Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
De l'autre côté du miroir d'Alice

Prendre soin de nous

13 Novembre 2016, 20:37pm

Publié par Alice

Les mêmes informations qui tournent en boucle : attentats, commémoration, et puis Trump. Des émissions intéressantes, bouleversantes, qui me font pleurer.

J'ai désinstallé Facebook de mon téléphone. Assez d'écouter les mauvaises nouvelles du monde, qui me coupent de mon monde. Assez de lire la même chose, le dégoût des gens, leurs peurs et leurs colères. Assez de ces indignations stériles, parce que manifestement elles ne changent rien et pourtant on est (enfin ceux que je lis, j'entends) tous d'accord.

J'ai éteint et me suis plantée face à mes jeunes qui sont notre avenir, et qui ne votent pourtant pas. J'ai parlé de peurs, de citoyenneté, d'engagement, préjugés et racismes. Je leur ai dit: "Allez voter. Même rien, mais votez."

Après, je me suis sentie réconciliée. J'ai mieux regardé mes miens, je leur ai consacré mon temps, et je n'ai plus fait que cela. Et puis j'ai aussi pris soin de moi, coupé mes cheveux, choisi de nouvelles lunettes, acheté des derby, un jean, une écharpe. C'était superficiel. C'était pourtant nécessaire à ce moment.

Et puis, on a bu du vin tard le soir à deux, j'ai laissé mes Blonds chacun seul dans un bain, avec leur musique à écouter aussi fort qu'ils le voulaient. On a joué, discuté, chanté, patiné, ri et cuisiné. Nous nous sommes lovés.

Je voulais juste aussi garder intact le plaisir de cette lecture si belle, et puis en commander aussi deux autres de cette auteure.

J'ai travaillé, me suis concentrée et n'ai pas terminé le dixième de tout ce que j'avais à faire, et puis finalement ce n'est pas si grave, j'ai laissé de côté cette satané boule dans le ventre du vendredi, samedi et dimanche soir. J'ai plus de 100 copies encore sur mon bureau, un onglet ouvert sur mon ordi avec leurs dix questions d'actualité à préparer pour demain, et pourtant oui, tout va bien.

Prendre soin de nous
Prendre soin de nous
Prendre soin de nous
Prendre soin de nous
Prendre soin de nous
Prendre soin de nous

Demain pour le RV du lundi, il sera question d'échanges de titres de films : au ciné, en DVD, mais parlons du film à ne pas louper !

Voir les commentaires

Avec ou sans mon Blog

11 Novembre 2016, 18:00pm

Publié par Alice

Avec ou sans mon Blog

Non mais quelle idée ce thème du lundi (rédigé un vendredi...)

J'ai toujours entretenu une relation ambiguë à mon blog, d'aussi loin (8 ans) que je me souvienne.

Beaucoup de questionnements que je préfère laisser quelque part dans un coin de ma bonne ou mauvaise conscience : les photos des Blonds, l'intimité dévoilée dans une juste mesure, le plaisir d'écrire, le plaisir de photographier et celui de tenter de "créer" quelque chose de joli.

Et puis, j'habite une petite ville. Tout se dit, tout se sait. J'éprouve une réelle gêne quand je suis percée à jour. Et ces derniers temps, je le suis avec la diffusion de l'émission de l'interview sur France Culture. Quand on ne me dit rien, je suppose qu'on désapprouve et mon manque de confiance me fragilise autant qu'il me murmure que je dois m'en contrefoutre.Je suis aussi gênée face au silence qu'à l'écoute de compliments.

Et puis, que raconter? Je tiens mes rendez-vous du dimanche (quoique cette semaine, je n'ai pris qu'une seule photo !), ceux du lundi mais après? Je ne veux plus être derrière l'ordinateur le soir venu. Des idées, j'en ai plein la tête : des indignations, des passions, des plaisirs et des interrogations.

Ce qui dicte mes mots, ce sont des images, celles que je capture et qui m'inspirent. Je tourne en rond dans mon inspiration, souvent. Mes enfants grandissent et je ne leur volerai pas leur intimité, j'esquisse ce qu'ils sont, ponctuellement parce qu'ils me transforment et font de moi qui je suis, aussi.

Je ne viens ici que par plaisir, j'aime vous lire quand vous commentez sans répondre et je ne trouve pas cela bien, je n'ai pas cette rigueur, alors je viens vous lire, comme une réponse à vos mots.

Je ne suis jamais satisfaite de l'allure de mon blog, de son nom, mais n'ai jamais demandé cherché à le rendre "dynamique". Je ne réponds pas aux diverses sollicitations car je ne crois pas être dans l'attente d'un vaste lectorat. Je me plais ainsi, je ne me projette pas non plus. Pourtant j'aimerais quelquefois y écrire plus mais mieux. 

Huit ans et toujours autant de tâtonnements, comme à mes débuts, avec, quand même, cette gêne de me savoir lue qui s'amenuise très progressivement, parce que 40 ans, ça transforme un peu quand même et ça fait taire des peurs.

Lundi dernier il était donc question de notre BLOG ! et les autres participations sont sur FB

 

 

 

 

Voir les commentaires

8 ans.

7 Novembre 2016, 06:20am

Publié par Alice

8 ans.

8 ans. Et tu ne me ressembles pas, et puis si quand même beaucoup. Quelque chose dans ta manière de grandir, en toi, résonne en la petite fille que j'ai été.

Cette force de la nature, solide et massif comme du bois, comme si tu étais né en forêt, entre deux champignons rares qui se cacheraient sous les feuilles, et une cabane que tu te serais tant appliqué à bâtir.

Pêcheur, cueilleur, chasseur, petit d'homme qui se suffit de rien mais si souvent dans l'ennui parce que ce que tu n'as pas envie de faire un quelconque effort, qu'il soit intellectuel ou physique. Il faut jouer, même si c'est difficile ou complexe, mais ton intérêt doit passer par le jeu et la gagne surtout. 

Le petit d'homme des paradoxes, celui que je ne saisis pas toujours dans les méandres de sa pensée.

Tu manies les chiffres avec un naturel qui me déconcerte totalement : Tous ces calculs que tu te refuses à poser, comme l'impose l'apprentissage ; toutes ces combinaisons et autres stratégies que tu t'appliques à mettre en action sur un échiquier. A contrario il y a ces centaines de bande-dessinées déjà lues (pas de roman, vous comprenez, c'est fatigant...) mais cette orthographe si hasardeuse, si phonétique qui va à l'essentiel, et qui m'inquiète un peu quand même.

Très intrigué par les sentiments, ta compréhension s'arrête à l'histoire de la petite graine (aux dernières nouvelles il s'agissait d'un pépin de raisin) qu'un jour Papa a planté dans le ventre de Maman, en lui faisant l'amour, c'est-à-dire en l'embrassant sur la bouche. Si ce n'est pas exactement cela, ce n'est pas important, tu t'en accommodes. En revanche savoir pour qui nous allons voter, et pourquoi les migrants, ça, ça t'intéresse et te questionne.

Tu aimes beaucoup. Ton amitié est forte, quelquefois exclusive. Pour être aimé, tu distribues sans modération: bonbons, cartes Pokemon... Ta maladresse me touche, j'aimerais qu'elle m'agace moins quelquefois, quand tu te niches dans mes bras, me caresse les cheveux brusquement. Tu n'as pas toujours conscience de ta robustesse et il ne faut pas que ceux qui t'aiment oublient que derrière ton côté "costaud", tu es fragile et si naïf.

Ta confiance en toi et ta modestie sont aussi fortes que ton besoin de briller. Et souvent, tu fais des bides. Tu voudrais tellement être déjà grand, déjà autonome. Quand cela ne te fait pas éclater de rire, cela te met dans une tristesse folle. Le grand huit des sentiments et des crises... Difficile de t'enseigner la modération... Ton goût pour les écrans en fait d'ailleurs les frais.

Tu réfléchis vite, beaucoup, tout le temps. Peut-être trop, et le sommeil s'empare difficilement de toi. 

Petit garçon excessivement gourmand, il te faut tout goûter, rien ne te fait peur. Aventurier depuis ton canapé, tu y es si bien qu'il est difficile de t'en déloger. Toujours ces paradoxes. Si on n'a rien à te proposer d'intéressant (entendez la vie quotidienne = courses, bibliothèque...), tu refuses d'en bouger.

Nous avons de la chance que tu ne grandisses pas trop vite, qu'il te reste tant de choses à conquérir, dompter, notamment tes peurs. Plus les années passent et plus c'est vers ton Papa que tu vas, plus vous trouvez des plaisirs communs : la cueillette des champignons, les échecs, la pêche, les jeux vid'... je vous envie parfois car cela semble si simple entre vous. Cela ne m'empêche pas, chaque matin de te serrer fort dans mes bras, de savourer ton baiser que tu me donnes devant tous, celui que tu offres à ton petit frère, qui par jeu, le refuse pour mieux en être malheureux sitôt que tu entres dans la cour de l'école.

Des fois, je crois que je ne sais pas bien te dire combien je t'aime. Des fois je me sens aussi maladroite avec toi que tu l'es avec moi. J'aurais envie que tu redeviennes tout petit pour que tout soit évident, que je te protège contre ce qui pourra d'avance te blesser, en grandissant.

Des fois j'ai huit ans avec toi parce que mon rôle de Maman, je le découvre et le réapprends jour après jour avec toi.

 

 

( Il y a eu aussi par ici tes 7 ans, 6 ans, 5 ans, 4 ans

Voir les commentaires

Entre deux anniversaires

6 Novembre 2016, 13:11pm

Publié par Alice

Des bougies, des cadeaux, des gros et petits gâteaux, la semaine pourrait ne se résumer qu'à cela. Ceux de la famille, ceux de l'école, ceux du jour même, à quatre...

Une semaine de rêve pour eux, semaine qui s'achèvera (presque) demain avec l'anniversaire d'Octave. Les copains, on les prévoit tous réunis, une vingtaine, dans une salle de foot couverte.

Je crois que ce qui leur plait le plus dans les gâteaux, c'est la décoration. Au final ils pèsent trois tonnes, mais les copains ont adoré, parce qu'ils sont surchargés !

 

Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires

Cette semaine nous avons aussi tous repris le chemin du quotidien, des activités bénévoles et des dossiers de demande d'asile, un petit tour en forêt pour les Blonds avec une généreuse récolte de chanterelles, le soleil, les crêpes des grands-parents, les grosses siestes du week-end, le beau temps pour ma reprise, les premiers oraux de concours blanc...

Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires

Aujourd'hui, dimanche, nous sommes encore sans notre Octave, parti au Mans pour un championnat d'échecs. Nous le retrouverons ce soir, son menu d'anniversaire à lui, c'est sushi.

J'en ai eu assez des copies, de rester enfermée alors que les Blonds crapahutent dans les bois, j'ai suivi le rythme et cueilli mes premières chanterelles, admiré Ernest, devenu, comme son Papa, expert en champignons.

Pendant ce temps, le pot-au-feu cuisait tout doucement, en nous attendant..

Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires
Entre deux anniversaires

Bon dimanche à tous,

Demain, il sera question de blog, du nôtre. Mais ici, il sera aussi et surtout des 8 ans de mon grand...

Voir les commentaires

Et il a cinq ans

4 Novembre 2016, 05:00am

Publié par Alice

Et il a cinq ans

Tu as prendu cinq ans mon Ernest. Mon Nanou. Mon néné. Mon Zazou. Mon bébé. Mon Dadou. Poussette. Didou. Zoune. 

A les cinq ans, tu avais décidé que tu seras grand. Et en effet, tu as poussé d'un coup d'un seul, depuis peut-être que tu es rentré chez les "Grands", comme si tu avais retardé autant que tu pouvais le moment de t'ouvrir au monde,  ce monde qui s'est longtemps arrêté au regard de ta maman, le mien.

Quel soulagement de te voir questionner sans cesse, t'interroger sur des mots que tu entends depuis des mois, voire des années. Tout y passe, des pourquoi, des comment, attendus, espérés.

Et pourtant, il t'a fallu sûrement quatre ans pour mémoriser le prénom de tes grands-mères, "Mamie Rien" et "Mamie L'autre", c'était un peu vexant, à force. Et puis ton nom de famille, où il a fallu te menacer de ne pas t'emmener en vacances en Angleterre pour que tu le retiennes, alors que celui de tes amis t'est familier.

Toi dont j'aime la douceur et la délicatesse, les câlins si tendres. Toi qui ne distribues pas ton amitié au premier venu mais qui aimerais emprunter les copains de ton grand frère, toi qui  le débines toujours ce grand frère, mais qui se désole de le voir triste ou puni, ton Octave.

Toi qui ne sais pas marcher, qui cours sans cesse, la boule d'énergie qui se laisse surprendre par le sommeil à tout moment, mais qui cherche, quelquefois le repos dans cette couverture toute douce dans laquelle tu t'enroules pour trouver le calme et la solitude, là-haut, dans votre chambre.

Toi, le premier enfant que je vois jouer des heures dans sa chambre, avec ses voitures, dinosaures, que tu alignes sans fin. Ta passion pour les pistolets, ton ennui devant un dessin animé, tes éclats de rire aussi parce que tu sais voir le drôle partout, parce que tu es notre complice, notre malicieux.

Le petit garçon aux animaux, qui fait preuve d'une infinie douceur pour approcher un chat, un chien. Le Blond aussi aux susceptibilités, aux cris perçants qui n'oublie jamais que c'est une manière d'obtenir gain de cause, toi à la larme sur commande. Petit Piment qui aime ce qui pique, qui a choisi des hamburgers "oui mais des vrais, ceux de la maison" pour le menu de son anniversaire.

Toi qui écoutes des heures et des heures de la musique "forte", ce qui signifie, pour toi, qui bouge, rythmée, ou mieux encore, ton gros bonheur, c'est le "Gros rap qui tue". Toi qui ne connais pas toujours ni nos noms, ni nos prénoms, mais qui reconnais du Picasso et du Andy Warhol, toi qui préfères entrer dans une église que dans un cinéma, qui aimes flâner, découvrir et visiter mais aussi cuisiner.

Toi qui m'épates parce que finalement tu n'es jamais là où l'on t'attend.

Toi à qui j'ai toujours le sentiment de ne pas consacrer assez de temps, toi que je verrai toujours un peu plus fragile, un peu plus vulnérable, parce que si petit, si nourrisson, tu m'as fait prendre conscience de la lourde angoisse qu'est la maternité.

A Toi, ma petite plume, si douce et si essentielle, je te souhaite une belle cinquième année. Avec tout mon amour, jusqu'à l'infini.

(et dans la série "Emotions" :

- sa première bougie

- la seconde

- la troisième

- et la quatrième )

Voir les commentaires

Ces rendez-vous

31 Octobre 2016, 06:00am

Publié par Alice

Ces rendez-vous

 Plus les années passent, plus je distingue clairement les grandes lignes droites et virages qui ont façonné mon chemin de vie. Et sans avoir de regrets démesurés, il y a des rendez-vous que j'aurais du ne pas honorer, des personnes qui auraient mérité de rester inconnues ou oubliées. A contrario, il y a des rendez-vous dont je me souviendrai toute ma vie, de grandes retrouvailles ou des uniques premières fois, notamment les césariennes programmées avec des rendez-vous fixés par mon obstétricien.

Au quotidien, je suis excessivement vigilante car beaucoup de plannings s'entrecroisent et celui de L'Epoux n'est jamais le même ; il faut donc anticiper les sorties d'école ou invitations. Au boulot les stages de mes élèves se superposent et je redoute ma précipitation qui me rend souvent étourdie. Les activités d'Octave aussi, entre les tournois d'échecs, les rendez-vous scouts et les matchs de rugby...

Il m'arrive d'arriver une heure en avance ou de confondre deux semaines. Je cherche sans cesse l'outil efficace qui me permettra en un coup d'oeil de mêler les obligations personnelles à celles professionnelles. Cette année j'ai "investi" dans un planning familial qui nous permet à tous de savoir "qui fait quoi" et surtout "qui peut faire quoi", il est simple et très clair, chacun a sa ligne et même Ernest peut identifier les activités qui sont prévues pour lui.

Chaque week-end j'y reporte mes horaires de travail qui deviennent de moins en moins fixes, et envoie une copie aux super mamies ou pointe les soirs de garderie.

C'est quand même une sacrée organisation... et je vous assure qu'en ce jour de reprise, quand je jette un oeil sur les semaines à venir (on parle des anniversaires des Blonds qui arrivent à grands pas, des gâteaux à préparer, des invitations familiales, amicales à lancer), je frôle le surmenage par anticipation. Et puis, peu importe, je serai ravie de les voir heureux, satisfaite d'avoir tous ceux que j'aime autour de moi... mais ce que je caserai bien au milieu de ces heures, c'est une escapade à deux pour juste flâner, s'aimer et se le dire 24 heures.

(A bon entendeur qui ne lit pas mon blog !)

 

Vous l'aurez compris, ce lundi, chez Zaza, ici, chez Labonoccaz, Mamancalimero, Swettylux , Pilisi, Despe, Ptisa, MHF sur le groupe Facebook, il est question de Rendez-vous !

Et en novembre?

7 novembre : mon blog et moi. Depuis combien de temps bloguez-vous? Vous aimeriez qu'il soit différent, comment le rêvez vous ?

Lundi 14 : Au cinéma ou à la télé en DVD, quel film doit on absolument voir cet hiver ?

Le 21, Le poulet, tu le prépares comment ?

Le 28, Un coup de gueule, une colère à ne pas taire ?

Ces rendez-vous

Voir les commentaires

Quelques jours qui semblent toujours trop courts

30 Octobre 2016, 08:47am

Publié par Alice

Une semaine avec tous ces petits plaisirs dont nous ne nous sommes pas privés...

Des pétoncles assaisonnées de quelques gouttes de jus de citron, de la cuisine en famille, un stage d'échecs pour mon grand passionné qui s'est mis dans la tête de "mériter" sa sélection en Nationale (et donc ces quelques week-ends qu'il va passer loin de nous), une balade déguisée à dos de poney, ou encore une virée dans la belle librairie rouennaise, L'Armitière.

Quelques jours qui semblent toujours trop courts
Quelques jours qui semblent toujours trop courts
Quelques jours qui semblent toujours trop courts
Quelques jours qui semblent toujours trop courts

Pas de frustrations, enfin si, toujours ces Ipad qu'ils voudraient davantage et que l'on est obligé de cacher.

J'ai réussi à passer du temps avec deux amies que je ne vois jamais assez, dont l'une pour rire ensemble au spectacle de Gad Elmaleh et Kev Adams, que je ne connaissais pas vraiment, l'autre pour un dîner où il était question (aussi) de littérature et de cette passion partagée.

 

Quelques jours qui semblent toujours trop courts
Quelques jours qui semblent toujours trop courts
Quelques jours qui semblent toujours trop courts

Il y a eu aussi des jolies balades en bord de mer, en forêt pour constituer un herbier, ces romans à peine entamés et vite abandonnés, des heures et des heures de copies à corriger intensément, furtivement, mais toujours péniblement, même si j'ai trouvé de jolies perles quand même...

Et puis Ernest a joué, a apporté sa marmaille (entendez ses voitures et dinosaures) partout, même à la bibliothèque durant la belle animation pour Halloween, où il ne s'est tout de même pas privé de bonbons et de soupe à la citrouille.

La mise en place d'une permanence avec l'association nous permet un rendez-vous fixe et dans des conditions plus propices (à l'abri du froid et de la pluie) pour répondre aux questions administratives. 

 

Quelques jours qui semblent toujours trop courts
Quelques jours qui semblent toujours trop courts
Quelques jours qui semblent toujours trop courts
Quelques jours qui semblent toujours trop courts
Quelques jours qui semblent toujours trop courts

Et enfin, la lecture hier soir d'un roman graphique, Sorties de secours de Joyce FARMER. C'était triste et touchant, il y est question de filiation et de transmission, de fin de vie à domicile, de la "charge" des enfants qui deviennent à leur tour, un jour les parents de leurs parents.

Quelques jours qui semblent toujours trop courts

Et demain, il sera question de rendez-vous, ici et chez ceux qui le souhaitent..

Voir les commentaires

Les vertus de l'ennui

29 Octobre 2016, 08:13am

Publié par Alice

Les vertus de l'ennui

J'aurais aussi pu intituler ce post "Ou comment je ne suis pas animatrice de centre de loisirs".

Les vacances... J'ai de la chance, chaque fois que les Blonds sont en vacances, je le suis aussi, une semaine. Alors, j'ai de la chance d'être en vacances ou d'être en vacances en même temps que mes enfants?

Autant vous dire, mais vous le savez si vous me lisez depuis quelques temps, que cette question des vacances "partagées" m'a souvent angoissée. Que faire d'eux toute la journée, surtout qu'il pleut souvent, ici, en Normandie? Comment taire mes frustrations d'adulte, mes envies ? 

Presque 8 ans de vacances qui m'ont semblé frustrantes et problématiques. Peut-être qu'aujourd'hui, si je pose les mots sur cette angoisse, c'est qu'elle disparait...

Mes vacances sont mes vacances. Ce ne sont pas uniquement celles de mes fils. Je ne suis et ne serai jamais animatrice de centre de loisirs. Bien sûr qu'il y a des temps consacrés à l'un ou à l'autre, des activités qui leur sont destinées mais je ne suis pas de celles qui s'oublient. Il pleut? Alors tant pis, jouez seuls et laissez moi lire ou travailler. Vous ne savez pas quoi faire, alors aidez-moi à cuisiner, ranger, dessinez à côté de moi.

Leur ennui ne me fait pas peur. A vrai dire, il m'arrive même de le provoquer. Cela me rassure de savoir que mes enfants s'entendent bien avec eux-mêmes, qu'ils se supportent et acceptent d'être sans contrainte de planning ou d'activités.

Ernest a joué seul, dans sa chambre, plus que jamais. Pour Octave, même si cela semble compliqué comme cela l'a toujours été, les livres ont constitué un bon rempart à l'ennui, quand il n'était pas au club d'échecs.

Leur ennui est, à mon sens, un excellent exercice pour aller bien : il oblige à trouver en soi, ou autour de soi, des ressources pour supporter le moment, le vide, le silence, cette espèce de vacuité qui paraît angoissante pour beaucoup.

 

 

 

 

Voir les commentaires

Cueillettes normandes

24 Octobre 2016, 06:55am

Publié par Alice

Cueillettes normandes

La page de l'été étant définitivement tournée, c'est l'automne qui nous offre ses couleurs, ses odeurs et ses saveurs.

Autant dire que chez les Blonds, on ne se prive de rien. L'Epoux a hérité de la passion familiale pour la cueillette des champignons et même si je n'en suis pas vraiment friande, j'aime partir à leur découverte, entendre leurs petits voix : "Papa, j'en ai trouvé un énorrrrrme !" "Ho regarde celui-là Papa comme il est beau!" "Et là tout ce qu'il y a !"

 

Cueillettes normandes
Cueillettes normandes
Cueillettes normandes

Le bois ou la forêt regorgent aussi de petits trésors : des feuilles dentelées, des châtaignes à tenter de distinguer sur place des marrons (c'est beaucoup plus agréable de le reconnaître avant de les avoir dans la bouche, car je vous assure que ce n'est pas du tout le même goût !), mais aussi des scarabées, des jolies feuilles épargnées par la pluie, des bâtons (mais pourquoi les petits garçons aiment tant les grands bâtons??)

Tout est prétexte à cueillette, nous partons avec des sacs que je dois remplir au fur et à mesure de ma promenade, même si je vous l'avoue à vous, dont je me déleste avant de repartir pour la maison et faire de notre jardin un vaste nid à souvenirs !

Cueillettes normandes
Cueillettes normandes
Cueillettes normandes

Aujourd'hui c'est cueillette chez Ptisa, MHF, tOrtue, Pilisi, Estellecalim, Sophie, Maud  mais aussi sur le groupe FB

Voir les commentaires

Et puis soudain le repos

23 Octobre 2016, 20:30pm

Publié par Alice

Quand le Blond, le petit, s'écroule 5 heures d'affilée dans le canapé le week-end, en plein après-midi, c'est qu'il a usé toutes ses ressources, et quand je le regarde avec des yeux envieux, parce que noyée sous des paquets de copies, le moral est en berne.

J'ai une semaine pour recharger les batteries, respirer les embruns, ou l'humus du bois quand les tapis de feuilles craquent sous nos bottes, lorsque les poches sont pleines de châtaignes à cuire le soir venu dans la cheminée... Voilà à quoi ressemblent nos vacances, celles qui précèdent d'une poignée de jours les 5 et 8 ans, les 4 et 7 novembre.

Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos

Nous profitons de la rare et étrange lumière du début d'automne, où les ombres s'étirent et rendent l'atmosphère "Halloweenesque", avec notre Iote-hibou, le Chat aux yeux ronds et figés.

Le pied de framboisier ne se lasse plus de nous régaler et le coulis était savoureux, le cake vanille/pommes nous offrira le petit déjeuner.

Nous avons parfait notre connaissance des champignons en passant de longues heures à observer, commenter et même à déguster le soir venu.

Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos

Pendant qu'Ernest était en occupé par les citrouilles à creuser et les photophores à peindre chez ses grands-parents, nous sommes allés nous "balader" pour accompagner le Grand aux Championnats départementaux d'échecs (ce n'est que le début car il y aura les régionales et nationales youhou).

Et, inévitablement, la balade par la biblio, avec ce "page turner" efficace, lu en moins de 12 heures. HA LES VACANCES !

Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos
Et puis soudain le repos

Et cette envie d'étirer le temps pour bien savourer le réveil qui ne sonnera pas, le paquet copies qui pourra attendre, les estomacs, en revanche, qui eux s'inquiéteront toujours de savoir avec quoi ils se régaleront.

Encore sept jours, chacun à ses rendez-vous réjouissants : une balade en poney, une soirée en amoureux, une autre amicale, un stage d'échecs... et savourer d'être quatre quelques jours.

Demain, le rendez-vous du lundi sera celui de la cueillette.

Bonne semaine à tous.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>