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De l'autre côté du miroir d'Alice

Voir l'automne avec l'école

28 Novembre 2013, 20:32pm

Publié par Alice

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Telle était la sortie que la maîtresse d'Octave a organisée (et en septembre avait eu lieu la partie 1:"voir l'été").

Quelques parents ont donc été sollicités pour aller "voir" l'automne avec les enfants.

Une toute petite centaine de pas pour se rendre au square du centre ville et observer les arbres : les feuillus, les nus, qualifier les feuilles de "mortes", s'exclamer d'en voir une tourbillonner, observer les conifères, le saule pleureur, le chouchou d'Octave. Se demander pourquoi il y avait peu de feuilles au sol, comparer les formes, les couleurs. En ramasser une chacun, bien la choisir pour le travail avec l'artiste plasticienne qui intervient avec la classe.

Je me suis émue des petites voix parfaites chantant en choeur "Colchique dans les prés".

Me retrouver avec 5 petits, une feuille "trombonée" sur un support cartonné, des crayons de bois dans la main pour dessiner leur arbre préféré et les aider dans la description/représentation.

Moi je vais vous dire un truc, je crois que cette maitresse a tout compris : un enfant qui sait s'émouvoir et qui saura garder cet oeil neuf sur les choses de la vie, les petits bonheurs du quotidien, qui saura voir les arbres, la nature et le vert dans la ville, ce sera un enfant qui saura toujours trouver la petite étincelle, celle qui fera très surement de lui un adulte de nature heureuse.

C'est, à mon sens, ça aussi le rôle à présent dévoué à l'Education Nationale, faire d'eux des enfants qui gardent les yeux ouverts sur l'essentiel. Leur apprendre à se réjouir de choses que rien ni personne ne pourra leur ôter quel que soit leur milieu social ou familial...

 

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Merci Hélène...

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Mini-quiches pour tous

27 Novembre 2013, 08:36am

Publié par Alice

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Vous savez, le dimanche soir à la maison, on ne se casse pas la tête pour le menu: on dispose au centre de la table du gruyère coupé en cubes, des batonnets de carottes, de surimi (c'est rare, même s'ils adorent, je déteste ce truc), des petits carrés de saumon fumé, de jambon, des kiwis, bananes coupés en cubes, raisins, du chocolat (que je planque et que je garde vraiment pour la fin).

C'est un pique-nique au cours duquel les enfants peuvent commencer par ce qui leur plait le plus (dessert) et tout manger dans le "désordre".

J'essaie toujours de varier ce que je dépose sur la table, comme des petites surprises.

Dimanche dernier j'ai eu l'idée de fabriquer des quiches sans pâte brisée dans des moules individuels, en utilisant comme ingrédients ce qui me restait dans mon frigo:

Une grosse cuillère de crème fraiche, 100 grammes de farine, des morceaux de poulet découpés en tout petits morceaux, du comté, un oignon.

C'était délicieux, ça a gonflé à la cuisson comme des soufflés !

 

(Voici ma contribution au Mercredi Gourmand d'Anne-Laure T)

 

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Lectures en vrac

26 Novembre 2013, 12:03pm

Publié par Alice

Voici 4 livres lus dernièrement dont je ne garderai pas un souvenir à vie mais qui m'ont suffisamment interessée pour que je les finisse.

 

Et puis, Paulette... de Barbara Constantine

Ce n'est pas de la grande littérature, c'est bourré de bon sentiments, d'histoires de générations, de partage et de cohabitation. C'est comme si on s'asseyait dans le canapé en tricotant et en regardant un téléfilm sur France 3 l'après-midi.

C'est un roman que j'offrirais à ma grand-mère si elle était encore là parce que c'est bourré d'optimisme, y compris concernant la mort.

 

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Girl Fight d'Audrey Chenu 

Rien que le titre vous laisse présager qu'il n'aura pas l'ambition de prétendre au Goncourt. J'ai choisi de l'acheter pour le faire lire à mes stagiaires. Il s'agit d'un témoignage. Une toute jeune femme cède aux sirènes de l'argent facile en trafiquant du shit et autre produit illicite. Le petit trafic deviendra grand et la peine carcérale dont elle écopera la laissera quelques années derrière les barreaux.

La prison, synonyme de révolte, lui permettra néanmoins de rencontrer des personnes formidables et d'engager un véritable parcours de réinsertion professionnelle puisqu'Audrey passera avec succès le concours de professeur des écoles grâce au blanchiment de son casier judiciaire.

 

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Esprit d'hiver de Laura Kasischke

ATTENTION IL SE PEUT QUE J'EN DISE TROP POUR CELLES QUI N'ONT PAS ENCORE LU LE ROMAN.

L'histoire s'installe alors que le jour de Noël débute. La narratrice a un pressentiment  (quelque chose l'a suivi depuis la Russie) qui la hante intensément. Un malaise s'installe dès le début, des relations conflictuelles avec sa fille adoptée à l'âge de 2 ans, un réveil trop tardif pour recevoir la famille nombreuse, un blizzard qui s'installe     et qui empêche les invités d'arriver, l'époux de rentrer de l'aéroport avec ses parents.

La tension monte crescendo, les flash-backs décrivant l'arrivée de Tatty la russe dans leurs vies, la misère de cet orphelinat, la culpabilité et l'amour immédiat ressentis. Mais c'est aussi l'aveuglement de la mère lié très certainement à sa propre ablation ovaires/seins qui en font une mère négligente voire maltraitante.

La fin coupe le souffle, tout s'éclaire et en même temps tout bascule dans une dimension parallèle. Finalement je ne regrette pas d'avoir lu ce roman jusqu'à la fin.                                                                                                                                                                                                                    

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Apolcalypse Bébé, de Virginie Despentes

Il y a des romans dont on a beaucoup (trop?) entendu parler que j'aime lire après l'emballage médiatique. Rien d'extraordinaire pour celui-ci mais, c'est sous la forme d'un polar que deux détectives privées, l'une aussi discrète et inexpérimentée que l'autre est exubérante (la Hyène), partent à la recherche d'une ado délurée et déboussolée.

Il est question de scènes de sexe assez imagées, d'homosexualité et de sexualité débridée, de voyage jusqu'en Espagne où apparaissent toute une gamme de personnages en marge de la société.

Rien que pour l'écriture peu commune, ça m'a plu de lire ce roman.

 

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Merci la pluie !

24 Novembre 2013, 19:46pm

Publié par Alice

C'est toujours assez perplexes que mes stagiaires venant du chaud m'entendent vanter les saisons normandes. A chaque mois son activité, et les premiers frimas nous permettent de trainer en pyjama tard le dimanche et incitent les enfants à retrouver leurs chambres pour (re)découvrir les nombreux jouets.

Evidemment, ils aiment toujours quand nous sommes, nous parents, au même étage, mais en rusant un peu, en occupant l'espace sonore avec des cd, je peux faire autre chose, ailleurs.

Même si j'aurais aimé ce dimanche vider des jouets pour en donner, ou prendre le temps d'accrocher enfin les cadres (deux ans après c'est un délai raisonnable, non?), finalement, c'est sans ambition aucune que je me suis occupée du poupon (du vrai et du faux).

Retour au réel demain... Belle semaine à vous qui passez par là !

 

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Le lit parental

23 Novembre 2013, 10:54am

Publié par Alice

Pour accéder au lit des parents, rien n'est simple: il faut encore monter un étage. Puis, il faut parvenir à ouvrir la porte (fermée car les velux sont toujours ouverts). Il faut donc la permission -et l'aide- des parents.

Puis il y a le lit. Il est très haut et on a besoin d'être poussé aux fesses pour y grimper.

Mais alors, une fois qu'on y est, c'est le BONHEUR ! Il est très grand, la couette est moelleuse, il y a trois oreillers, comme s'il y en avait un pour moi, Petit (ou Grand) Blond. Et puis, il y a aussi toujours des livres, même des albums , et des tétines en cas d'urgence.

On peut aussi se cacher sous la couette, jouer au câlin/bagarre avec Papa, se lover contre Maman et lui toucher les cheveux, la réchauffer.

Ici, c'est le paradis... et surtout le week-end !

 

 

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Mon engagement

21 Novembre 2013, 19:43pm

Publié par Alice

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Trois années que je me bats pour que mon lieu de travail perdure. Il ne s'agit pas d'un entreprise privée (non non je ne bosse pas chez Good Year) mais d'un établissement public dont les subventions venaient en partie jusqu'à présent de l'Etat.

Notre but au quotidien ? Mener 200 à 300 jeunes vers un avenir professionnel en leur permettant d'entrer en école de travail social, en écoles préparant des métiers sanitaires ou d'accéder à des carrières administratives. Ils viennent en majorité des départements d'Outre-mer et de notre département. 

Le tissu socio-économique de leurs départements d'originie est complètement ravagé par le chômage (avec plus de 60% concernant les jeunes à la Réunion) et ils font le choix de quitter leurs familles, leurs amis pous avoir la chance de s'en sortir. L'Etat a une obligation de continuité territoriale, c'est-à-dire qu'il doit offrir à ses ressortissants ultramarins les mêmes chances de réussite qu'aux métropolitains. Or, le ministère des Affaires Sociales a décidé purement et simplement de cesser de financer il y a 3 ans, sous prétexte que nous n'étions pas sur la bonne ligne budgétaire.

Oh, bien sûr des études ont été menées, reconnaissant TOUTES la qualité de nos formations, de l'accompagnement de ces stagiaires recrutés sur critères sociaux. Mais non, nous fermerons dans 6 mois même si cette décision a été prise par un gouvernement de droite, la gauche fait preuve d'une inertie révoltante. Ceux qui autrefois s'insurgeaient se font silencieux. Certains se battent, politiques ou administratifs mais pour le moment nos espoirs restent vains.

Et moi dans tout ça? Je rédige, je réunionne, je motive, je mobilise, je me révolte, je cherche à comprendre, je réfléchis, je discute avec 10 autres de mes collègues. L'inertie vient quelquefois autant de l'intérieur que de l'extérieur. Nous sommes une petite cinquante de salariés et bien peu à nous battre.

J'ai mille fois voulu abandonner, j'ai annoncé deux fois que je cessais mon implication en tant que "responsable de". Aujourd'hui nous nous partageons la tâche à quatre. A nous encourager, nous serrer les coudes pour garder la foi en notre combat.

J'ai peur pour mon emploi, j'ai peur pour ces centaines de stagiaires, pour ma ville qui deviendra zone sinistrée, fortement touchée par le chômage et la précarité de nos plus jeunes. Nous crions notre indignation, mais l'administration est si lourde, si lente et le temps si compté. 

Je pense à mon avenir aussi, j'ai confiance en ma volonté, ma capacité à me remettre en question, à m'assoir s'il le faut sur les bancs de la fac ou préparer des épreuves de concours.

Mais pour le moment, je regarde cela comme un objectif lointain, je garde le cap au quotidien, je suis engagée par le contrat que j'ai signé parce que j'ai la foi en la mission que j'exerce mais j'ai la colère et l'injustice qui grondent en moi...

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Féminité.

20 Novembre 2013, 20:17pm

Publié par Alice

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J'ai pris l'habitude, au quotidien de me faire regarder par des dizaines de paires d'yeux. Des jeunes femmes très coquettes, observant mes ongles, mes bijoux, osant me complimenter, me questionner.

Un coup d'oeil pour jauger, des boots à la frange que je tente de laisser repousser. Rien ne leur échappe.

Plus le temps passe et plus j'estime important de m'"apprêter" par respect pour mes stagiaires, par respect pour moi. Parce que le soin que je porte à mes tenues, à ma féminité est aussi la preuve de l'estime que je me porte.

J'aime ces touches de féminité, parce qu'on a beau évoquer le côté superficiel de tout ça, il y a quelque chose qui m'incite à faire plus attention à ce que je porte quand  mes ongles sont faits (french manucure ou rouge), quand j'applique du rouge à lèvres ou comme aujourd'hui quand je sèche ma crinière que je dompte (en vain) avec un kiki-fleur.

Pas vous?

 

 

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Danse folle

19 Novembre 2013, 21:20pm

Publié par Alice

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Et si c'est eux qui avaient raison ?

Danser torse nu, ventre rebondi pour libérer les colères, les frustrations, les jalousies, la fatigue et toutes les énergies négatives, être libre de ses mouvements, se laisser emporter sans pudeur, sans retenue, lâcher prise, se sentir libre...

Danse folle programmée tous les soirs à 19h30 et ça fait du bien à tout le monde.

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Revenir à la surface pour mieux replonger

17 Novembre 2013, 20:41pm

Publié par Alice

Voilà. Juste revenir des profondeurs de l'humeur et des préoccupations pour se concentrer sur l'instant présent, celui avec mes enfants (et accessoirement l'Epoux qui travaillait).

La semaine passée a été tellement dense, épuisante voire démoralisante que j'ai peiné à savourer la liberté du week-end. J'ai donc patiné pour reprendre mon souffle samedi et aujourd'hui, dimanche, un bon bol d'air matinal m'a permis de me dérider.

L'effet "poupon d'anniversaire" n'a pas l'effet escompté : lui aussi boit des biberons sans passer par le pot / Retour au poney-club et au soin des chevaux / Dis, Maman pourquoi tu nous prends toujours en photo et jamais toi? regarde ton nez tout rouge, ça veut dire qu'il fait froid hein / Les lasagnes maison avalées du bout des lèvres, la fièvre d'Ernest montée à presque 40° m'a étrangement coupé l'appétit / Spectacle pour octave et moi après avoir dévalisé la biblio, un joli et drôle de conte chorégraphié, Lila et Nino.

Allez, bonne semaine à toutes, la semaine s'annonce encore XXL et la nuit XXS...

 

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Non.

14 Novembre 2013, 20:02pm

Publié par Alice

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Non.

Répété cent, que dis-je, mille fois par jour et sur tous les tons : interrogatif, exclamatif, geignard, pleurant et pleurnichant, menaçant, hurlant mais jamais riant. Jamais.

L'âge du NON.

En plein dedans. Quelle amnésique ou quelle naïve j'ai pu être de croire qu'on allait passer encore un peu au travers. Ernest et son fort caractère, dont on me parle sans cesse. La contestation incarnée.

Donc dès le réveil, il faut le biberon. Pas un simple biberon, mais un biberon tout de suite. Ernest ne demande pas, il exige. Trotro. Tétine. Chaussures. Doudou. Maman. 

En plus des hurlements déjà bien éprouvants, Ernest crie "Aïe!" dès qu'on le touche. Et jamais il n'a reçu de tape, de claque ou de fessée, mais il hurle "Aïe" en mimant la souffrance.

Donc tout est conflit. Tout est provocation. Pas question d'aller sur le pot, mais pas question de se laisser changer la couche. Si on tente la culotte, à peine 10 pas le séparent du pipi par terre. Pas question de monter dans le siège-auto, de boucler la ceinture, de marcher sur le trottoir, d'enfiler ses chaussures. Pas question de se laisser taquiner par son frère, ni de partager ses jouets. Pas question de se laisser approcher, pire encore d'être touché par un camarade, un étranger ou un membre de la famille (sauf Maman et Papa).

Les coups de poing, claques fusent à la moindre occasion, et il ne fait pas semblant.

Nous expliquons, discutons, négocions, écoutons. A présent nous punissons, isolons, abasourdis par ces déferlements de violence et de colère. Il m'arrive même de vérifier qu'il n'a pas de fièvre pour être de si mauvaise humeur.

Non. A priori ce serait normal. A priori, me dis-je aussi, si ça s'appelle le "Terrible two", c'est que ça durerait un an?! Un an. Je nous souhaite alors beaucoup de patience et de courage pour l'année 2014 !

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