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De l'autre côté du miroir d'Alice

Dis moi de quoi ton quotidien est fait, et je te dirai...

26 Février 2015, 20:58pm

Publié par Alice

J'aime les récapitulatifs hebdomadaires.

D'aussi loin que ma mémoire de vieille bloggueuse ( plus de 7 ans) remonte, il y a deux types de posts anecdotiques que je lis toujours avec grand plaisir : les confidences (genre 10 trucs de moi que vous ne saviez pas) et les récap' hebdomadaires.

A bas le masque de super maman, de super lectrice, créatrice. C'est l'occasion de vous lire, juste vous, telle que vous êtes, telle que l'on pourrait se connaitre. 

 

Parce qu'à force, privilège des années, je sais dresser grosso modo le potrait de celles que je lis, et souvent sont nées des amitiés et une forme de complicité très douce.

Ces rendez-vous mettent vraiment de la vie dans l'idée que je me fais de la personne derrière son écran.

 

Je profite donc de ce post pour répondre à une invitation, celle d'Une Ile à Paris où il s'agit de répondre à onze questions posées par une bloggueuse (qui doit elle-même en inventer à son tour 11 pour inviter 11 autres personnes).

C'est parti ! Et là, je vais me marrer car je suis une indécise en puissance et que je tourne autour des réponses depuis déjà quelques minutes.

 

 

1.Thé ou café?

Par périodes : café noyé, ou thé noyé. A 6h30 du matin. J'arrive au boulot à 8h30 j'ai déjà le sentiment d'avoir vécu une journée. Je passe par le distributeur quel que soit mon retard, et je me prends un mauvais lyophilisé noyé, que je tiens d'une main, le sac à main qui glisse sur l'épaule, le cahier de texte lourd et feuille d'émargement dans l'autre et le panier/cartable qui me fait pencher à gauche. Il faut ouvrir la porte, monter un étage et éviter les stagiaires déboulant au détour d'un couloir. C'est périlleux, ça finit mal trop souvent.

Dis moi de quoi ton quotidien est fait, et je te dirai...

2. Film préféré de tous les temps, de l'univers et de l'au-delà?

Aucune idée! Je suis bien trop indécise pour arrêter mes choix. J'ai adoré Autant en emporte le vent, pleuré des larmes et des larmes devant Itinéraire d'un enfant gâté ; mais aujourd'hui je ne vois jamais deux fois le même film et n'éprouve plus assez de plaisir à rester devant un écran pour rendre des souvenirs mémorables.

Pourtant je sens que l'envie de m'enfermer dans une salle de ciné renaît...

 

3. Quelle star pour un rencard?

Daniel Auteuil. Il y a 20 ans c'est possible? Oui, ça colle parfaitement avec ma réponse précédente, je n'ai pas remis à jour mes héros depuis un bon paquet d'années. Même si voir Auteuil demeure un plaisir infini.

 

4. Quel livre pour patienter?

Un magazine. Léger, léger... le Elle c'est parfait. Je ne lis jamais plus light, c'est mon seuil minimal de tolérance "presse féminine".

 

5. Le dessert pour lequel vous perdez toute dignité?

Un gâteau au chocolat avec un glaçage. Même pas besoin d'être fondant. Juste chocolaté. Outrageusement chocolaté.

Dis moi de quoi ton quotidien est fait, et je te dirai...

6. Une bêtise de gosse?

Une voiture de luxe. Une petite fille qu'on laisse attendre dedans un peu trop longtemps. Un frein à main desserré. A deux occasions différentes et deux voitures embouties.

Des bouteilles jamais refermées (aujourd'hui encore c'est un sujet récurrent de dispute) et un mercurochrome bien rouge qui tombe sur une moquette (claire) neuve.

Le crâne de mon petit frère peint au feutre rouge;

J'en ai à la pelle. Des drôles, des moins drôles. Des grosses. Je suis maladroite et étourdie. Je les cumule. Sans cesse encore aujourd'hui.

 

7. Le vêtement que vous regretté d'avoir acheté?

Une veste en peau synthétique le mois dernier. Un beau truc mais ridicule sur moi et je ne peux plus l'échanger. Si ça vous intéresse je vous fais un prix.

 

8. Le cadeau de Noël le plus pourri qu'on vous ait fait?

Alors là je cherche encore... 

(Maman si tu me lis, tu m'aides?)

(PSSSSSS, Maman, encore une fois HEUREUX ANNIVERSAIRE)

 

9. Mer ou montagne?

A ton avis?!

 

Dis moi de quoi ton quotidien est fait, et je te dirai...

10. Combien de paires de chaussures dans ton placard?

50? un nombre infini. Nous ne savons d 'ailleurs pas où les ranger... je crois que je devrais me décider à faire un vrai tri. 

Entre les hauts talons qui me font mal aux pieds, celles que je pouvais encore enfiler avant de prendre une pointure supplémentaire, les trop plates qui me donnent l'impression de marcher sur un clou, je vais pouvoir alléger le placard.

 

11. Un dessin ou une anecdote?

Je suis en vacances demain pour une semaine et comme à chaque veille de vacances, la pression tombe. Je me sens épuisée, moralement, physiquement et émotionnellement.

J'ai juste envie de serrer fort mes Blonds dans mes bras comme remède absolu aux nuages de l'humeur. Ils ne dorment pas. Je monte vite les rejoindre pour un dernier câlin de la journée.

 

Je ne taggue personne mais si certaines veulent répondre, j'adorerais vous lire !

 

Dis moi de quoi ton quotidien est fait, et je te dirai...
Dis moi de quoi ton quotidien est fait, et je te dirai...

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Le dernier jour de crèche

25 Février 2015, 19:59pm

Publié par Alice

Le dernier jour de crèche

Ce midi, je suis allée chercher Ernest à la crèche. Il y aura passé 8 heures en 2015.

Ses dernières 8 heures.

J'ai salué pour la dernière fois ces professionnelles qui ont vu pousser mes Blonds depuis leurs 4 mois, 6 ans qu'elles nous accompagnaient au quotidien.

Comme des "Nounous" qui nous ont aidés dans la parentalité au quotidien : sommeil, repas, crise d'opposition, apprentissage de la marche, la propreté.

Et dans la voiture, comme une drôle de coïncidence, mon Petit qui me parle, intarissable, avec une qualité de vocabulaire et d'élocution plus pointues que jamais :

"Maman, on ne va pas chez Mamie, là, c'est une blague? tu plaisantes? Parce qu'aujourd'hui c'est moi qui donne les règles" (mais oui bien sûr)

L'arrivée des jeux de société dans la vie d'Ernest l'ont fait pousser d'un coup : ce matin, à la crèche, il tournait en rond, comme un gros lion dans sa toute petite cage, entre deux bébés à quatre pattes, et trois petits au pas hésitant.

Je l'ai vu "trop grand" au milieu de ces petits, je l'ai vu envieux, au milieu de ces grands qui entouraient Octave au centre de loisirs.

Aux prochaines vacances, il ira avec son frère, dans un endroit où ils pourront être deux grands à veiller l'un sur l'autre, à s'amuser l'un avec l'autre pour des souvenirs communs.

A présent, il y a toutes ces premières fois qui s'estompent parce que moins quotidiennes, mais à présent il y a aussi et surtout toutes ces dernières fois qui marquent le fait que nous avons deux petits garçons, qui grandissent et vont bien.

 

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Gabrielle, d'Agnès VANNOUVONG

24 Février 2015, 20:16pm

Publié par Alice

Gabrielle, d'Agnès VANNOUVONG

Quatrième de couverture : Je voulais un enfant. On voulait tous des enfants. On quittait doucement les rives de la trentaine, médusés, un peu abîmés. On avait fait des choix de vie, et la liberté avait un prix. Il suffisait de se regarder, là, de près, pas besoin de loupe, l'effet de réel agrandissait les blessures, les rides aux coins des yeux, le pli sur le front, les mèches blanches, à l'oeil nu. On avait nos vies égoïstes et confortables, nos sorties, les bistrots, les verres, les concerts, le théâtre, le cinéma. De la culture et de l'émotion sans limites. Il nous manquait pourtant quelque chose. On voulait transmettre, procréer, vivre une aventure hors de soi, donner la vie, éduquer des enfants.
Après avoir été longtemps célibataire, Gabrielle, l'héroïne du roman d'Agnès Vannouvong, aspire désormais à devenir mère. Quand elle rencontre Hortense, c'est l'amour fou. Mais Hortense a vingt ans de plus que Gabrielle, elle a déjà une fille, et n'envisage pas les choses du même point de vue. De leur côté, François et Malik vivent ensemble depuis longtemps. Ils incarnent la stabilité et la fidélité, le couple modèle. La vie commune n'a pas émoussé leur désir : eux aussi souhaitent construire une famille.
Agnès Vannouvong brosse le portrait d'une génération. Intégrant les nouvelles formes de parentalité et de filiation, elle compose avec humour et tendresse le roman familial de notre époqu
e.

 

C'est une histoire d'amours ; en fait deux histoires d'amour. D'une femme qui aime une autre femme et d'un homme, brun de peau, qui en aime un autre, prof.

C'est aussi l'histoire de ce que la société, la famille attend de chacun, de la place qu'il est censé tenir.

Sur fond de "mariage pour tous", il est question aussi du désir d'enfant pour tous.

 

Laure, Britney, Gabrielle, trois femmes de ma génération, avec les 40 ans en ligne de mire qui, après avoir goûté la liberté professionnelle, culturelle, amoureuse et sexuelle, cherchent à créer leur avenir avec un désir de maternité auquel elles n'ont pas renoncé, mais avec une conception du couple complètement "hors normes socialement" puisque destrcutée et destructurante.

Gabrielle tombe follement amoureuse d'Hortense, mais Hortense a 47 ans, une fille de 10 ans et évidemment pas les mêmes projets familiaux.  Gabrielle est incapble de lutter contre cette passion dévorante ; pourtant ce roman est aussi celui de la séparation. Le rythme de la narration s'accélère quand leur histoire se brise, finalement  c'est la vie qui s'accélère pour Gabrielle, les décisions à prendre et à ne pas prendre, et ces 40 ans qui arrivent toujours plus vite.

C'est un roman de parisiens bobos.

Entre le modèle familial et cet article expliquant qu'aujourd'hui aux Etats-Unis la norme est aux deux chambres parentales, le roman se pose comme une autre alternative, existante, que beaucoup oublient.

 

L'écriture est belle, légère, sensuelle. C'est un plaisir de lire ce roman. Il y a toutefois quelques phrases qui font un flop : à trop vouloir faire mouche, il y a des formules qui cassent l'audace des images précédentes (ex: "les warnings de l'amour s'allument", "demain, grâce à la drogue de l'amour, la nuit entière aura disparu")

 

"C'est l'absence, obstinée, pire, c'est la fin de l'amour"

"Hortense, c'est dégueulasse de désaimer les gens."

"L'accouchement est la naissance du désir des désirs".

 

tous les livres sur Babelio.com
Reçu et lu grâce à Babelio et Masse critique

Reçu et lu grâce à Babelio et Masse critique

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Clic-Clac : elle est comment ta boite ?

23 Février 2015, 05:30am

Publié par Alice

Clic-Clac : elle est comment ta boite ?

Depuis que je tiens ce blog assidument et plus encore depuis que je retiens de mes journées une photographie quotidienne, j'ai l'impression d 'avoir un viseur collé à la rétine.

Je serais prête à m'arrêter sur le bord de la route (n'importe quelle route), braver la tempête pour un cliché.

Mon appareil de prédilection, enfin celui que je dégaine le plus rapidement c'est mon téléphone. Pourtant, si je pars en bord de mer, c'est mon appareil photo que j'utilise car la qualité du zoom n'est évidemment pas la même.

Mon APN est petit, s'emporte partout et est performant (c'est un cadeau de beau-papa et belle-maman), mais à 6 mois de la quarantaine, j'avoue que c'est un peu la lutte dans ma tête d'indécise : LE bijou? ou L'appareil photo plus gros, genre reflex?

Est-ce que ça vaut le coup? parce qu'évidemment il ne rentrera plus aussi facilement dans mon sac à main, je ne suis pas une personne très soigneuse... et plutôt maladroite ce qui n'arrange rien. Je risque de l'oublier souvent dans des moments où il pourrait m'être utile.

Pourtant quand je vois certaines photos plus "professionnelles" je suis envieuse de la qualité de l'image et du contraste plan rapproché/flou ou encore des portraits. Je regarde et admire avec de plus en plus d'attention les photos illustrant les articles de presse. Je sens qu'il y a quelque chose que j'ai vraiment envie de faire de nouveau derrière mon objectif.

Et toi alors, elle est comment ta boite?

 

Pour MHF c'est petit appareil photo et téléphone portable

Zoup a un professionnel de la photo sous son toit, et c'est l'occasion d'expériences assez rigolotes.

Genevieve T prend de superbes photos de son jardin avec son Reflex Canon

Despe prend de superbes photos avec son reflex, et partage un bon plan pour le développement de photos.

Wondermomes a désormais un Canon de compétition pour le blog et un beau téléphone !

Labonoccaz manie apapreil compact, téléphone et logiciel.

Zaza est super équipée, mais elle a surtout un bon oeil.

Anyuka clic clac sur Instagram en sépia.

Anne Laure T évoque son Canon Boy, feu Super Lulu, Télé Pomme et Lenny qui roupille dans un tiroir. Cela vous intrigue? Lisez son post !

Pour Swetty Lux, la photo c'est une histoire de famille, même si pour elle, il s'agit plutôt de téléphone pour photographier son quotidien.

Pilisi a le choix pour prendre ses photos : tablette, appareil (petit ou gros), téléphone...

Laetibidule bidouille son Canon avec son multifiltres. Une vraie professionnelle !

Arlette mitraille depuis toujours, et elle est vraiment bien équipée.

Maud a un bien bel appareil hybride, et elle évoque sa passion commune avec sa fille, qui est de collectionner les vieux appareils.

Cha a un petit appareil qui lui convient bien.

 

La semaine dernière il était question de Valentin, Valentine, et on a beaucoup parlé d'amour chez Zaza et chez moi.

Et la semaine prochaine, nous vous proposons de parler JEUX : Adepte du Candy crush? des parties de Scrabble? du Monopoly? des cartes ou des dés?

Ou bien encore des jeux vidéos?

Comment joue-t-on chez vous?

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La semaine Renaissance

22 Février 2015, 10:27am

Publié par Alice

La semaine Renaissance

Nous nous étions donc quittés dimanche 15 et je me souviens très bien que je n'avais pas récupéré un gramme d'énergie de la grippe de la semaine passée.

Il y avait une sorte de langueur dans l'air qui avait atteint tous les Blonds.

Lundi 16 février. En sortant de l'école ce n'est pas le printemps mais il y a du soleil et de la lumière. Je prends les patinettes, le goûter et en avant le bol d'air en bord de mer!

 

La semaine Renaissance
La semaine Renaissance

Mardi 17. Je suis ravie de prendre ma place pour la première de l'adaptation théâtrale (et moderne) de La Dame aux camélias, mise en scène par Philippe Labonne qui se jouera jeudi. C'était vraiment une belle représentation.

Ce mardi, c'est aussi la représentation d'Octave au Bal Renaissance. Des chevaliers et des princesses entrainent dans un même élan parents, grand-parents et amis. C'était un chouette moment.

La semaine Renaissance
La semaine Renaissance

Mercredi 18. Mon lit m'appelle à grands cris, mais je ne peux obéir à ses injonctions, le devoir m'appelle de toutes parts.

Tiens, je crois que je ne vous l'avais pas dit mais mon Blondinet semble vraiment assagi.

La semaine Renaissance
La semaine Renaissance

Jeudi 19. Une foule de boulot, de paperasses pour mon jeudi après-midi copies. Je me sens submergée et j'ai bien du mal à renoncer à certains projets beaucoup moins professionnels. Je passe à la Croix Rouge pour fare des provisions en vue des vacances (0.50 cts le puzzle, cela aurait dommage de se priver?). Je ne parle pas non plus du cartons de romans choisis à 2 euros.

La semaine Renaissance

Vendredi 20. Il y a un petit apéro prévu entre filles. L'occasion d'offrir les macarons les meilleurs du coin.

 

La semaine Renaissance

Samedi 21. Une journée qui s'étire avec une invitation le soir. Couchée à 2h30 la veille, j'ai un mal de chien à sortir de ma torpeur.

Mis à part le passage éclair au Drive, chez le boucher et boulanger, on ne pourra pas dire que j'ai fait preuve d'une grande efficacité.

Ce sont les grandes marées (la mer descend très bas et monte très haut, jusqu'à inonder les quais) et je n'ai même pas envie de braver la pluie pour prendre quelques photos.

La semaine Renaissance
La semaine Renaissance

Dimanche 22. Comme la grasse matinée aurait été bienvenue... Bref. Je mets mon Blondinet, le petit, aux fourneaux.

Ce midi ce sera petit salé aux lentilles et gâteau au chocolat qui est encore dans le four.

La semaine Renaissance

Voilà, encore une jolie semaine passée.

La semaine prochaine les Blonds seront en vacances, et va me falloir attendre une semaine de plus pour me transformer en animatrice de centre de loisirs avec 2 ou 3 garçons à la maison.

Les autres participations sont chez VirginieB, comme tous les dimanches.

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Vongozero, de Yana VAGNER

21 Février 2015, 09:59am

Publié par Alice

Vongozero, de Yana VAGNER

Quatrième de couverture

« Ce qui me sautait aux yeux à présent, c était l absence de gens dans la rue. »
La survie d une femme, entre récit post-apocalyptique et thriller psychologique.

Anna vit avec son mari Sergueï et leur fils Micha dans une belle maison isolée près de Moscou. Un virus inconnu a commencé à décimer la population. Dans Moscou en quarantaine, la plupart des habitants sont morts et les survivants porteurs de la maladie ou pillards risquent de déferler sur les alentours. Anna et les siens décident de s enfuir vers le nord, pour atteindre un refuge de chasse sur un lac à la frontière finlandaise : Vongozero. Bientôt vont s agréger à leur petit groupe des voisins, un couple d amis, l ex-femme de Sergueï, un médecin... Le voyage sera long, le froid glacial, chaque village traversé source d angoisse, l approvisionnement en carburant une préoccupation constante.

Tensions nées d une situation extrême, perte de repères, jalousie, promiscuité, peur... Plongée dans un exode moderne au coeur d une Russie dévastée, Anna décrit avec une grande justesse les rapports entre ces onze personnes réunies par la nécessité.

 

 

Comme j'ai aimé l'atmosphère de ce roman où seul compte le moment présent : de cette “maison de poupée” confortable au 4x4 confortable, les protagonistes se confrontent pourtant à la réalité violente, angoissante de la Russie décimée.

Peu importe qui ils étaient avant. Seule compte l'issue, censée les sauver du virus meurtrier.

 

Malgré le fait que les péripéties qui peuvent subvenir à une douzaine de personnes traversant la Russie enfermées dans des voitures adaptées ne sont pas innombrables, le suspens est là. On dévore les pages, ressentant leur aveuglement face à ces paysages enneigés et glacés, l'asphyxie de cette promiscuité non désirée et l'horreur du carnage des pillages et de la maladie.

 

L'histoire se situe dans une époque contemporaine : on imagine la difficulté d'abandonner le confort et les habitudes, la peur de la contamination par un virus qui personne ne parvient à endiguer.

C'est le monde qui se referme sur lui-même et s'ouvre donc vers un nouveau à recréer, celui vers lequel s'acheminent les personnages.

Les angoisses individuelles se taisent face à l'enjeu : on aurait presque envie qu'il y ait une suite. On s'attache aux personnages, à la complexité des sentiments et émotions qui les relient les uns aux autres.

C'est assez peu réaliste, ce n'est pas de l'anticipation mais ça fonctionne, et plutôt bien.

 

Ce roman est une sélection du Prix des lectrices Elle, dans la catégorie "Policier".

Une bonne idée de livre à lire, VirginieB

 

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Intimité, impudeur, jusqu'où va ce blog?

18 Février 2015, 20:25pm

Publié par Alice

Intimité, impudeur, jusqu'où va ce blog?

Plusieurs semaines que ces questions tournent et retournent entre mes pensées et ce soir entre mes doigts. Si jusqu'à présent je ne remettais pas en cause le contenu de ce blog, il faut croire que cela évolue.

Tout d'abord concernant les têtes de mes Blonds : qu'implique réellement le fait de les montrer? quels dangers cela peut engendrer? pour eux d'abord? je parle de vrais dangers : un fou qui volerait leurs bouilles pour créer des montages photos? ça existe vraiment sûrement en effet, mais tout comme les photos des enfants de la Kate Middleton non? (je ne me compare pas à elle, mais aujourd'hui tout se trouve, tout se chipe).

Il y a aussi la question de ce que je raconte ici : est- ce que je trahis notre intimité familiale? celle de L'Epoux, des Blonds ou de nos amis, non jamais je crois. La mienne, oui, celle des enfants, oui, mais dans une moindre mesure.

Est-il déplacé de confier ici que mes enfants ont tous les deux été conçus un 14 février? oui si j'en crois un commentaire laissé aujourd'hui. Pourtant dès qu'on se sait enceinte, la première question qui se pose est la DPA pour les initiés, la Date Prévue d'Accouchement, soit, donc 9 mois tout juste après la conception. Tout le monde ou presque le sait. Y compris notre employeur.

Et puis, les enfants grandissent, évoquer la première dent n'a évidemment plus la même portée qu'évoquer un mauvais caractère persistant, un petit garçon qui ne sait jouer seul. Dans quelle mesure je trahis l'intimité, la leur?

Je ne me pense jamais déplacée, comme toutes celles que je lis et qui écrivent sur leurs enfants d'ailleurs.

En même temps, écrire sur moi me fait aussi réfléchir aujourd'hui parce que je me pose des questions que j'ai aussi envie de partager, parce que j'aime lire vos retours, ils m'enrichissent.

Parler littérature c'est parler de moi aussi d'ailleurs. Parler pâtisserie et petits plats aussi (pour le plus grand malheur de mon pèse personne).

 

D'autre part, même si je pense connaitre "en vrai" un quart, voire plus, de mes lecteurs, il y a les 75% restants. Toujours bienveillants, discrets. Mais il y aussi des personnes qui veulent en savoir plus, et qui ont cherché jusqu'à trouver mon nom, le prénom de L'Epoux, et interpellé ma famille à mon sujet..  Dans un premier temps, cela m'a profondément mis mal à l'aise. j'aurais aimé savoir pourquoi ne pas être entré directement en contact avec moi, pourquoi ces "recherches" à mon propos. 

Et puis, pourquoi pas d'ailleurs. Mais il y a moi, moi et ma vie sociale et moi et ma vie de bloggueuse qui demeure malgré tout, discrète (faute d'être secrète) dans mon entourage qui ne juge pas mais n'est pas toujours en accord avec le simple fait de tenir un blog dans lequel apparaissent mes enfants.

 

Voilà. Je ne sais pas trop où je veux en venir. Je ne sais pas trop où ces questionnements me mèneront, mais je serais très rassurée (voilà d'ailleurs ce que je cherche certainement par le biais de ce billet) si vous pouviez me parler de votre expérience de lectrice/bloggueuse.

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La saveur de ce 14 février

16 Février 2015, 20:46pm

Publié par Alice

C'est le dernier 14 février dans la trentaine.

Et puis? me demanderez-vous.

Et puis, dans cette trentaine, nous avons conçu deux Blonds deux 14 février. C'est énorme de les "fabriquer" tous les deux involontairement à cette date.

Et puis aussi, j'ai lu une discussion où une femme s'interrogeait, se demandait ce qu'elle allait pouvoir demander d'inoubliable pour ses 40 ans.

Deux autres lui ont répondu : "Moi j'ai eu un petit dernier'", "un dernier enfant".

Bien sur que ça m'a traversé l'esprit, et ça a tendance un peu à ne pas simplement traverser, mais à stagner. Pourtant je sais qu'il n'y aura pas de troisième enfant de Saint Valentin ni de Saint Glinglin d'ailleurs.

Tout doucement je commence à réaliser et accepter que c'est fini. Définitivement. Même si le sujet n'est jamais clos. On en parle toujours pour en arriver toujours à la même conclusion : Ce n'est plus possible pour des raisons profondément intimes de couple, mais aussi pour des raisons matérielles, physiques, professionnelles, financières. On anticipe également : que pourrons nous leur offrir comme études ou comme coup de pouce financier dans 15, 20 ans?

Nous n'avons pas la fougue, l'inconscience des 20 ans de certains. Nous n'avons plus l'énergie de passer notre temps à leur consacrer tout le temps, ni celle de ne pas dormir encore durant deux ans.

J'admire peut-être tout autant que j'envie celles et ceux qui se lancent dans une troisième maternité, ou même une quatrième. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, je suis aujourd’hui convaincue que je ne peux plus.

Une grande page blanche s'ouvre sur notre vie de famille, à quatre (plus notre Iote bien sûr!), et c'est aussi très grisant !

Voilà un des moments (lavage de cheveux) où un Ernest me suffit largement.

Voilà un des moments (lavage de cheveux) où un Ernest me suffit largement.

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Aimons-nous !

16 Février 2015, 05:30am

Publié par Alice

Ici, en Blondinie, on vit un peu dans le monde Coeur-coeur / Love-love. A longueur de journées, les déclarations pleuvent, les Blonds évaluent à quel point ils m'aiment : 100, 1000, l'infini. Et moi de surenchérir.

On s'embrasse, se câline généreusement. Les plus grands se disent aussi des mots doux, des sms dans le courant de la journée pour encourager l'autre qui bosse encore, ou s'inquiéter de lui, s'envoyer une petite photo.

On n'oublie pas qu'on s'aime. Et ce, tous les jours.

Alors quand vient la Saint Valentin, même s'il s'agit d'une fête commerciale, nous on s'en fout. On aime bien faire vivre le commerce. Et puis, ce serait dommage de louper une énième occasion de se faire plaisir, non?

A chacun de mes Valentin j'offre une petite bricole utile : un petit jeu de société pour chacun des Blonds, ce qui nous permet de renouveller le stock de jeux, et une idée gardée précieusement dans un coin de ma tête pour L'Epoux.

Cette année il y a eu un raté sur le menu, mais j'avais anticipé en préparant un tiramisu fraises /fruits rouges (surgelés depuis cet été).

Je sais que L'Epoux, quant à lui, a tenté de faire travailler Les Blonds sur un dessin à base de collages mais ses troupes n'ont guère été motivées.

Il y avait alors un apéritif à picorer qui m'attendait quand je suis rentrée, et surtout un joli cadeau.

Aimons-nous !

Et chez vous, c'est aussi coeur-coeur pour tout le monde? on s'écrit des mots, s'envoie des fleurs, s'achète des cadeaux? Ou, chanceuses, la Saint Valentin c'est tous les jours?

Chez Zoup Saint Valentin rime avec anniversaires, et avec une belle déclaration d'amour.

MHF a profité de l'occasion pour envoyer et recevoir de jolies cartes de copines

tOrtue fête la St Valentin au quotidien et son amoureux n'oublie jamais une occasion de lui faire plaisir.

Mamie Dany a eu le plus beau et le plus inoubliable cadeau le 14/2/76

Despe au pays des Bisounours aussi, nous raconte comment ça se passe, chez elle, dans son joli et doux pays :)

VirginieB réalise sa love pizza pour preuve d'amour

GenevieveT a dressé une superbe table avec un gâteau au chocolat très amoureux.

Madame lit pour la Saint Valentin, et n'oublie pas les petites attentions douces.

Valérie de Wondermômes profite de l'occasion pour des petites attentions, mais sans pression : c'est tous les jours la St Valentin

Swettylux a profité d'un beau moment famille et d'une jolie orchidée

Silm nous propose une très chouette sélection de cadeaux

Arlette fête la Saint Valentin avec un beau petit prince, et cette complicité entre deux générations est vraiment touchante.

Pilisi n,'attend pas le 14 février pour les calins !

Anuyka rappelle qu'il est important de s'aimer dans ce monde de brute où chacun pourtant ici ou là semble l'oublier.

Chez Cha ce sont des saugrenus pour la St Valentin, mais cette année, il y a eu des Suchard et une belle tarte d'amour.

La semaine dernière il était question de "bulles" et chacune a fait preuve d'imagination, c'était chouette!

La semaine prochaine Zaza et moi vous proposons de parler d'appareil photo, chez vous c'est plutôt matériel de professionnel? amateur? ou un bon téléphone fait l'affaire?

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Une semaine de langueur : l'après-grippe

15 Février 2015, 16:37pm

Publié par Alice

Si la semaine de maladie n'est pas drôle, celle qui suit n'est franchement pas la mieux non plus.

Les réveils ont été tous douloureux, surtout quand la grasse matinée ça veut dire 6h45 samedi et dimanche (merci Ernest).

Mais, ce qui compte vraiment, c'est que nous sommes tous sortis d'affaire !

Allez, on se la fait rapidement en images cette semaine de rétablissement

 

Lundi 9 février. Tellement heureuse d'être guérie, je m'offre une paire de boots dont je n'avais pas besoin. Du tout.

 

 

Une semaine de langueur : l'après-grippe

Mardi 10 février. Oui, c'est vrai, nous sommes guéris mais nous sommes tous complètement cuits. On voudrait tous dormir, longtemps.

Une semaine de langueur : l'après-grippe

Mercredi 11 février. Tout en douceur, on se bichonne. Mon Grand est malade, chez sa Mamie.

Une semaine de langueur : l'après-grippe
Une semaine de langueur : l'après-grippe

Jeudi 12 février. L'après-midi copies est bien compromise à cause d'une sieste grand format et d'un bouquin impossible à lâcher (Le bonheur national brut de François Roux), je vous en parlerai.

Une semaine de langueur : l'après-grippe

Vendredi 13 février. La dernière ! Ouf ! Je me suis couchée avant les enfants. Il était temps que cette longue semaine se termine.

Une semaine de langueur : l'après-grippe
Une semaine de langueur : l'après-grippe

Samedi 14 février. Tennis au petit matin, RV lecture à la bibliothèque pour partager des titres avec les copines, et puis l'échange de petits cadeaux pour mes amoureux, et de supers boucles d'oreilles pour moi.

Une semaine de langueur : l'après-grippe
Une semaine de langueur : l'après-grippe

Dimanche 15 février. J'envie mon Octave avec un réveil à 10 heures. Je suis de corvée de crêpes pour mes stagiaires (Mardi Gras), et y'a un petit qui s'est pris d'amour pour le contenu du pot de Nutella.

Une semaine de langueur : l'après-grippe

Et toutes les participations de la semaine ici.

Que votre semaine soit belle et douce. Ça sent un peu les vacances pour les petits écoliers non

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