Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
De l'autre côté du miroir d'Alice

Comme si juin devenait novembre

3 Juillet 2016, 07:04am

Publié par Alice

On pourra tout d'abord évoquer le temps vraiment pourri, la cheminée allumée certains soirs pour contrer l'humidité latente et la fraîcheur du soir (et de la journée aussi d'ailleurs). Et puis la pluie aussi...

Mais il y a aussi l'anniversaire d'Octave que nous avons fêté 8 mois après le "vrai" alors 7 ou 8 ans, on ne savait plus très bien s'il fallait célébrer celui qui est passé ou celui qui viendra. Peu importe, on a donc fêté les 7 ans et 8 mois.

 

Dimanche, après avoir corrigé mes dernières copies, j'ai retrouvé mon Ernest dans le jardin bucolique de ses papi/mamie. La petite pause au calme était bien agréable...

 

Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre

Un début de semaine plutôt urbain pour un rendez-vous en famille chez l'ophtalmo, un petit tour de boutiques, les soldes ...

Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre

Le temps est pourri. Place aux activités d'intérieur et aux jeux de société. Repos forcé pour mon Octave qui souffre d'une dent mal soignée, après une première visite chez le dentiste, une seconde s'impose autant que la douleur.

Jeudi sa dent (une molaire ENORME) est arrachée. C'est un gros traumatisme. Je lui offre ses premiers mangas qu'il tourne en tous sens pour les lire.

Je prends conscience que nous partons en amoureux en début de semaine prochaine, quelques jours en Angleterre, et qu'il est largement temps de me soucier des petits cadeaux des maîtresses, je trouve mon inspiration chez la talentueuse Mini.reyve.

Vendredi soir je guette, inquiète, la couleur du ciel depuis mon lit, en espérant que demain il fera beau pour fêter, en bord de mer, avec une dizaine d'enfants armés de "pousseux", les 7 ans et 8 mois d'Octave.

 

Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre

Son jour J. Il fait beau, le vent souffle mais le soleil est là et c'est inespéré !

Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre
Comme si juin devenait novembre

Je n'ai pas évoqué cette semaine mon engagement humanitaire et les migrants parce que j'ai honte de ma ville communiste qui grillage le seul abri couvert (mais ouvert) dans lequel ils pouvaient d'abriter de la pluie, honte de ce rassemblement anti-migrants qui a eu lieu samedi (un peu rassurée quand même par le flop - une dizaine de personnes visibles), honte de l'errance à laquelle on les oblige, comme des animaux errants. Non pire en fait.

Bref.

Bon dimanche à tous, les autres participations sont ici

Voir les commentaires

Mes résolutions, six mois plus tard

27 Juin 2016, 04:45am

Publié par Alice

Mes résolutions, six mois plus tard

En janvier, des résolutions, j'en avais à la pelle ! Je n'éprouve aucun complexe par rapport à cela, et ne me sens pas très ambitieuse mais si je peux trouver une occasion de rendre ma vie meilleure et pour cela, me fixer des objectifs, pourquoi pas...

C'était écrit ici, les voici, agrémentées de mon bilan

* Dépasser mes angoisses et ne pas laisser les noeuds se faire * Y'a un léger mieux, même si je ne me sens jamais à l'abri des angoisses fulgurantes qui me paralysent soudainement. Il suffit d'un léger inconfort, d'un court malaise dus à une situation oppressante ou inédite. Bref, il suffit de bien trop peu à mon goût.

 

* Retourner à la piscine malgré le vent et la pluie (et le froid) * Loupé, j'ai passé beaucoup de temps près de l'eau de mer à distribuer des poignées de mains, de la nourriture aux exilés, mais pas vraiment à nager.

 

* Perdre 10 kilos * Je ne me pèse plus, ça vous donne un indice d'où j'en suis? mais je suis vraiment devenue raisonnable.

 

* Décorer la maison avec la même rapidité et énergie avec laquelle j'ai décoré notre chambre Il aurait fallu du temps pour cela, même si c'est déjà fait pour la cuisine ou la chambre des Blonds.

 

* Poursuivre ma lutte contre la procrastination *

Là je deviens vraiment au point, même si ma priorité a été de gérer le réel (impôts, papiers, démarches diverses) et pour le blog et autres mails en suspens, j'en suis loin.

 

* Terminer les mois en positif sur mon compte en banque * Encore loupé mais j'aime définitivement me sentir libre d'offrir sans modération .

 

* Ecouter de la musique tous les jours, comme une formule magique qui procure du bonheur * C'est fait ! surtout branchée à l'aide d'une seule oreillette sur ma bicyclette

 

* Me montrer plus patiente avec les Blonds * Oui, y'a du mieux mais Ernest entend aussi beaucoup mieux ma lassitude de gérer ses crises

 

* Etre une compagne attentive et à l'écoute * Oui ! le dialogue, l'écoute...

 

* Manger mieux et cuisiner davantage * Oui !

 

* Penser à ma reconversion professionnelle * Bof... je corrige un journal, rédige mon blog, ma chronique. Enseigner me lasse épisodiquement. Alors...

 

* Ranger / organiser le bazar ambiant * C'est un peu mieux, je range par le vide.

 

* Ne pas oublier d'avoir une vie amicale vivante malgré les horaires de L’Époux, les copies et les Blonds souvent surexcités * Oui et non parce que finalement mes amies ont les mêmes contraintes que les miennes pour quelques années encore, parce que bien souvent, quand je suis seule, sans contraintes, j'aime le rester (seule).

 

* Mettre à jour totalement vos participations des Lundis à deux * Pas terrible hein?

 

* Ne rien toucher à ce qui va très bien, sauf pour amélioration : notre amour, L’Époux et moi, les moments privilégiés avec les amies, les copains, la famille... * 

Quelle conclusion optimiste... je n'irais pas jusqu'à en inventer de nouvelles... quoique ;)

 

J'ai la chance de me savoir, de me sentir heureuse et bien entourée. Bien sûr que rien n'est parfait, mais heureusement que les imperfections sont là pour donner une marge de manoeuvre.

Alors oui, sur le chemin des six premiers mois de 2016, j'ai oublié des trucs très importants comme le sport, la piscine que j'ai vraiment envie de pratiquer, mes copines sûrement aussi, l'allègement très certainement. Et puis ces angoisses qui ne se font pas la malle aussi vite et simplement que je le voudrais...

Mais voilà, tous ces compromis c'est le travail de toute une vie, non?

 

 

Pour la semaine dernière, le thème était touristique puisqu'on parlait du coin à visiter près de chez nous, et si vous voulez voir les participations de MHF, DameVivieDespe, Pilisi, Wondermomes, AnneLaureT, Ptisa, c'est ici, sur Facebook.

Voir les commentaires

Avec eux

26 Juin 2016, 07:39am

Publié par Alice

L'été est arrivé !

Et si je passais peu de temps derrière mon ordinateur, je ne l'allume quasiment plus depuis que le soleil est arrivé.

Je déserte le blog, les livres... sans cesse par monts et par vaux avec mes Blonds (ou pas) et je n'honore même plus mes rendez-vous du lundi, ce qui ne me plait pas.

Dimanche dernier, nous nous sommes retrouvés pour un goûter en famille : fête des pères et anniversaire. Je pense au mien qui est loin et que je ne verrai pas cet été ...

Avec eux

Le début de semaine a été marqué par la nouvelle expulsion des migrants du bout de terrain sur lequel ils étaient. Sans solution de repli, sans plan B.

Je ne comprends pas. Plus. La mairie (communiste) s'acharne sur eux, nous. Il doit me manquer un élément de compréhension. On doit blâmer les migrants économiques, le Brexit permettra peut-être de contenter les espoirs de ces jeunes et l'intolérance politique?

Et moi qui déjeune en tant qu'invitée à la table d'honneur à l'hippodrome pour aller ensuite donner des papiers au commissariat pour libérer un "malheureux candidat" au passage des barbelés du Transmanche.

C'est la fête de la musique, je suis passée entre les notes à vélo, pas vraiment convaincue...

Il fait très chaud avant l'orage. Mon Ernest et ses pistolets... et ce camp dont on protège les tentes données par Médecins Sans Frontières, mais pas encore rasé. Cet entre-deux qui les fragilise et les rend si vulnérables dans la ville, peut-être pour mieux donner raison à ceux qui les méprisent...

Avec eux
Avec eux
Avec eux
Avec eux
Avec eux

Ernest s'écroule dans la voiture en route pour assister au spectacle de l'école d'Octave. Impossible de le réveiller, je l'ai porté sur des mètres et des mètres sans jamais qu'il ouvre un oeil; il ronflait lors des 30 premières minutes...

Beaucoup d'émotion quand j'ai vu/entendu mon Grand si sérieux, si appliqué avec sa petite voix aiguë si juste.

La fin de la semaine je leur consacre, et c'est bon d'être seule avec mon Grand, après le rendez-vous lectures de la biblio, où je repars avec des romans plein mon sac et j'ai l'espoir de m'y plonger à nouveau à en perdre la notion du temps.

Nous parions sur les résultats du foot, le gain c'est le choix du dessert, et même si nous ne maîtrisons pas tous les enjeux d'une égalité dans le temps règlementaire, nous saurons que celui qui avait parié l'égalité a été lésé.

Avec eux
Avec eux
Avec eux
Avec eux

Aujourd'hui le soleil a disparu, Octave gère moyennement la déception de ne pouvoir se rendre à son tournoi d'échecs à 1h de voiture de la maison (4heures de route pour moi en une journée, c'est trop), je dois terminer la correction du journal (et accessoirement de mon dernier paquet de copies de l'année).

Je vais accélerer le mouvement pour préparer mon Lundi à deux, et mettre à jour celui de la semaine passée ;)

Et toutes les autres participations c'est ici

Voir les commentaires

Quand la vraie vie ne laisse pas de répit

19 Juin 2016, 07:29am

Publié par Alice

Le tourbillon de la vie : j'ai beau avoir un semblant d'organisation, il y a toujours plus d'impératifs, d'urgences à gérer et le mois de juin c'est celui des kermesses, des spectacles, réunions...

On ne s'ennuie pas, je n'ouvre même plus mon ordinateur, la "vraie vie" nous happe, les humeurs d'Ernest n'ont jamais été aussi bruyantes (quel euphémisme!)

En début de semaine dernière il a fait beau, mais cela n'a pas duré... comme partout ailleurs semble-t-il.

Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit

Je donne toujours des cours de français même si les "apprenants" ne sont pas ausi réguliers que mes autres, les "vrais" : la faute aux arrestations, aux arrêtés d'expulsion. Sacrés circonstances atténuantes, hein?

Mon Grand est touché par la Footballmania et c'était donc la première fois que la maison résonnait au rythme des sifflets des arbitres.

Heureusement le cours hebdomadaire de tennis change la forme du ballon et leur investissement physique pour le rendre plus concret que derrière l'écran.

Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit

Jour après jour, ils deviennent autonomes : l'association a installé une kitchenette sur le camp afin que les marmites de 10 kilos de pâtes bolo cuisinées à la maison deviennent un souvenir.

Le 12 nous fêtons nos 6 ans de mariage civil.

Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit

Pour bien débuter la semaine, j'accompagne mon zouave chez le dentiste. Il état tombé sur sa dent, qui de blanche est devenue grise et semble vouloir enfin retrouver une couleur plus claire. Gérer son stress a été compliqué (même si cela ne se voit pas du tout en effet sur la photo), il a été plus que chi... tétant les doigts gantés, et roulant des yeux tout en s'endormant sur le siège tandis que nous discutions. Bref, il ne s'est pas laissé faire et ça ce n'est pas étonnant.

Notre quotidien : les cris, chicaneries, le ferry (que certains appellent "notre bus", celui qui les attend (ou plutôt qu'ils attendent à heure fixe), la jolie décoration de belle-maman...

Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit

Il fait gris, froid. Je décide de laver les couettes et oreillers des enfants. Cette histoire a occupé mon vendredi, je vous épargnerai les péripéties mais moi qui aime les lavomatics, j'ai eu ma dose de séance "je me berce en regardant le linge tourner".

Nous avons fêtons l'anniversaire de L'Epoux une première fois et c'était doux.

Hier, il y a eu un rayon de soleil timide, nous avons pris ballon et jeu d'échecs pour partager nos loisirs du samedi après-midi, par-delà les langues, les passeports, les conditions de vie ou les regards étonnés et/ou malveillants.

Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit
Quand la vraie vie ne laisse pas de répit

Aujourd'hui nous fêtons à nouveau les anniversaires, celui de L'Epoux et de son jumeau, mais aussi la fête des pères, et mon four et mon fouet m'attendent impatiemment pour pâtisser.

Bon dimanche à tous, les autres participations sont ici et on se retrouve demain pour parler tourisme? quel est le "spot" à ne pas rater près de chez vous?

Voir les commentaires

Sous les galets

13 Juin 2016, 09:46am

Publié par Alice

Sous les galets

Ici, en Normandie, pêcher coquillages et crustacés c'est tout un art de vivre... En été, à peine le pied posé à terre, on jette un oeil à la météo et aux marées (basse /haute), de ses horaires dépendront les activités de la journée.

Ce qu'on aime, ce sont les marées basses qui nous permettent de profiter des vastes étendues de sable pour créer des oeuvres éphémères ou pour anticiper l'apéritif du soir avec des crevettes grises ou de beaux bouquets roses. Attention toutefois, la vigilance est de mise, les falaises s'érodent et il est très dangereux de circuler en dessous, notamment quand la marée monte et que certains se trouvent piégés.

J'avais publié un petit manuel de pêche à pieds, vous trouverez d'ailleurs dans la rubrique Alice Normande beaucoup d'articles où il est question de mer et de marées.

En dehors de ces petites crevettes pêchées avec beaucoup d'application par les Blonds, j'avoue que je suis très méfiante et je mange peu de coquillages : moules, bulots, bigorneaux... j'ai toujours peur de "tomber" sur celui qui me rendra malade. C'est un peu idiot car j'en achète et en cuisine pour les enfants... (hou la mère indigne!!) j'en épluche aussi des tonnes pour des tartines au beurre salé gourmandes (ce qui en dégoûte plus d'un aussi!)

Les huitres, c'est aussi la spécialité du coin... finalement des gambas grillées c'est bien la seule chose que je trouve alléchante (comment ça j'ai des goûts de luxe?!). Heureusement que ma conscience citoyenne et les pêcheurs locaux qui vendent le fruit de leur labeur en bord de mer, sitôt rentrés, me tentent régulièrement avec leurs solettes frétillantes.

 

Les fruits de mer sont au menu chez DameVivie, Ptisa, MHF, Wondermômes

Sous les galets
Sous les galets
Sous les galets

La semaine dernière nous évoquions les réseaux sociaux et la semaine prochaine prochaine, il y aura un point tourisme avec le site/ le paysage/ le musée à ne surtout pas louper près de chez vous.

En attendant on peut se retrouver sur Facebook !

Voir les commentaires

Réseau social et/ou asocial

6 Juin 2016, 04:00am

Publié par Alice

Réseau social et/ou asocial

Ce n'est certainement pas le moment le plus serein pour écrire ce post à propos des réseaux sociaux, tant je suis choquée par le contre-groupe haineux créé en réponse aux actions de l'Association dont je suis adhérente. Bref.

Instagram, toujours, parce que l'appareil photo de mon téléphone est le prolongement de mon bras. Snapchat? un tout petit peu, mais plus pour regarder que pour publier. Twitter? disons que c'est l'Alice lectrice qui y trouve sa place.

Donc voilà. Je cogite et cogite depuis des jours à propos de mon rapport aux réseaux sociaux. Facebook en tête, bien sûr. Quel formidable moyen de communication lorsque l'on ne veut pas perdre le contact (je crée chaque année un groupe secret pour chaque promo de stagiaires afin de continuer à avoir de leurs nouvelles), j'y ai vendu des kilos de fringues, en ai acheté tout autant, j'ai retrouvé ma correspondante anglaise du lycée, ai ajouté des centaines de contacts pour en supprimer peut-être des dizaines.

TOUJOURS de la bienveillance dans les commentaires... je dissocie mon blog de mon profil personnel. Je n'ai pas le sentiment d'exposer la vie de mes proches, sans pour autant les cacher, je suis certaine de ne mettre personne en danger et de ne pas dévoiler leur intimité

A mesure qu'ils grandissent, j'esquisse de manière plus floue la personnalité des Blonds, me questionne tout autant mais sans les exposer dans leur identité. En revanche, quand je prends un peu de distance sur mes écrits, je vois que je me dévoile davantage, les méandres, virages que me font prendre la quarantaine ou certains engagements... J'écris autant avec mes tripes qu'avec mon coeur.

Et puis, régulièrement ce besoin de prendre de la distance, des publications moins régulières, l'envie d'ouvrir un livre plutôt que d'allumer l'ordi. Je ne sais pas où le grand wi-fi ou la rapide 4G me portent, mais je vois bien qu'il me faut me protéger, ne pas chercher à lire, observer ce qui me dérange, me révolte, me peine ou m'insupporte. Si je ne laisse pas (tous) les autres aller vers moi, il faut aussi que je m'interdise d'aller vers l'Autre, au risque d'être souvent choquée, bouleversée ou révoltée souvent vainement.

Et toi, alors, ton rapport aux réseaux sociaux? C'est chez MHF, tOrtue, SophieBazar, Swettylux,

Mumchouette, MamanCalimero, PhenomenedeMaud, DameVivie, PtisaZaza bien sur que ça se passe...

Si tu n'es pas contre, on peut se retrouver sur Facebook ou chez Zaza, et la semaine prochaine, menu d'été, coquillages et crustacés !

Voir les commentaires

Avec le cœur, avec la tête

5 Juin 2016, 19:43pm

Publié par Alice

 

Dimanche c'était la fête des mères et de l'amour, il en pleuvait...

Tant mieux, je n'imaginais pas que la semaine qui s'annonçait alors être éprouvante, allait nous mettre face à des choix de coeur face à des réponses financières, politiques ou racistes (voire fascistes).

 

Lundi j'ai découvert des photos souvenirs sur mon téléphone

Avec le cœur, avec la tête
Avec le cœur, avec la tête
Avec le cœur, avec la tête

Mardi le déluge qui s'est abattu sur la ville nous a poussés à trouver des solutions aussi extrêmes que les conditions de vie dans lesquelles ils vivaient.

C'était tendu, éprouvant : les politiques nous répondaient politique alors que nous questionnions l"humain".en eux. 

Avec le cœur, avec la tête
Avec le cœur, avec la tête

Mercredi, évidemment, cela a fait la Une du journal local, mais aussi des médias anglais. MSF est venu à grands renforts de tentes dignes de ce nom. Il a fallu tous les bras pour les monter, et distribuer le repas dans un froid polaire, en plein vent.

Avec le cœur, avec la tête
Avec le cœur, avec la tête
Avec le cœur, avec la tête

Jeudi et vendredi j'ai repris pieds dans ma vie confortable de Maman, même si les événements des derniers jours (à moins que cela ne soit la feuille d 'impôts à remplir et la révision du crédit maison?) m'ont collé une migraine fracassante.

C'était la kermesse de l'école et Ernest a mis tout son coeur à chanter.

Avec le cœur, avec la tête
Avec le cœur, avec la tête
Avec le cœur, avec la tête

Samedi, la gourmandise a eu raison de mon grand et le voilà patraque. En passant par la bibliothèque, une partie de foot avec mes tout nouveaux élèves s'est improvisée et il a fallu affronter les regards pas vraiment bienveillants.

A propos de malveillance, je suis sous le choc de commentaires haineux, de groupes FB d'une violence inouïe concernant nos actions. Il y aurait donc "nos SDF" qu'il faudrait sauver mais en laissant crever les autres, pire, il y aurait aussi des "bons migrants" (dont personne ne veut) et des "mauvais migrants" qui ne risquent pas la mort chez eux mais n'ont pas le droit de tenter leur chance là où il fait "meilleur vivre". Quand je réfléchis, je n'exclue pas ce que mon coeur me dicte, et j'espère que si un jour mes Blonds n'ont pas d'avenir en France, ils auront l'énergie et la force de tenter l'ailleurs.

Avec le cœur, avec la tête

Aujourd'hui la pression de cette rude semaine tombe, nous faisons une énorme grasse matinée avant de conduire Octave à son tournoir d'échecs.

Encore une coupe dont il est très fier, un classement "Roi d'or" qui l'empêche de concourir dans sa catégorie pour les prochains tournois (je n'ai pas tout compris mais lui oui et c'est l'essentiel).

Avec le cœur, avec la tête
Avec le cœur, avec la tête

On se retrouve demain lundi pour évoquer le thème des réseaux sociaux : accro ou méfiant? Facebook ou Instagram?

Et les autres participations sont ici

Voir les commentaires

Etre mère ne me suffit pas

30 Mai 2016, 04:40am

Publié par Alice

(Souvenir d'une escapade à Brighton)

(Souvenir d'une escapade à Brighton)

Comme j'ai aimé allaiter mes Blonds, comme j'ai adoré les garder près de moi un peu plus longtemps que la normale (4 mois après leur naissance environ), mais comme j'ai aimé reprendre le fil de ma vie de femme.

Je ne pense pas être une mauvaise mère, mais des meilleures mères, je suis certaine que beaucoup le sont plus que moi : plus patientes, plus joueuses, plus constantes...

Je travaille à temps plein, mon salaire est correct et j'ai la chance de pouvoir récupérer mes Blonds dès la sortie de l'école 4 jours sur 5. Je partage également leurs vacances en quasi totalité. Grâce à cela, j'ai le sentiment de profiter pleinement d'eux au quotidien, de les voir grandir jour après jour. Je n'éprouve aucune culpabilité, si ce n'est celle d'avoir envie de ne pas les avoir "sur le dos" chaque fois que je sors du boulot.

Si j'aime être mère, et que cet état m'emplit de bonheur et me définit - aussi -, j'ai besoin d'être autre chose, de réfléchir, concevoir, m'investir dans d'autres projets, et plus je les multiplie, plus je me sens vivante.

Et si le thème de ce lundi est un week-end de rêve, la première chose qui me vient à l'esprit c'est un moment à deux, L'Epoux et moi, à quelques kilomètres de la maison ou bien plus loin, comme ces escapades que nous nous offrons régulièrement dans de beaux hôtels ou de jolis lieux. Nous sentir libres d'être deux, amoureux... nous retrouver en dehors de toute contrainte.

 

Et chez vous, alors, il a quelle forme le week-end de rêve? A découvrir chez SwettyLux, La bon occaz, Wondermômes, tOrtue, MHF

Je vous rappelle les thèmes du mois de juin chez Zaza, chez vous et chez moi :

 

Le 6 : Et si on évoquait notre rapport aux réseaux sociaux : Instagram, Facebook, Snapchat, Twitter, méfiante, accro ou pas?

Le 13 : Coquillages et crustacés, ça vous parle?

Le 20 : Un petit point tourisme, quel est l'endroit à ne pas louper près de chez vous? quel est le spot touristique à voir absolument?

Le 27 : 6 mois après les résolutions de janvier, si on faisait un point?

Voir les commentaires

Et puis il a récité son premier poème

29 Mai 2016, 08:02am

Publié par Alice

En un éclair nous étions arrivés à la fin de la semaine. J'ai la sensation d'avoir traversé les jours debout, sans pause,

Les Blonds grandissent et, la casquette bien vissée sur la tête semble être l'incontournable de la saison estivale qui s'annonce, comme leur Papa en somme. C'est mieux que les nu-pieds - à talons - aux ongles vernis qu'Ernest rêve de porter.

Les jours de pluie nous ont permis d'abuser du sucre (et de l'huile de palme), et d'allumer un feu de cheminée pas vraiment nécessaire. Et puis le soleil est revenu, et alors que je savourais d'avance le plaisir de lire, seule après l'école, sur un banc en surveillant vaguement les Blonds au grand jardin d'enfants sur la plage, je me suis retrouvée accompagnée de la mamie d'un copain de l'un et la maman de l'autre (j'avais déjà évoqué mon côté associable par moments? mais c'est oublier que nous vivons en ville, dans une petite ville, et qu'on ne peut jamais être incognito).

Et puis il a récité son premier poème
Et puis il a récité son premier poème
Et puis il a récité son premier poème
Et puis il a récité son premier poème

J'ai retrouvé avec bonheur les talons d'été, et sans avoir mal aux pieds. 

J'ai donné deux cours de FLE (Français comme Langue Etrangère) aux migrants, pas vraiment satisfaite de la rigueur (jamais les mêmes "apprenants", pas du tout le même niveau, la difficulté d'assimiler et communiquer avec ceux qui ne parlent pas anglais non plus), même si mon public ne s'en plaint pas une seconde.

Mes macaronis bolognaise connaissent un succès sans égal auprès des sans-abris et j'adore les voir se régaler. Notre petit groupe des membres actifs de l'association commence à sacrément prendre goût aux apéros / repas / discussions à bâtons rompus.

Samedi j'ai joué au tennis puisque c'était la rencontre parents/enfants sur les cours et ensuite, je me suis laissée piéger pour un déménagement (avec Ernest comme aide). Inutile de vous dire qu'un apéro plus tard, le soir venu, je me suis écroulée.

Et puis il a récité son premier poème
Et puis il a récité son premier poème
Et puis il a récité son premier poème
Et puis il a récité son premier poème
Et puis il a récité son premier poème

Et aujourd'hui dimanche, c'est la fête des mères, je pense à toutes celles qui n'ont pas pu l'être, celles qui ne le sont plus, à celles qui n'ont plus leur maman et mes larmes ont coulé quand Ernest a récité son premier poème, avec son joli cadeau à la main...

Et puis il a récité son premier poème

Bon dimanche à tous et toutes,

Les autres participations sont ici et on se retrouve demain lundi pour un week-end de rêve.

Voir les commentaires

A la frontière

23 Mai 2016, 21:24pm

Publié par Alice

A la frontière

A la frontière de notre pays et de ma ville en particulier, il y a l'Angleterre, la quête absolue, la destination finale après un long, très long et excessivement périlleux périple pour nombre d'entre eux.

Eux, ce sont les sans-papiers. Ceux qui, au prix de mains déchirées par les barbelés, de jambes cassées, "au mieux", tentent de franchir les hautes grilles protégeant l'accès au ferry.

Eux, ce sont ceux qui, à Calais, à Dieppe ou ailleurs perdent parfois leur vie pour les franchir, ces frontières de notre pays.

A la frontière de notre légalité, il y a un problème de papiers. La liberté est relative, d'où que l'on vienne, qui que nous soyons. Certains fuient un pays en guerre, des tortures, espèrent se protéger pour ensuite mieux protéger ceux qu'ils aiment, à moins qu'ils espèrent tout simplement, et le prix à payer pour cette espérance, c'est l'illégalité, la prison, les conneries auxquelles l'exclusion les pousse, parfois. Il y a aussi et surtout le bannissement de notre société (celle des humains) et le regard débordant haine que certains leur jettent.

A la frontière de notre humanité, il y a ces conditions inhumaines dans lesquelles on les laisse survivre. Des températures polaires, une pluie battante, une hygiène d'une précarité dégradante, les laisser crever de faim. Rien. Voila ce qu'il peut rester de notre humanité. Au nom de quelle inhumanité, au nom de quelles peurs peut-on avoir abandonné lâchement tout sentiment de philanthropie? Eux n'ont pas besoin de porter l'étoile jaune pour être exclus, pour ressentir la haine qu'on leur porte, la peur et la menace qu'ils représentent... non, il suffit d'entendre leur langue différente, de voir la couleur de leur peau, plus foncée, peut-être, à moins qu'il ne s'agisse de ces fameux papiers qu'ils n'ont pas.

A la frontière de notre solidarité, il y a ces gens que je côtoie à présent, comme une famille humaine, qui, même si l'altruisme n'existe sûrement pas, ressentent suffisamment d'empathie pour voir en ces jeunes leurs propres enfants, leurs frères, qui, s'ils ne sont pas de sang, sont leurs frères humains.

Des jeunes oui, pour la plupart, à notre frontière, qui ne sont pas menacés de mort chez eux, mais rêvent simplement à un avenir : sortir d'un pays corrompu pour espérer travailler décemment, aider leurs parents à survivre certainement plus qu'à vivre. Est-ce mal? Il serait espagnol, américain ou antillais, on le trouverait courageux. Il est albanais, kurde, il devient gênant, sa misère et ses ambitions de vie meilleure nuiraient à notre vie en société, à notre bonheur. 400 000 personnes, qui, vous ne pensez pas, rêveraient de vivre en paix, dans notre normalité, chez elles, près de ceux qu'elles aiment : amis, parents, femmes et enfants ? si seulement si...

A la frontière de ma sensibilité, il y a moi, qui garde certaines nuits les yeux ouverts, bien au chaud sous ma couette, quand j'entends la pluie s'abattre sous mes velux, pour les imaginer dans leur campement de fortune, trempés, sans rechange, sans abri sec et chaud.

Il y a L'Epoux et moi, qui passons des heures derrière les fourneaux, apportant un peu de notre confort, en préparant un repas qui nous ferait tous saliver, il y a ces gâteaux préparés, ces bougies soufflées pour célébrer un anniversaire, ensemble.

Il y a cette humanité que j'aimerais réhabiliter, ces préjugés que je rêve de casser (au moins un peu), cette individualité que je tente de porter quand je m'adresse à chacun d'eux, en transmettant et partageant ma/nos cultures,

Il y a ces regards, ces "merci", cette oreille que je tente de leur prêter, vraiment, écoutant des récits de vie, de ces "enfants" trop vite grandis, pour lesquels j'ai envie de porter toute l'humanité de ceux qui ont oublié qui nous sommes et d'où nous venons, tous.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>