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De l'autre côté du miroir d'Alice

Madame Hemingway, Paula McLain

5 Mai 2013, 06:45am

Publié par Alice

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Quatrième de couvertureChicago, octobre 1920. Hadley Richardson a 28 ans et débarque du Missouri lorsqu’elle fait la connaissance d’un jeune homme de 20 ans, revenu blessé de la Grande Guerre, Ernest Hemingway. Après un mariage éclair, ils embarquent pour la France et se retrouvent à Paris au cœur d’une « génération perdue » d’écrivains anglo-saxons expatriés – Gertrud Stein, Ezra Pound, James Joyce, Scott Fitzgerald… Rive gauche, entre l’alcool et la cocaïne, la guerre des ego, les couples qui se font et se défont et la beauté des femmes, Ernest travaille à son premier roman : Le soleil se lève aussi, qui lui apportera consécration et argent. Mais à quel prix ? Hadley saura-t-elle répondre aux exigences et aux excès de son écrivain de mari ? Pourra-t-elle rester sa muse, sa complice, son épouse ?

 

Ce roman c'est avant tout une histoire d'amour. Dès le début, les indices sont là, manifestes : Ernest le tourmenté, qui a besoin de briller et d'être au centre pour exister. Un égo surdimmensionné à l'opposé de sa femme qui n'existe que dans le regard et la présence de son romancier de mari (à de multiples reprises, je me suis agacée contre l'aveuglement et l'abnégation d'Hadley).

Cette histoire, écrite à la première personne est celle d'une époque: on est dans un roman de Scott Fitzgerald. Il est question également de la douleur d'écrire, d'en vivre et d'être reconnu. C'est aussi un microcosme d'américains arrivés à Paris, avec l'insouciance des voyages et des excès (il y est sans cesse question d'alcool qui perturbe toutes les relations aux autres), à une époque et dans une société où l'argent ne semblait pas vraiment être un problème.

Très souvent, j'ai été gênée par une écriture un peu simpliste, des tournures de phrases peu travaillées. Toutefois, c'est un roman qui se lit aisément et plaisamment...

 

 

" Je me rendis compte que j'avais une autre idée du mariage et de tout ce que peuvent s'infliger mutuellement qui s'aiment, causant parfois des ravages irréparables, et presque sans réfléchir."

" J'ai plié et replié la lettre d'Ernest, écrasant bien les bords pour en faire un petit bateau qui tienne. Je l'ai donné à Bumby et, ensemble, barbotant dans l'écume, nous l'avons laissé partir. Il s'est mis à tanguer, des mots sur l'eau, puis, comme les vagues l'emportaient, j'ai pleuré, un tout petit peu seulement, et il a disparu."

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Laurence (Lolotte) 05/05/2013 18:08


Je passe ...