide et très belle. Les images foisonnent, c'est un véritable plaisir se se promener au gré des mots.

"Les jours s'écoulaient, et j'attendais de te revoir. Aude appartenait à Rose, comme je t'appartenais.  Je partageais ma mère avec la nouvelle née à qui elle vouait ses heures, rythmées par la toilette, la pesée, la tété, l'attention, les babillages, les sourires, les regards et les caresses. Mon univers se rétrécissait ; je m'y sentais  de plus en plus à l'étroit. Même loin, tu devenais chaque jour davantage mon père, ma force, ce havre où je me réfugiais. Un oiseau se posait sur une branche, et je devenais moineau à mon tour, et toi mon rameau."

" J'ai refermé tes mains sur ta poitrine comme pour fermer ton corps. Je venais de te perdre. Pas de ces disparitions dont on espère retrouver un jour le disparu. Là, perdu à jamais, parti dans ton errance sans fin, en dehors de moi, hors de tout, pour le dernier voyage, le plus rien, le néant. Finis nos histoires sans paroles et nos sourires complices. Finies nos méditations vagabondes, et nos heures, côte à côté, à regarder la mer. Finie la quête du rayon vert ou les rêves de voyage à Lasekrem, dans les pas de Foucauld. Fini ta main refuge, ta main immense, musclée, rugueuse, ferme, rassurante, chaude qui prenait la mienne et m'entraînait dans ses élans. Fini. Tout était fini. Dieu n'existait plus."

 

Ouvrage offert dans le cadre de MASSE CRITIQUE de Babelio

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Les cartes envoyées

30 Octobre 2013, 07:00am

Publié par Alice

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Quand je vais chez mes parents, beaux-parents, grand-tantes, oncles, tantes et cousins, qui je vois accrochés sur le frigo, dans un pêle-mêle ou sur le buffet? Mes Blonds, sur les photos que j'envoie pour inviter à partager le goûter d'anniversaire ou les traditionnelles cartes de voeux (une photo "à texte").

Cela me flatte beaucoup de les voir chez ces personnes que j'aime. Alors je continue même si c'est quelquefois loupé car jamais aussi parfait que je le souhaiterais, ou parce que mon ordinateur fait des siennes (et sacrément en ce moment).

Voici une des photos retenues pour les cartes d'invitations (5 et 2 ans). Les festivités débuteront dimanche après-midi pour le goûter avec mes grand-mères (enfin celles qui font office de), tantes, cousins et mon frère avant le GRAND départ.

Lundi à la crèche, jeudi à l'école (en classe + à la garderie), samedi  prochain avec les frères de l'Epoux et un jour plus lointain j'imagine au Poney-Club avec les copains d'Octave. Voilà la formule que je pense retenir pour inviter sans stress 10 enfants (qui sont surtout les enfants de nos amis ou les fidèles copains d'école) qui eux aussi ont invité mon fils.

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72 et ça se complique.

29 Octobre 2013, 08:29am

Publié par Alice

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Dans quelques jours j'aurai réuni mes 100 coupons et le vrai travail va pouvoir commencer.

Je m'interroge sur la manière de procéder, voici donc quelles sont mes intentions (arrêtez moi si vous avez des idées qui vous semblent plus pertinentes) :

- je vais laver mes coupons et les repasser

- je cherche ensuite une pièce rigide (carton épais, bois, plastique) de 19x19 cm pour faire le bâtis de mes coupons et tracer sur l'envers le carré qui me servira de guide pour passer avec ma machine à coudre.

- une fois que j'aurai assemblé mes 100 carrés, je voudrais coudre un tissu blanc au dos et faire un point tous les 4 carrés, de manière à donner un aspect matelassé.

- ensuite je vais coudre l'autre face de la couverture avec un tissu vraiment doudou, comme celui-ci. Le seul souci c'est que ma couverture mesurera 190 cm et que le laize est à 150 cm, je vais donc devoir assembler deux pièces de couverture et cela risque de ne pas être très joli.

- je pensais aussi faire une bordure type passepoil pour bien finir l'ouvrage. Bon, ça, c'est dans l'idéal hein.

Voilà, je ne suis pas certaine d'avoir la bonne manière de procéder alors si vous avez des conseils ou des idées, je veux bien!

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