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De l'autre côté du miroir d'Alice

Ici on est gentil

28 Novembre 2016, 05:00am

Publié par Alice

Ici on est gentil

S'il y a vraiment un truc qui me met dans une colère noire, après la minute de stupeur et d'incompréhension, c'est la méchanceté. Quand je surprends une parole humiliante, vexante ou un geste violent d'un des Blonds.

Quand j'entends un des copains d'Octave se retourner et lui dire : "Ha mais toi tu es lent parce que tu es gros". Je suis sans voix et puis ça monte, la grosse boule qui me coupe le son, la même qui me rend profondément triste. Je fuis la colère, parce que, finalement, ce serait répondre avec la même intention. Je me refuse à combattre avec les mêmes armes et les mêmes émotions.

Alors j'agis; ou je tente de le faire. En me protégeant tout d'abord. Exit de ma vie, de mon écran les intolérants, les racistes, les sectaires, ceux qui jugent tout, tout le temps et tout le monde. Place aux curieux, aux intrigués, aux tolérants.

Au quotidien j'écoute plutôt les fragiles, ceux qui viennent de loin, et parce qu'ils sont noirs, sont mal regardés, mal jugés, insultés. Eux "pourtant" sont Français. Parce qu'il y a les autres aussi que j'écoute, ceux qui divisent, ceux objets de haine, les migrants.

Mais il y a aussi la misère, ceux qui ont faim, qui n'ont pas de quoi donner nourrir leurs gosses, et ça me rend triste, autant que ça me donne des ailes pour mettre en place des élans de solidarité partagée; parce que ceux là ce sont ceux aussi que l'on accuse de profiter. De quoi de qui, je me le demande bien.

Et puis il y a aussi ces petites violences quotidiennes, celui que tu laisses passer en voiture, qui te coupe la route sans un signe de remerciement, ces gens qui se garent sur le trottoir, le passage piéton et qui sont dangereux, le mépris de ceux qui croient et se sentent meilleurs que les autres, de ceux qui croient et qui se sentent jugés, comme stigmatisés par ceux qui ne croient pas.

Cette société est bouleversante dans ces petites et grandes agressions quotidiennes, où il faudrait se méfier de tous, de tout, où l'on deviendrait suspicieux, où la gentillesse deviendrait un défaut puisque souvent "trop".

J'ai parfois le sentiment de ramer à contre courant d'un torrent de haine et de violence.  Je suis lâche face au conflit, je ne cherche pas à argumenter ni à me justifier. Les combats, ce n'est pas pour moi. Mon drapeau blanc, c'est la transmission, la générosité, le partage. Ici on a le coeur gros, il y a de la place pour beaucoup, la seule condition, c'est la bienveillance.

 

Aujourd'hui, le thème du jour, c'est le coup de gueule, la colère à ne pas taire.

Et en décembre?  Le 5 : Votre tradition incontournable de Noël, le 12 : Recette de fete, le 19 : Wish list de Noel et le 26 : Flashback sur 2016

 

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Petit Poulet Curry

27 Novembre 2016, 08:05am

Publié par Alice

Petit Poulet Curry

Presque une semaine après lundi, voici ma recette préférée de poulet.

En fait, moi je l'aime de toutes les manières, de préférence vrai et authentique, tout droit sorti du poulailler de l'éleveur, non nourri aux antibiotiques et non emprisonné avec ses congénères dans un espace clos et surpeuplé.

Mais les Blonds le trouvent souvent secs, même si l'"os du voeu" qu'ils se disputent, croché par leurs petits doigts, ou les pattes mangées à la main ont leur succès.

J'au une recette testée, épicée et approuvée de poulet au curry; une recette toute simple, qui parfume (un peu trop) la maison quand je la prépare mais qui donne du goût à n'importe quel accompagnement basique.

J'émince trois échalotes que je fais revenir dans une poele, dans de l'huile d'olive, ensuite je coupe en fines lamelles les blancs de poulet. Je fais revenir le tout et laisse cuire, couvert, à feu très doux. A mi-cuisson, je saupoudre de curry et continue à faire mijoter. L'Epoux aime y ajouter des pousses de bambou.

Voilà, c'est prêt quand je verse de la crème fraîche (quoi, on est normand ou on ne l'est pas!) qui servira de sauce pour accompagner le riz basmati. Quelquefois je prépare ma crème fraîche à part, que je mélange avec du safran. C'est délicieux également.

 

 

Pour les autres recettes, c'est chez DameVivie, Ptisa, Labonoccaz, Aurore, MHF que vous les trouverez;

Et demain, rendez-vous avec un coup de gueule !

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La semaine des uns et des autres

20 Novembre 2016, 20:21pm

Publié par Alice

La pluie nous attendrit et nous lui ouvrons plus souvent la porte la nuit. Je pense que nous avons essayé toutes les stratégies possibles pour qu'elle soit moins caractérielle. Peine perdue. 

Alors quand elle rentre dans la maison, nous sommes presque heureux de la retrouver. En fait il est impossible de lui en vouloir vraiment, et encore moins de la punir.

La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres

Les Blonds, quant à eux, usent toute leur énergie, et pas toujours pour des conneries. Ernest renverse les rôles chez le dentiste, je pense qu'il se l'ai mise dans la poche, la gentille dentiste. Il poursuit ses cours de cuisine, même tardifs, en sélectionnant, éminçant avec attention les ingrédients qu'il souhaite pour sa soupe verte.

Octave prend avec sérieux ses cours particuliers d'échecs, mais aussi ses week-ends scouts. Il adore tout là-bas. Il s'est vraiment trouvé dans sa chemise Orange.

Et puis il y a eu ce dimanche, une partie de foot endiablée avec une flopée de potes, 20. Mais HEUREUSEMENT qu'on ne fête pas leurs anniversaires à la maison !

La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres

Et puis nous. Ici.

Moi qui ai terminé un roman, lauréat du prix Interallié, que j'ai énormément aimé : Repose-toi sur moi, de Serge Joncourt. Un autre de Luc Lang que j'aime déjà.

Des stagiaires, futurs flics, que je tente de sensibiliser à la littérature, et les surprises qui en découlent. Des dizaines encore de copies, dont certaines qui parviennent à me faire rire.

Un peu de déco, la Foire aux harengs et coquilles Saint Jacques de ma ville. Et puis la tempête, la pluie qui m'ont fait tant penser avec tristesse à ceux qui dorment dehors, que j'ai préparé des litres de soupe, des cake à la banane encore tièdes pour leur apporter.

Et comme une boucle qui se referme sur mes préoccupations : mes stagiaires que j'emmène demain dans une association locale qui aide les plus démunis, pour voir comment ces futurs gendarmes, policiers de demain, pourront tendre la main, avant, un jour, de "tendre aussi le bâton".

La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres
La semaine des uns et des autres

Je vous souhaite à tous et toutes une belle semaine, et on se retrouve demain pour parler "Poulet", ça tombe bien?!

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Lui, Daniel Blake

15 Novembre 2016, 21:15pm

Publié par Alice

Image empruntée sur le site Allociné

Image empruntée sur le site Allociné

Synopsis piqué à Télérama :  Atteint d'une maladie cardiaque, Daniel Blake, menuisier, ne peut plus travailler. Or, l'administration ne l'entend pas de cette oreille : il doit rechercher un emploi sous peine de sanction. Alors que, âgé de 59 ans, il doit apprendre à se débrouiller avec un ordinateur pour faire ses démarches, il croise le chemin de Katie, une femme célibataire mère de deux enfants. Elle a dû quitter sa ville natale pour ne pas être placée dans un foyer d'accueil. Ensemble, ils vont se serrer les coudes. Daniel finit par décrocher un emploi mais doit renoncer à cause de ses problèmes de santé. Il engage alors une bataille contre l'administration et ses aberrations...

 

Alors oui, allez voir ce film !

C'est le genre d'histoire qui vous touche en plein coeur, mais aussi qui, comme un boomerang, nous renvoie à une réalité sociale si proche de la nôtre. On y vient, nous aussi, c'est prévisible.

Ces dysfonctionnements, ces systèmes où nous sommes tous devenus des dossiers, non plus des humains avec une histoire, où tout est régi par des procédures, enregistrées à la minute près par des ordinateurs, où les cases sont inadéquates et surtout non linéaires.

Voilà typiquement le genre de film qui me glace d'effroi, mais surtout qui me laisse un sentiment de colère et de révolte qui grondent en moi.

Je suis sortie triste de ce film, triste pour les personnages, triste pour ce monde qui est le leur, mais aussi le nôtre et qui sera sans doute pire pour celui de mes Blonds. La solidarité comme pis-aller, celle de ceux qui doivent se serrer les coudes plutôt que se déchirer. S'entraider pour pallier. C'est là que j'ai perçu la lueur d'espoir, celle que je tente de metttre en oeuvre au quotidien et de transmettre.

Ne pas fermer les yeux, ne pas ignorer ; regarder, dénoncer, s'indigner. Collectivement ce serait mieux. Dire pour espérer bouger, ne pas se résigner.

Mais où allons-nous? Et qu'y pouvons-nous?

Si vous avez des pistes, je prends ... 

Les autres idées ciné sont ici : DuneileaParis, DameVivie, Swettylux, AnneLaureT, Pilisi, tOrtue, Wondermomes, MHF

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Prendre soin de nous

13 Novembre 2016, 20:37pm

Publié par Alice

Les mêmes informations qui tournent en boucle : attentats, commémoration, et puis Trump. Des émissions intéressantes, bouleversantes, qui me font pleurer.

J'ai désinstallé Facebook de mon téléphone. Assez d'écouter les mauvaises nouvelles du monde, qui me coupent de mon monde. Assez de lire la même chose, le dégoût des gens, leurs peurs et leurs colères. Assez de ces indignations stériles, parce que manifestement elles ne changent rien et pourtant on est (enfin ceux que je lis, j'entends) tous d'accord.

J'ai éteint et me suis plantée face à mes jeunes qui sont notre avenir, et qui ne votent pourtant pas. J'ai parlé de peurs, de citoyenneté, d'engagement, préjugés et racismes. Je leur ai dit: "Allez voter. Même rien, mais votez."

Après, je me suis sentie réconciliée. J'ai mieux regardé mes miens, je leur ai consacré mon temps, et je n'ai plus fait que cela. Et puis j'ai aussi pris soin de moi, coupé mes cheveux, choisi de nouvelles lunettes, acheté des derby, un jean, une écharpe. C'était superficiel. C'était pourtant nécessaire à ce moment.

Et puis, on a bu du vin tard le soir à deux, j'ai laissé mes Blonds chacun seul dans un bain, avec leur musique à écouter aussi fort qu'ils le voulaient. On a joué, discuté, chanté, patiné, ri et cuisiné. Nous nous sommes lovés.

Je voulais juste aussi garder intact le plaisir de cette lecture si belle, et puis en commander aussi deux autres de cette auteure.

J'ai travaillé, me suis concentrée et n'ai pas terminé le dixième de tout ce que j'avais à faire, et puis finalement ce n'est pas si grave, j'ai laissé de côté cette satané boule dans le ventre du vendredi, samedi et dimanche soir. J'ai plus de 100 copies encore sur mon bureau, un onglet ouvert sur mon ordi avec leurs dix questions d'actualité à préparer pour demain, et pourtant oui, tout va bien.

Prendre soin de nous
Prendre soin de nous
Prendre soin de nous
Prendre soin de nous
Prendre soin de nous
Prendre soin de nous

Demain pour le RV du lundi, il sera question d'échanges de titres de films : au ciné, en DVD, mais parlons du film à ne pas louper !

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Avec ou sans mon Blog

11 Novembre 2016, 18:00pm

Publié par Alice

Avec ou sans mon Blog

Non mais quelle idée ce thème du lundi (rédigé un vendredi...)

J'ai toujours entretenu une relation ambiguë à mon blog, d'aussi loin (8 ans) que je me souvienne.

Beaucoup de questionnements que je préfère laisser quelque part dans un coin de ma bonne ou mauvaise conscience : les photos des Blonds, l'intimité dévoilée dans une juste mesure, le plaisir d'écrire, le plaisir de photographier et celui de tenter de "créer" quelque chose de joli.

Et puis, j'habite une petite ville. Tout se dit, tout se sait. J'éprouve une réelle gêne quand je suis percée à jour. Et ces derniers temps, je le suis avec la diffusion de l'émission de l'interview sur France Culture. Quand on ne me dit rien, je suppose qu'on désapprouve et mon manque de confiance me fragilise autant qu'il me murmure que je dois m'en contrefoutre.Je suis aussi gênée face au silence qu'à l'écoute de compliments.

Et puis, que raconter? Je tiens mes rendez-vous du dimanche (quoique cette semaine, je n'ai pris qu'une seule photo !), ceux du lundi mais après? Je ne veux plus être derrière l'ordinateur le soir venu. Des idées, j'en ai plein la tête : des indignations, des passions, des plaisirs et des interrogations.

Ce qui dicte mes mots, ce sont des images, celles que je capture et qui m'inspirent. Je tourne en rond dans mon inspiration, souvent. Mes enfants grandissent et je ne leur volerai pas leur intimité, j'esquisse ce qu'ils sont, ponctuellement parce qu'ils me transforment et font de moi qui je suis, aussi.

Je ne viens ici que par plaisir, j'aime vous lire quand vous commentez sans répondre et je ne trouve pas cela bien, je n'ai pas cette rigueur, alors je viens vous lire, comme une réponse à vos mots.

Je ne suis jamais satisfaite de l'allure de mon blog, de son nom, mais n'ai jamais demandé cherché à le rendre "dynamique". Je ne réponds pas aux diverses sollicitations car je ne crois pas être dans l'attente d'un vaste lectorat. Je me plais ainsi, je ne me projette pas non plus. Pourtant j'aimerais quelquefois y écrire plus mais mieux. 

Huit ans et toujours autant de tâtonnements, comme à mes débuts, avec, quand même, cette gêne de me savoir lue qui s'amenuise très progressivement, parce que 40 ans, ça transforme un peu quand même et ça fait taire des peurs.

Lundi dernier il était donc question de notre BLOG ! et les autres participations sont sur FB

 

 

 

 

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8 ans.

7 Novembre 2016, 06:20am

Publié par Alice

8 ans.

8 ans. Et tu ne me ressembles pas, et puis si quand même beaucoup. Quelque chose dans ta manière de grandir, en toi, résonne en la petite fille que j'ai été.

Cette force de la nature, solide et massif comme du bois, comme si tu étais né en forêt, entre deux champignons rares qui se cacheraient sous les feuilles, et une cabane que tu te serais tant appliqué à bâtir.

Pêcheur, cueilleur, chasseur, petit d'homme qui se suffit de rien mais si souvent dans l'ennui parce que ce que tu n'as pas envie de faire un quelconque effort, qu'il soit intellectuel ou physique. Il faut jouer, même si c'est difficile ou complexe, mais ton intérêt doit passer par le jeu et la gagne surtout. 

Le petit d'homme des paradoxes, celui que je ne saisis pas toujours dans les méandres de sa pensée.

Tu manies les chiffres avec un naturel qui me déconcerte totalement : Tous ces calculs que tu te refuses à poser, comme l'impose l'apprentissage ; toutes ces combinaisons et autres stratégies que tu t'appliques à mettre en action sur un échiquier. A contrario il y a ces centaines de bande-dessinées déjà lues (pas de roman, vous comprenez, c'est fatigant...) mais cette orthographe si hasardeuse, si phonétique qui va à l'essentiel, et qui m'inquiète un peu quand même.

Très intrigué par les sentiments, ta compréhension s'arrête à l'histoire de la petite graine (aux dernières nouvelles il s'agissait d'un pépin de raisin) qu'un jour Papa a planté dans le ventre de Maman, en lui faisant l'amour, c'est-à-dire en l'embrassant sur la bouche. Si ce n'est pas exactement cela, ce n'est pas important, tu t'en accommodes. En revanche savoir pour qui nous allons voter, et pourquoi les migrants, ça, ça t'intéresse et te questionne.

Tu aimes beaucoup. Ton amitié est forte, quelquefois exclusive. Pour être aimé, tu distribues sans modération: bonbons, cartes Pokemon... Ta maladresse me touche, j'aimerais qu'elle m'agace moins quelquefois, quand tu te niches dans mes bras, me caresse les cheveux brusquement. Tu n'as pas toujours conscience de ta robustesse et il ne faut pas que ceux qui t'aiment oublient que derrière ton côté "costaud", tu es fragile et si naïf.

Ta confiance en toi et ta modestie sont aussi fortes que ton besoin de briller. Et souvent, tu fais des bides. Tu voudrais tellement être déjà grand, déjà autonome. Quand cela ne te fait pas éclater de rire, cela te met dans une tristesse folle. Le grand huit des sentiments et des crises... Difficile de t'enseigner la modération... Ton goût pour les écrans en fait d'ailleurs les frais.

Tu réfléchis vite, beaucoup, tout le temps. Peut-être trop, et le sommeil s'empare difficilement de toi. 

Petit garçon excessivement gourmand, il te faut tout goûter, rien ne te fait peur. Aventurier depuis ton canapé, tu y es si bien qu'il est difficile de t'en déloger. Toujours ces paradoxes. Si on n'a rien à te proposer d'intéressant (entendez la vie quotidienne = courses, bibliothèque...), tu refuses d'en bouger.

Nous avons de la chance que tu ne grandisses pas trop vite, qu'il te reste tant de choses à conquérir, dompter, notamment tes peurs. Plus les années passent et plus c'est vers ton Papa que tu vas, plus vous trouvez des plaisirs communs : la cueillette des champignons, les échecs, la pêche, les jeux vid'... je vous envie parfois car cela semble si simple entre vous. Cela ne m'empêche pas, chaque matin de te serrer fort dans mes bras, de savourer ton baiser que tu me donnes devant tous, celui que tu offres à ton petit frère, qui par jeu, le refuse pour mieux en être malheureux sitôt que tu entres dans la cour de l'école.

Des fois, je crois que je ne sais pas bien te dire combien je t'aime. Des fois je me sens aussi maladroite avec toi que tu l'es avec moi. J'aurais envie que tu redeviennes tout petit pour que tout soit évident, que je te protège contre ce qui pourra d'avance te blesser, en grandissant.

Des fois j'ai huit ans avec toi parce que mon rôle de Maman, je le découvre et le réapprends jour après jour avec toi.

 

 

( Il y a eu aussi par ici tes 7 ans, 6 ans, 5 ans, 4 ans

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Entre deux anniversaires

6 Novembre 2016, 13:11pm

Publié par Alice

Des bougies, des cadeaux, des gros et petits gâteaux, la semaine pourrait ne se résumer qu'à cela. Ceux de la famille, ceux de l'école, ceux du jour même, à quatre...

Une semaine de rêve pour eux, semaine qui s'achèvera (presque) demain avec l'anniversaire d'Octave. Les copains, on les prévoit tous réunis, une vingtaine, dans une salle de foot couverte.

Je crois que ce qui leur plait le plus dans les gâteaux, c'est la décoration. Au final ils pèsent trois tonnes, mais les copains ont adoré, parce qu'ils sont surchargés !

 

Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires

Cette semaine nous avons aussi tous repris le chemin du quotidien, des activités bénévoles et des dossiers de demande d'asile, un petit tour en forêt pour les Blonds avec une généreuse récolte de chanterelles, le soleil, les crêpes des grands-parents, les grosses siestes du week-end, le beau temps pour ma reprise, les premiers oraux de concours blanc...

Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires

Aujourd'hui, dimanche, nous sommes encore sans notre Octave, parti au Mans pour un championnat d'échecs. Nous le retrouverons ce soir, son menu d'anniversaire à lui, c'est sushi.

J'en ai eu assez des copies, de rester enfermée alors que les Blonds crapahutent dans les bois, j'ai suivi le rythme et cueilli mes premières chanterelles, admiré Ernest, devenu, comme son Papa, expert en champignons.

Pendant ce temps, le pot-au-feu cuisait tout doucement, en nous attendant..

Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires

Bon dimanche à tous,

Demain, il sera question de blog, du nôtre. Mais ici, il sera aussi et surtout des 8 ans de mon grand...

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Et il a cinq ans

4 Novembre 2016, 05:00am

Publié par Alice

Et il a cinq ans

Tu as prendu cinq ans mon Ernest. Mon Nanou. Mon néné. Mon Zazou. Mon bébé. Mon Dadou. Poussette. Didou. Zoune. 

A les cinq ans, tu avais décidé que tu seras grand. Et en effet, tu as poussé d'un coup d'un seul, depuis peut-être que tu es rentré chez les "Grands", comme si tu avais retardé autant que tu pouvais le moment de t'ouvrir au monde,  ce monde qui s'est longtemps arrêté au regard de ta maman, le mien.

Quel soulagement de te voir questionner sans cesse, t'interroger sur des mots que tu entends depuis des mois, voire des années. Tout y passe, des pourquoi, des comment, attendus, espérés.

Et pourtant, il t'a fallu sûrement quatre ans pour mémoriser le prénom de tes grands-mères, "Mamie Rien" et "Mamie L'autre", c'était un peu vexant, à force. Et puis ton nom de famille, où il a fallu te menacer de ne pas t'emmener en vacances en Angleterre pour que tu le retiennes, alors que celui de tes amis t'est familier.

Toi dont j'aime la douceur et la délicatesse, les câlins si tendres. Toi qui ne distribues pas ton amitié au premier venu mais qui aimerais emprunter les copains de ton grand frère, toi qui  le débines toujours ce grand frère, mais qui se désole de le voir triste ou puni, ton Octave.

Toi qui ne sais pas marcher, qui cours sans cesse, la boule d'énergie qui se laisse surprendre par le sommeil à tout moment, mais qui cherche, quelquefois le repos dans cette couverture toute douce dans laquelle tu t'enroules pour trouver le calme et la solitude, là-haut, dans votre chambre.

Toi, le premier enfant que je vois jouer des heures dans sa chambre, avec ses voitures, dinosaures, que tu alignes sans fin. Ta passion pour les pistolets, ton ennui devant un dessin animé, tes éclats de rire aussi parce que tu sais voir le drôle partout, parce que tu es notre complice, notre malicieux.

Le petit garçon aux animaux, qui fait preuve d'une infinie douceur pour approcher un chat, un chien. Le Blond aussi aux susceptibilités, aux cris perçants qui n'oublie jamais que c'est une manière d'obtenir gain de cause, toi à la larme sur commande. Petit Piment qui aime ce qui pique, qui a choisi des hamburgers "oui mais des vrais, ceux de la maison" pour le menu de son anniversaire.

Toi qui écoutes des heures et des heures de la musique "forte", ce qui signifie, pour toi, qui bouge, rythmée, ou mieux encore, ton gros bonheur, c'est le "Gros rap qui tue". Toi qui ne connais pas toujours ni nos noms, ni nos prénoms, mais qui reconnais du Picasso et du Andy Warhol, toi qui préfères entrer dans une église que dans un cinéma, qui aimes flâner, découvrir et visiter mais aussi cuisiner.

Toi qui m'épates parce que finalement tu n'es jamais là où l'on t'attend.

Toi à qui j'ai toujours le sentiment de ne pas consacrer assez de temps, toi que je verrai toujours un peu plus fragile, un peu plus vulnérable, parce que si petit, si nourrisson, tu m'as fait prendre conscience de la lourde angoisse qu'est la maternité.

A Toi, ma petite plume, si douce et si essentielle, je te souhaite une belle cinquième année. Avec tout mon amour, jusqu'à l'infini.

(et dans la série "Emotions" :

- sa première bougie

- la seconde

- la troisième

- et la quatrième )

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Ces rendez-vous

31 Octobre 2016, 06:00am

Publié par Alice

Ces rendez-vous

 Plus les années passent, plus je distingue clairement les grandes lignes droites et virages qui ont façonné mon chemin de vie. Et sans avoir de regrets démesurés, il y a des rendez-vous que j'aurais du ne pas honorer, des personnes qui auraient mérité de rester inconnues ou oubliées. A contrario, il y a des rendez-vous dont je me souviendrai toute ma vie, de grandes retrouvailles ou des uniques premières fois, notamment les césariennes programmées avec des rendez-vous fixés par mon obstétricien.

Au quotidien, je suis excessivement vigilante car beaucoup de plannings s'entrecroisent et celui de L'Epoux n'est jamais le même ; il faut donc anticiper les sorties d'école ou invitations. Au boulot les stages de mes élèves se superposent et je redoute ma précipitation qui me rend souvent étourdie. Les activités d'Octave aussi, entre les tournois d'échecs, les rendez-vous scouts et les matchs de rugby...

Il m'arrive d'arriver une heure en avance ou de confondre deux semaines. Je cherche sans cesse l'outil efficace qui me permettra en un coup d'oeil de mêler les obligations personnelles à celles professionnelles. Cette année j'ai "investi" dans un planning familial qui nous permet à tous de savoir "qui fait quoi" et surtout "qui peut faire quoi", il est simple et très clair, chacun a sa ligne et même Ernest peut identifier les activités qui sont prévues pour lui.

Chaque week-end j'y reporte mes horaires de travail qui deviennent de moins en moins fixes, et envoie une copie aux super mamies ou pointe les soirs de garderie.

C'est quand même une sacrée organisation... et je vous assure qu'en ce jour de reprise, quand je jette un oeil sur les semaines à venir (on parle des anniversaires des Blonds qui arrivent à grands pas, des gâteaux à préparer, des invitations familiales, amicales à lancer), je frôle le surmenage par anticipation. Et puis, peu importe, je serai ravie de les voir heureux, satisfaite d'avoir tous ceux que j'aime autour de moi... mais ce que je caserai bien au milieu de ces heures, c'est une escapade à deux pour juste flâner, s'aimer et se le dire 24 heures.

(A bon entendeur qui ne lit pas mon blog !)

 

Vous l'aurez compris, ce lundi, chez Zaza, ici, chez Labonoccaz, Mamancalimero, Swettylux , Pilisi, Despe, Ptisa, MHF sur le groupe Facebook, il est question de Rendez-vous !

Et en novembre?

7 novembre : mon blog et moi. Depuis combien de temps bloguez-vous? Vous aimeriez qu'il soit différent, comment le rêvez vous ?

Lundi 14 : Au cinéma ou à la télé en DVD, quel film doit on absolument voir cet hiver ?

Le 21, Le poulet, tu le prépares comment ?

Le 28, Un coup de gueule, une colère à ne pas taire ?

Ces rendez-vous

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