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De l'autre côté du miroir d'Alice

La pince magique

31 Août 2012, 19:55pm

Publié par Alice

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Aujourd'hui, j'ai voulu faire comme des centaines d'écoliers : aller couper mes cheveux pour la rentrée.

Marre de ma pince que j'enfile dès le réveil. Marre de les trouver lourds, épais (et blancs) et raplapla au "tomber".

A trop vouloir alléger, j'ai maintes fois regretté le trop dégradé ou le trop désépaissi. 

Je tente toujours de changer de coiffure, jamais de coiffeuse.

Je ne parviens pourtant JAMAIS à décrire ce que je veux. Aujourd'hui j'ai demandé de ne pas toucher ma frange (coupée il y a une semaine au ciseau à ongles des enfants), ne pas couper trop court, ne pas enlever d'épaisseur (à presque 10 mois de l'accouchement, je les perds par poignées).  

J'ai eu le nez fin en prenant cette série de photos car ce soir ma coiffure ne me plaît évidemment pas, comme toujours, mais j'ai réussi à conserver assez de longueur pour effectuer la rentrée 2012/2013 avec mon kiki dans les cheveux !

 

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Moi d'abord !

30 Août 2012, 08:47am

Publié par Alice

Tous les matins, à peine réveillé, ce sont les mêmes exigences, les mêmes chouinements puis hurlements : "Moi d'abord!" "le biberon, c'est moi en premier", "Ernest après". Comme il braille, évidemment qu'il réveille son frère et évidemment, il l'a en second le biberon Rien à faire, il persiste et signe et me pète l'humeur dès le saut du lit.

En voiture, ça continue: "Pourquoi la voiture elle roule plus vite que nous?", "je descends le premier", "j'ouvre la porte d'abord"... et ça se répète cent, mille fois par jour.

Octave est OBSEDE par la première place, ce qui gâche bien évidemment les rapports avec ses copains, car s'il perd avec nous avec plus ou moins d'acceptation, avec ses amis, tout est prétexte à compétition. Du grand n'importe quoi. Et comme il a une grande habileté dans les pleurs forcés, ça devient vite éprouvant de le laisser avec d'autres enfants.

Personne ne m'avait parlé de la crise des "presque 4", doublement plus "gratinée" que celle des 2.

Tout ça pour dire que j'ai trouvé un album qui m'aide dans le message que je souhaite imprimer dans le cerveau de mon Pouic, à savoir qu'on ne termine pas toujours vainqueur à vouloir gagner (c'est clair?!)

Il s'agit donc de C'est ma carotte de Clémentine Collinet et Pascale Tortel, coll. Matou, Ecole des loisirs.

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Pissenlit et Crocus sont deux frères qui jouent et s'amusent beaucoup ensemble jusqu'au jour où une gigantesque carotte apparaît dans le jardin.

Chacun pense l'avoir vue en premier et la veut donc pour lui tout seul.

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La guerre est déclarée entre les deux frères. Barbelés, barrières, char d'assaut... rien n'est trop violent pour empêcher l'autre d'obtenir la carotte.

 

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Sauf qu'une famille de taupes, ensemble, parvient à attraper la carotte pour la partager sous les yeux ébahis des deux frères. Ceux-ci retrouvent donc leur légèreté et l'envie de jouer, chahuter ensemble en toute tranquillité. 

Quand soudain... au loin, apparait une ... carotte!

FIN DE L'HISTOIRE: le but à présent est de faire comprendre à Octave que la fin idéale serait que les deux frères, ensemble, déterrent la carotte pour la savourer à deux ! (Mais il est encore à mille lieux de cette solution)

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Je prends TOUTE solution pour que mon fils redevienne "normal" !

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Gourmandises de fin d'été

29 Août 2012, 07:15am

Publié par Alice

L'été, ce sont des découvertes gustatives que l'on partage volontiers entre frères

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De grosses glaces au chocolat que l'on partage aussi, mais avec Maman

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Des petites madeleines délicieuses

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Et des brochettes de fruits pour occuper Octave et offrir lorsque nous sommes invités

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Et là je réalise, grâce à Anne-Laure, qu'il me reste une poignée de jours pour nous gaver de tout ce qu'il reste dans le jardin, pour faire cuire la viande et le poisson dehors, pour boire du rosé bien frais en terrasse et laisser Ernest goûter les pâquerettes et pissenlits !

Alors je file vite!

Bon mercredi à vous!

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Des p'tits coins de paradis

28 Août 2012, 13:41pm

Publié par Alice

Deux jours sans enfants pour ranger/trier/peindre/organiser/tenter de décorer

Et souffler/siester/lire/cuisiner/écouter le silence

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La chambre d'Ernest s'organise...

 

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Dans mon bureau ça s'empile et s'entasse (hahaha)

 

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Dans la chambre d'Octave, on rassemble 

 

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On réfléchit à la future housse de couette

On admire le bleu tout nouveau

On affiche la frise de bonshommes récoltés à la sortie de l'école,

On a enfin accroché le cadre pop-up.

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Et on est loin d'avoir terminé!

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Loving Frank, de Nancy HORAN

28 Août 2012, 07:27am

Publié par Alice


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Quatrième de couverture:

Chicago,1903. Un jeune couple, les Cheney, fait appel à Frank Lloyd Wright, l’architecte d’avant-garde, génial et rebelle, pour qu’il construise leur nouvelle maison. Et c’est le coup de foudre : Frank tombe follement amoureux de Mamah Borthwick Cheney. Au point que, quelques années plus tard, les amants partent pour l’Europe, abandonnant conjoints et enfants, au grand scandale de la bonne société américaine, puritaine et dévote. Où qu’ils aillent, Frank et Mamah, enchaînés par leur passion mais hantés par une culpabilité intolérable, font la une de la presse américaine. Ils rentrent aux Etats-Unis en 1914, et leur histoire d’amour va connaître un dénouement dramatique…

 

Je ne connaissais rien de ce livre ni des protagonistes (inspirés de personnages réels) avant de céder à une impulsion dans les rayons de la FNAC. 

Connaitre la fin à cause de la qutrième de couverture m'a déjà un peu gâché la lecture. D'autre part l'histoire d'amour entre Frank et Mamah ne m'a pas fait rêver: lui est mégalomane, imbu de sa personne, égoïste. Mis à part le fait qu'elle quitte tout pour lui, et qu'intellectuellement ils semblent parfaitement se comprendre, rien n'est vraiment romantique.

Mamah aime donc follement Frank qui aime aussi follement Mamah: elle décide de laisser ses enfants à sa soeur (qui se sacrifiera donc par obligation) et à son mari pour suivre en Europe son amant. D'un point de vue personnel, je ne m'attache jamais aux personnages féminins qui se détournent de la maternité (avec des enfants en bas âge) au profit de l'amour. D'autant plus quand il n'y a pas souffrance au foyer. Donc, pour résumer, je n'ai pas non plus vraiment aimé le personnage féminin.

Cette passion est évidemment à replacer dans un contexte historique puisque la relation adultère fait l'objet de la presse locale et c'est toute l'entourage proche ou lointain qui est est jugé, banni et regardé avec mépris et/ou curiosité malveillante.

J'ai pris du plaisir à lire cette histoire mais je suis prête à parier que je serai incapable de m'en souvenir dans quelques semaines (excepté la fin). 

Et toi, tu lis quoi en ce moment?


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Dire

27 Août 2012, 08:50am

Publié par Alice

Les mots sauvent : si on ne dit pas, si on ne parle ni ne communique, on court à l'échec. 

Longtemps j'étais celle qui n'osait pas dire, pas peur de vexer, peur de devoir soutenir une contradiction et donc argumenter. 

Aujourd'hui la rentrée approche et je me fais la promesse de ne pas retenir, garder en moi et nouer. Je vais m'efforcer de trouver les mots non pas pour juger mais exprimer mes idées et ressentis (professionnels). Ne pas risquer l'explosion tardive et donc souvent peu adéquate avec le motif.

Je le sens, c'est mon "carrefour", celui ou je me sens plus sûre de moi. Hier déjà, forte de mes deux enfants sous le bras, j'ai bravé les remarques injustifiées d'un livreur qui ne pouvait, à cause de moi, se garer devant la pharmacie, sur l'espace réservé aux bus. Bref, devant la mauvaise foi du monsieur, j'ai lâché mes mots et c'était inédit et bon!

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Je profite de ce post pour participer au me, myself & I de Zaza et Magda ayant pour thème: Lettre

(et je ne remercie pas le flacon de mon huile Prodigieuse de Nuxe de me coller des lettres partout sur le décolleté dès que je m'en applique)

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Baby blues à retardement, la fin de l'allaitement

24 Août 2012, 05:12am

Publié par Alice

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Ernest ne se réveille plus la nuit depuis début août. Évidemment j'attendais ce moment avec envie et je l'ai accueilli avec un soulagement immense: dormir 8 heures de suite pour moi, c'est le début de la renaissance.

Depuis 9 mois, je profitais de chacun de ses réveils pour un câlin, une chanson, un bercement, une tétée. C'est ainsi que finalement, je l'allaitais encore. La journée, impossible de lui offrir mon sein puisque cela n'allait pas assez vite pour lui, lui qui pensait surtout à jouer, tirer sur le téton comme s'il s'agissait d'une tétine. AÏE.

Je laissais le temps, les occasions faire, persuadée que j'accepterais en même temps que mon fils l'arrêt de l'allaitement. 9 mois passés, c'est bien pour une Maman qui travaille.

Je me trompais.

Depuis trois jours, avant de le coucher je lui raconte deux histoires, le câline (enfin tente de le câliner car l'Animal est tonique) et le niche contre mon sein. Deux succions et il se redresse, hilare, pour regarder les lions qui ornent sa chambre. 

Depuis trois jours j'ai le coeur un peu brisé. Je suis heureuse que mon bébé soit plus grand, qu'il rampe, se déplace, aille vraiment bien. Mais oui, je suis triste de la fin de cette période de fusion. Je n'allaiterai plus jamais, c'est une quasi-certitude. Une autre relation privilégiée va perdurer, toujours aussi tactile puisqu'il prend autant de plaisir à se nicher dans mon décolleté, y coller les mains, le nez, mais ce ne sera plus pareil.

La fin de l'allaitement coïncide, à quelques jours près, avec la reprise de la crèche et du boulot (que j'envisage avec soulagement, je l'évoquais hier) mais qui va aussi me séparer de lui toute la journée quelques jours par semaine.

J'y pense et puis j'oublie quelques secondes. J'y pense et j'ai envie de pleurer. Saleté d'ambivalence maternelle. 

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Trois petits tours et pis...

23 Août 2012, 07:25am

Publié par Alice

... s'en vont pas.

4 semaines sans crèche. Une avec L'Epoux donc 3 seule avec les deux.

Je suis désolée. Pour moi. Je ne peux plus. Etre seule avec deux enfants c'est tout simplement infernal. Je ne suis pas faite pour cela. 

Lundi la crèche ouvrira ses portes, il me restera 3 jours de vacances pour préparer mes cours, trier les papiers, ranger la maison, peindre le mur de la chambre d'Octave. Et être SEULE. Bordel comme ça me manque. Je veux du silence : je passe mes journées à demander au Pouic de se taire, de parler moins fort, de lui dire que je l'ai entendu, de lui préciser que je viens déjà de lui répondre trois fois.

Outre le fait qu'il fait beaucoup de bêtises, il n'écoute absolument pas ce qu'on lui demande, ce qu'on lui dit. Tout est probléme (et problématique) avec lui en ce moment. J'ai vraiment hâte qu'il reprenne l'école, que son égo se fasse oublier au milieu d'autres enfants, comme les autres...

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Je me souviendrai de cet été de transition sans siestes: s'il dort (minimum 3h) l'après-midi, il cherche le sommeil jusque 23 h le soir. S'il ne sieste pas, il est infernal dès midi et s'écroule (pour mon plus grand bonheur) dès 20h le soir.

Et mon Poupon (aux grands pieds) qui lui, a eu sa première paire de chausssures hier, devient tout sage. Il joue seul, enfin. 

En tant que Maman si j'ai bien compris une chose, c'est qu'en général, ils se passent le relais pour être chiants (ou sages au choix)!

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Me, Myself & My Birthday

22 Août 2012, 08:30am

Publié par Alice

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Ce soir (même si je suis née à 3 h ce matin) je soufflerai mes 37 bougies.

Un bilan positif pour tourner la page "36" : un bébé, de l'amour et de l'amitié (comme dans la vie de Candy), on me livre des fleurs, mon téléphone retentit sans cesse, mes mails et mon facebook clignotent, mon Epoux change ses horaires pour être présent et me bombarde de petits mots, j'ai imposé au Pouic l'obéissance: aujourd'hui je suis la REINE .

Tout va bien, je suis heureuse et je veux l'être encore.

 

Le thème de ce Me, Myself and I chez Zaza et Magda: les chiffres

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Chien blanc, de Romain Gary

21 Août 2012, 19:49pm

Publié par Alice

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Résumé (emprunté ici)

Chien blanc raconte l'histoire de Batka, un grand berger allemand qui fait irruption dans la vie de l'auteur et de sa femme, la célèbre actrice Jean Seberg, alors que le couple habite à Hollywood. L'action se déroule en Californie, puis en France, au début de 1968, en pleine lutte des Noirs pour leurs droits civiques et pendant les émeutes raciales qui suivent l'assassinat de Martin Luther King. Jean Seberg est à cette époque très engagée personnellement aux côtés des Américains Noirs et de leur cause, participant à diverses réunions et faisant de nombreux dons. Au grand dam de ses nouveaux maîtres, Batka se révèle être un Chien Blanc c'est-à-dire un chien élevé dans un des États du Sud et dressé à attaquer spécifiquement les Noirs. Ne pouvant se résoudre à le faire abattre et à s'en séparer, Romain Gary décide avec l'aide d'un Noir, Keys un employé d'un pseudo-parc zoologique spécialisé dans l'extraction des venins de serpents, de ré-éduquer le chien.

 

C'est Céline qui m'a donné envie de relire Romain Gary. Un auteur que j'affectionne tout particulièrement, dont j'ai lu beaucoup de livres et sur lequel j'ai beaucoup lu de manière "périphérique" puisque mes 1ères S de l'époque ont présenté La vie devant soi au bac de français.

Chien blanc m'a beaucoup plu. Je ne dirais pas que c'est mon livre préféré de Romain Gary même si j'ai beaucoup aimé retrouver son cynisme, son écriture, ses engagements et son humour. Ce livre est ancré dans une époque et dans un climat de révolte (aux Etats-Unis et en France avec mai 68) sur lesquels l'auteur porte un regard assez distant. En effet, le monde dans lequel lui et sa femme gravitent est à mille lieux de la révolte étudiante française et des revendications raciales des Noirs américains. Pourtant, Jean Seberg avec une naïveté et une foi démesurée rejoint (vainement) leur cause au grand dépit de son époux.

J'ai aimé lire Romain Gary, le connaitre davantage grâce à ce récit. J'ai vraiment été bouleversée par la fin de l'histoire, notamment ce qu'il advient de Chien Blanc. Je suis révoltée quand le prétexte de la couleur de peau / religion / origine géographique ou sociale serve à justifier la violence et l'inhumanité.

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