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De l'autre côté du miroir d'Alice

Imagine le reste, Hervé Commère

20 Septembre 2014, 07:10am

Publié par Alice

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D'emblée le titre m'a laissée dubitative, aussi tentée que je le serais face à un roman de Musso. D'ailleurs mon impression s'est confirmée avec des premiers chapitres qui trainent en longueur: la présentation des personnages est lente.

 

Puis, heureusement, le récit, les récits prennent place confortablement avec la surprise agréable pour le lecteur, d'être sans cesse baladé entre ce que les personnages laissent croire et ce qu'ils veulent vraiment .

 

Progressivement, j'ai le sentiment de me retrouver au coeur d'un film de Claude Lelouch : l'auteur a une infinie tendresse pour ses personnages qui ne sont jamais vraiment ce qu'ils ont l'air d'être, que l'on excuse parce qu'ils ont “souffert pour être ainsi”. Ce roman c'est celui des hasard et des coïncidences, celui de ceux qui sont nés invariablement sous une bonne étoile et ceux, qui, malgré toute leur bonne conscience et leurs intentions louables ne vivront qu'une suite d'évènements malheureux.

Les personnages se croisent pour une heure, un regard ou une vie. Je me souviendrai de ce qu'ils constituent, ensemble mais leur individualité ne me laissera pas un souvenir impérissable.

C'est un roman trop positif pour être qualifié de “policier”: Imagine le restec'est une histoire de sentiments, de personnages qui parviennent progressivement à une forme d'honnêteté avec eux-mêmes, avec ce qu'ils ont cherché à fuir ou à quitter. C'est aussi bien un roman d'apprentissage que de fins de vie, un tourbillon d'humanité comme le sont souvent les films de Lelouch.

Le roman se lit relativement vite et facilement, c'est léger et sympathique, bourré de bons sentiments, comme un livre de poche qu'on aurait choisi dans une gare, la veille d'un long trajet en train en partance pour les vacances.

 

" Tout cela valsait dans sa tête en embrayant à nouveau, première, seconde, troisième, et les rugissements des pistons, on ne sait rien, une phrase ou un regard peuvent modifier le cours d'une vie, Cimard pensait à ce qu'il savait de cette histoire si compliquée et à la fois tellement simple, dans laquelle chacun des personnages a un jour ou l'autre imaginé le reste, et s'est trompé. Il songeait aux illusions, celles dont on se berce, que l'on choisit de croire et suivre, celles que l'on se refuse, aussi, parfois, sans que l'on puisse jamais s'en vouloir, le tout étant de continuer, de vivre encore et d'essayer, de regarder, de s'écouter, de parfois se laisser aller."

"[...] Il revoyait ces deux amoureux transis à distance, Fred et Karl Avanzato qui avaient construit leurs vies dans le souvenir de cette femme, il roulait dans le soleil en voyant en face les illusions qui nous entourent et les chemins que l'on se trace, il suffit d'un sentiment pour faire ou défaire une vie, quelques instants déterminants dont découlera le reste, quelques paroles, un regard, ou même un simple rêve qu'on prend pour la réalité, un faux reflet, juste un mirage."

 

Livre reçu et lu dans le cadre du Grand Prix des Lectrices Elle

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Mon bras droit

18 Septembre 2014, 19:48pm

Publié par Alice

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Elle a eu un an le 15. Et pour elle aussi, sa date de naissance (que j'ai dû inventer chez le vétérinaire) ne doit rien au hasard, comme pour les Blonds.

Elle est tellement là, tellement présente qu'elle ne nous incite pas à lui choisir une soeur : mademoiselle est gourmande, pleure pour manger encore et encore, peut faire ses besoin devant notre porte de chambre si elle est contrariée, tète les couvertures en pilou qui sont sur nos jambes, gratte aux portes et pleure à réveiller la maison si je ne l'autorise pas à me suivre le matin.

Elle adore sauter dans le dos d'Ernest quand il ne s'occupe pas d'elle, ce qu'il le fait hurler de rire. Se laisse attraper comme un nouveau né quand Octave décide de la montrer à ses amis, a une peur bleue d'être enfermée à l'extérieur.

Elle pue et se laisse faire quand on lui brosse les dents ou lave les fesses (oui oui même pas honte). Je la lave un peu le matin puisqu'elle entre souvent dans la douche avec moi.

Il y a toujours une odeur de pissouille dans la maison et on a dû passer des dizaines d'heures à chercher, tout nettoyer, désinfecter. Nous n'avons plus de tapis dans le salon : la faute à la Yote? à Ernest? nous ne le saurons jamais mais l'odeur était infecte. 

Elle n'est pas discrète avec son gros pas lourd qui descend les escaliers, se montre intolérante si un chat risque une patte dans le jardin. 

Voilà ma Yote au caractère bien trempé et au ventre tombant ; ce qui me rappelle un blond à boucles (et sa mère). C'est bien notre chat de famille !

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On s'accroche !

16 Septembre 2014, 19:37pm

Publié par Alice

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5 réveils à 6h15 pour moi; 5 réveils à 7h pour Ernest en entendant le café couler; 5 réveils forcés en douceur pour Octave à 7h35. C'est rude. D'autant plus rude qu'Ernest chante/rit/appelle/descend jusque 21h30 minimum.

Concernant les rythmes scolaires, j'avoue que l'on semble plutôt chanceux par rapport à ce que l'on peut lire deci-delà.

A raison de deux séances par semaine, le mardi et vendredi de 15 à 16h30, les enfants découvrent des activités qui alterneront toutes les 6 ou 7 semaines. Pour Octave, il s'agit de contes lus et d'ateliers créatifs "Autour du loup" avec les bibliothécaires de la médiathèque le mardi. Le vendredi, monsieur s'initie au rugby avec le club local et les animateurs : il rampe tel un serpent, court comme un guépard, et saute comme une grenouille pour ensuite jouer une partie avec ses amis à genoux.

Ernest pratique des jeux sportifs le mardi et de la danse le vendredi. 

Autant c'est absolument génial pour les grands, autant pour les petits, c'est un peu la catastrophe : le réveil de la sieste se fait dans la panique "Elle est où la maîcresse?"; Heureusement les activités se font au sein de l'école maternelle et ils sont accompagnés par les ATSEM, mais lâchés avec des intervenants qui ne sont pas toujours formés pour travailler avec des petits d'à peine trois ans qui s'essaient à la collectivité pour certains depuis quelques jours.

Chacun doit s'adapter à son nouveau rythme. J'optimise mon temps au boulot, j'y suis de 8h30 à 16h15 voire 18h30 au minimum quatre jours sur sept (le cinquième jour c'est une demi-journée seulement); j'y suis durant mes heures libérées pour la correction/préparation et me réserve le week-end voire le jeudi après-midi pour mon dossier de RAEP. Je suis inscrite au CNED, pour l'instant je regroupe la masse d'exigences et d'attentes en tentant de faire des liens avec ma pratique professionnelle. Les devoirs à remettre ainsi que le tutorat vont m'être d'un grand secours.

J'ai plus de stagiaires que l'an passé, j'espère que les résultats seront aussi excellents (9 sur les 10 que je prépare plus particulièrement ont réussi). Ma manière d'enseigner se transforme. Cette année je sens que je me protège davantage et leur apprend à travailler plus rapidement en autonomie. Je suis plus zen, plus détachée que les années précédentes, peut-être parce qu'enfin j'oeuvre en parallèle pour mon propre avenir.

Je vois moins les enfants puisque j'ai perdu mon mercredi matin avec eux et tout le monde est au boulot dès 8h30, mais j'ai peut-être gagné en qualité car le soir je leur propose une sortie, une activité pour que nous puissions décompresser ensemble et partager un bon moment. Cela fait 15 jours que cela dure et j'ai déjà conscience du "sacrifice" que cela me coûte sur le temps passé à travailler que je tente d'optimiser.

On s'accroche. Pour tous les trois c'est une année qui nous fera grandir...

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Mon petit coin de paradis

15 Septembre 2014, 04:30am

Publié par Alice

Alors cette semaine Zaza et moi, nous vous avions proposé de parler de notre ville, notre village, d'un endroit où l'on aime s'arrêter, que l'on admire ; Et où pourquoi pas on s'imaginerait y planter nos quatre murs.

J'aime ma ville, j'aime y vivre, j'aime m'y promener de tous temps. Mais il y a un endroit où j'aime particulièrement aller, et ce, depuis que j'ai habité tout près, dans ce quartier "du bout du quai": il s'agit de la jetée, de ce bras de mer qui s'avance pour laisser passer bateaux de pêche, bateaux de plaisance et ferry.

Pour mon plus grand bonheur, nous y allons encore plus régulièrement depuis qu'Octave est passionné par la pêche; C'est l'endroit le plus cosmopolite de la ville et où règne la mixité la plus totale (âges, niveaux socio-culturels) et où il est surtout question de poissons.

Cette avancée est totalement malmenée par les vents, c'est même la douche assurée pour traverser lorsqu'il y a de la houle. 

La vue sur la pleine mer et au loin l'Angleterre y est imprenable.

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Et chez vous alors, quel est ce coin de paradis que vous avez envie de faire découvrir aux participantes du Lundi à deux?

(Je ne sais pas si Zaza pourra nous rejoindre tant ce jour est important pour elle et sa famille. Mais, s'il vous plait, joignez vous à moi pour envoyer plein de bonnes ondes à ce Jajaja tout chou qui prend le chemin de l'école).

Pour MHF aime sa ville (et sa belle maison) même si elle rêve encore dans un petit coin de sa tête d'être parisienne de Bastille.

Dans le bled d'AnnelaureT on y voit des ciels au dessus de sa tête magnifiques, et ses voisins y voient une échevelée en pyjama prenant des photos.

Chez Anyuka le village de son enfance a rapetissé et je découvre avec ravissement qu'il y a aussi de grands et jolis parcs en région parisienne.

Genevieve T a un vrai coin de paradis (sisi) dans le Jura, où il semble vraiment doux de vivre...

Pour Swettylux le temps de la ville est passé, à présent c'est vers la campagne que vont ses rêves de maison

Natmum elle, plante ses quatre murs au coeur du marais d'Isle, une endroit naturel où la paix règne au milieu des canards.

Arlette a le petit coin de paradis depuis sa fenêtre, son jardin est superbe...

Pour MamieVlin c'est d'Une île (La Réunion) à Paris que se situent ses coins de paradis.

 

La semaine dernière vous avez été nombreuses à participer pour parler Rentrée littéraire, merci à vous! 

Et la semaine prochaine, si on parlait de notre boutique préférée, de cet endroit où la carte bancaire s'enflammerait, qu'il s'agisse de bijoux, de maquillage, de vêtements ou encore de loisirs créatifs. A moins que ce ne soit une boutique de musée? de lingerie? ou une librairie? une pâtisserie pour les plus gourmandes?

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Les yeux en l'air, le coeur en bandoulière

14 Septembre 2014, 09:35am

Publié par Alice

251ième jour de l'année et 251bis. Lundi 8 septembre. Mon premier cours est derrière moi et je savoure ma résolution d'aller chercher tous les jours les garçons à 16h30. J'ai un emploi du temps idéal pour les enfants cette année, beaucoup moins pour bosser après les cours.

Nous passerons toute la semaine nos fins de journée sur la plage pour admirer les cerfs-volants.

 

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252. Mardi 9 septembre. Ernest participe au concours de MamieVlin.

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253. Mercredi 10 septembre. La solitude de la cabine d'essayage. Le mal-être de l'après essayage. Vite on passe au lendemain.

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254. Jeudi 11 septembre. Lien malheureux de cause à effet avec la photo précédente. Je tente pour la première fois une tarte aux quetsches minimaliste : prunes rouges, sucre et pâte feuilletée.

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255. Vendredi 12 septembre. Nous désertons la grande ville très prisée en ces temps de festival au profit d'une petite plage familiale où nous avons nos habitudes et y restons tard.

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256. Samedi 13 septembre. Nous sommes invités à un  joli mariage dans un très bel endroit. Nous avions tous préparé une chorégraphie endiablée et surprise. Un très chouette moment.

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257. Dimanche 14 septembre. Tôt le matin. C'est sur la piste de danse que mes pieds souffrent de ces talons portés trop d'heures. J'ai ce matin, la sensation de les avoir encore aux pieds. La mariée est belle, elle est sur la piste. Tout va bien. Y'a de l'amour qui flotte dans l'air. C'est doux.

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Bon dimanche et bonne semaine à tous!

Et toutes les participations chez VirginieB

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Cinq fruits et légumes, et puis de l'eau

11 Septembre 2014, 10:14am

Publié par Alice

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Est-ce qu'un jour on cesse de se battre contre ses démons? est-ce qu'une fois je saurai être raisonnable face à un plat de pâtes, une tartine de pain/beurre salé, une pâtisserie, une pizza au fromage, de la crème au poulet, du riz à la tomate, des gâteaux maison, et la liste est quasi infinie...

J'ai tenté avec succès la chrono-nutrition mais lassée par la quantité de viande et l'impression de tenir une brasserie aux heures de pointe quand nous dinions en famille, j'ai craqué et tout laissé en plan.

Bref, je reprends chaque fois mes kilos perdus, avec cette même constance désespérante. 

Changer des habitudes si profondément enracinées relèverait du miracle. Pourtant, septembre est plus encore que janvier, le mois des bonnes résolutions pour moi.  J'ai donc décidé de ne pas tenter un énième régime mais de me recadrer sur deux points:

- 5 fruits et légumes par jour. Si les enfants ont leur compte, quant à moi, je zappe l'étape "fruits" du petit déjeuner et du dessert au profit de mes tartines ou de trucs plus sucrés évidemment. Ma devise sera : "jamais une assiette sans légumes". Mes chères pâtes devront laisser la moitié de leur place aux tomates, concombres, haricots, salade ou encore brocolis.

- l'eau. Je ne bois pas suffisamment, c'est un tort car c'est vital pour l'organisme mais aussi c'est le plus efficace et naturel des coupe-faims. Au-delà de ma canette de Coca Zéro du midi à laquelle je suis devenue totalement dépendante depuis l'arrêt de la cigarette, c'est au minimum un litre et demi d'eau que je vais désormais boire.

Pour beaucoup, ces changements ne semblent sûrement pas extraordinaires, mais pour moi, c'est le début d'une lente révolution que je tente d'enclencher : vers le mieux-être, mieux-vivre, mieux manger. Etre davantage en accord avec mon moi profond et peut-être espérer me réconciler avec ce que je vois dans le miroir, ces chemisiers trop étroits et ces boutons de pantalon toujours cousus trop loin.

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Le festival international de cerfs-volants à Dieppe

9 Septembre 2014, 10:48am

Publié par Alice

Si vous ne savez pas quoi faire le week-end prochain ou que vous êtes en vacances, passez en Normandie, à Dieppe, vous aurez le bonheur de voir le ciel bleu (si si) et décoré de mille couleurs.

C'est en effet le festival international de Cerfs-volants jusque dimanche soir : 40 pays sont représentés et vous présentent leurs créations dans des stands, des démonstrations en l'air de cerfs-volants sportifs, on assiste à des combats, participe à des ateliers créatifs de décoration... un programme très rempli.

Beaucoup d'ateliers sont consacrés aussi au vent : des jeux, des instruments de musique, des objets insolites et fascinants.

Voici un petit aperçu :

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Prières pour celles qui furent volées : mon coup de cœur de la rentrée littéraire !

8 Septembre 2014, 12:00pm

Publié par Alice

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Qui dit "rentrée" dit aussi "rentrée littéraire". Et, malgré ce que l'actualité récente nous laisserait penser, il n'y a pas que l'ex-première dame qui vend son papier en librairie, il y a plein d'ouvrages chouettes et passionnants qui méritent (bien plus) le coup d'oeil.

Grâce à ma sélection au Grand Prix du Jury des lectrices Elle, j'ai déjà découvert des romans superbes. Comme celui-ci, Prières pour celles qui furent volées de Jennifer Clément. Il m'a bouleversée : longtemps ce livre me restera en tête. Par quoi commencer? Dès les premières lignes je me suis sentie emportée par l'ambiance, le récit, la langue.

Les montagnes de Guerrero, c'est un univers hors du monde. Dans cette région du Mexique ne vivent que des femmes qui survivent, traquées par les hommes, les animaux, l'herbicide (Paraquat) jeté à tous vents depuis le ciel. Les femmes n'ont pas d'autres choix que ceux de s'enlaidir, se cacher, voire même s'enterrer pour tenter de se protéger. Les hommes ne sont qu'absents ou lorsqu'ils sont là ce sont des prédateurs dangereux.

Et, dans cet espace hostile, Ladydi grandit dans l'ombre d'une mère alcoolique, trompée et quittée par son mari, entourée de ses trois amies dont aucune n'est épargnée par sondestin maudit.

 

Ce roman c'est celui des présages et des signes qu'il faut écouter et suivre, celui également de la féminité cachée et volée, de ces femmes qui ne peuvent l'être, de ces hommes qui quittent leurs terres, leurs femmes détruites par la corruption et le trafic de drogue, au profit de cette Amérique qui fait tant rêver.

 

Les personnages du roman sont autant de portraits taillés à vif où se mêlent l'humanité la plus poignante et l'inhumanité la plus terrifiante. Leur unicité en fait des personnages que je n'oublierai pas. Les sentiments sont bruts, les relations abruptes sont rendus par le biais d'une écriture saisissante, empreinte de poésie ce qui crée des descriptions surprenantes de réalisme et d'onirisme. L'oeil par lequel l'histoire est décrite est celui de la jeune Ladydi; sa naïveté et sa jeunesse accentuent la sensualité de certains passages descriptifs.

Dans le monde de cette enfant, les périphrases atténuent la violence de la réalité: il n'est pas question d'enlèvement ni de viol mais de vol de femmes. Je me suis laissée envoûter par les métaphores, l'écriture très visuelle, l'atmosphère rendue; c'est une véritable réussite littéraire au sens où la magie des mots opère parfaitement.

 

"Depuis que j'étais enfant, ma mère me disait de faire des prières pour demander des choses. Nous le faisions toujours. J'avais dit une prière pour demander les nuages et pour un pyjama. J'avais fait une prière pour demander des ampoules électriques et des abeilles. Ne demande jamais l'amour et la santé, disait ma mère. Ou de l'argent.. Si Dieu entend ce que tu désires vraiment, tu ne l'auras pas. Garanti. Quand mon père nous a quittées, ma mère a dit: "Mets-toi à genoux et demande des cuillères."

"On ne m'avait pas donné le nom de Diana à cause de sa beauté et de sa célébrité. On m'avait donné son nom à cause de sa honte."

"Il ne m'a fallu qu'un seul jour pour comprendre qu'être en prison, c'était comme porter une robe à l'envers, un gilet mal boutonné ou la mauvaise chaussure sur le mauvais pied. Ma peau se retrouvait à l'intérieur et mes veines et mes os à l'extérieur, exposés. Je me suis dit que je n'avais pas intérêt à me cogner dans quelqu'un."

"L'amour n'est pas un sentiment, mais un sacrifice."

 

Et vous, un roman? un document? un polar que vous voudriez découvrir? Vous nous en parlez, chez Zaza ou chez moi?

(je suis désolée pour la lenteur de la publication, mon post programmé pour 7h  n'a pass voulu apparaitre avant cet après-midi)

Alors Zaza, elle, se lamente sur ses lectures perdues et est preneuse de titres, alors à vos commentaires!

MHF dévore les livres de poche et prend aussi tous les conseils de lecteur.

Anyuka dévoile une pépite et à priori, si vous la suivez, vous risquez d'en découvrir d'autres.

tOrtue nous a concoté une petite sélection de ces auteurs qui doivent mériter d'être lus

SwettyLux nous fait découvrir Michel BUSSI, ça tombe bien j'avais vraiment envie de lire cet auteur

Anne Laure T prévoir de rencontrer David Vann, rien que ça! et puis finalement ses bonnes résolutions pour son porte-monnaie seront réduites en fumée car il semble qu'elle ne résistera pas.

Arlette ne voit que le bonheur, merci Grégoire Delacourt, Et, vu les plus de 600 livres sortis pour cette rentrée, il aurait fallu que les critiques en lisent 9 par jour!

Laetietbidule nous montre sa jolie pile de livres à lire et prend la résolution de se plonger davantage dans les pages.

MamieVlin propose une chouette sélection hétérogène en photo et y'en a pour tous les goûts!

 

Merci à toutes celles qui étaient au rendez-vous lundi dernier et à celles qui étaient là ce lundi pour parler littérature.

 

On se retrouve la semaine prochaine, lundi 15 avec un petit coin de paradis? et si on se faisait découvrir un endroit de notre ville, notre village où l'on aime s'arrêter, que l'on admire? Et où pourquoi pas on s'imaginerait y planter nos quatre murs?

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Où il n'est question que de rentrée. Ou presque.

7 Septembre 2014, 13:26pm

Publié par Alice

(Comme partout d'ailleurs)

244ième jour de l'année. Lundi 1er aout. Je suis au boulot, les petits avec Papa et Mamie/Papie. Je ne fais pas une seconde de plus pour les retrouver sur la jetée, pêchant. Je tente de prendre de l'avance en faisant les traditionnelles photos de rentrée qui me feraient crier de rage. Le seul photographe de la ville n'est pas conciliant, ne nous montre même pas avant d'activer l'impression. Octave... le pauvre :/

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245. Mardi. On y est. Je suis folle de joie de voir rentrer mes deux poussins à l'école, d'observer Ernest depuis la cour de l'école d'Octave qui a pleuré, nous a-t-il avoué, parce qu'il avait envie de voir son petit frère.

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246. Mercredi. Ecole, déjeuner sur le pouce, grand-parents. Tout reprend sa place. Je reçois un colis de sac en toile de jute dont je me demande ce que je vais faire. Vos conseils ont été précieux.

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247. Jeudi. Quand je vais bosser, je réfléchis tous les soirs à la tenue du lendemain en montant à notre étage. Etre apprêtée est le minimum que je doive à ceux qui m'ont en face d'eux au quotidien. Il fait encore doux, il ne pleut pas, je porte les talons (compensés) tous les jours et ose même des couleurs.

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248. Vendredi. Séance coiffeur. Voilà un signe fort de la rentrée. Je débute les cours lundi prochain. Tous les devoirs sur table de mes stagiaires sont préparés et planifiés pour le trimestre. J'apprends que je dois rendre mon dossier pour le CAPES interne le 11 décembre et que c'est la dernière année où je pourrai le présenter avec un BAC + 4. Tout d'un coup je me sens déjà perdante.

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249. Samedi. Une vraie semane de rentrée se termine par les inscriptions aux activités. On renouvelle les cours de tennis. L'occasion de retrouver les copains et d'observer Ernest, admiré, qui attire les chats comme un bol de lait. Nous remplissons aussi le panier de livres et DVD (Il était une fois ...)

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250. Dimanche. Rangement, tri et affichage. Les enfants sont partis en balade, j'ai quelques heures pour commencer à travailler sans excuses.

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Je vous souhaite à tous une heureuse semaine prochaine et les autres récap' de la rentrée, c'est ici

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Et de mes vieux sacs en toile de jute, j'en fais quoi?

3 Septembre 2014, 19:36pm

Publié par Alice

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Il y a des fois, où, sans vraiment savoir pourquoi je ne résiste pas à certains articles.

J'ai donc en ma possession depuis hier trois anciens grands sacs publicitaires en toile de jute, contenant autrefois de la farine.

J'aime leurs logos, et c'est certainement la raison pour laquelle j'ai craqué. Ils sont assez grands (1.30 m X 0.70), en relativement bon état même s'ils nécessiterait un lavage. Qu'est-ce que je compte en faire ?

C'est la question que je me pose depuis qu'il m'a pris l'envie de les acheter. Mes talents de couturière étant très limités, j'exclue presque le recyclage en sac. Et puis ils me plaisent bien ainsi, un peu vieillis.

Et c'est là où vos idées, votre inspiration pourraient m'être très précieuses ! Vous en feriez quoi vous? si vous aviez envie de les garder malgré l'inutilité de l'achat (à part les donner ou les jeter ou les revendre donc) ?

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