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De l'autre côté du miroir d'Alice

Hors blog

24 Juin 2015, 19:46pm

Publié par Alice

Hors blog

Je crie derrière les Blonds parce qu'Ernest est comme un animal que tu ne parviens à attraper : plus tu cours derrière, plus il s'enfuit, même quand la route est à côté. Et j'en ai honte, et je me maudis.

Je les renierai presque quand ils se cherchent et se trouvent dans les magasins, de coups de poings en coups de pieds, de hurlements en tirage de cheveux. J'ai les larmes aux yeux tant je suis une mère incapable de gérer ces situations (en public).

Je fais semblant, régulièrement. Semblant d'être avec eux alors que ma tête est ailleurs : dans mon livre, sur mon téléphone, dans le prochain cours que je vais assurer. Je suis là, mais pas là, et cette fausse présence, elle me revient, pleine de culpabilité en pleine face quand je prends le temps d'être là, vraiment, et qu'ils sont calmes, drôles et attentifs. Et je me surprends à me demander depuis quand je n'ai pas réussi à leur offrir cette disponiblité.

Il m'est arrivéd'avoir mal au bide de récupérer les Blonds à 16h20 tous les jours. Mal au bide de ce temps infini avant de les coucher, de n'avoir pas pris le temps de ma respiration, mal au bide parce que je n'avais pas envie de gérer les crises d'Ernest, l'ennui d'Octave. Mal au bide de le gronder/le menacer/l'enfermer pour ne pas qu'il descende toutes les 15 minutes jusque 23 heures, et que la journée me semblera éternelle.

Je les voudrais moins tyranniques, plus autonomes, moins colériques, mais ce sont mes Blonds. Et ils aussi comme ça. 

Ce n'est pas ce que je montre ici, mais c'est aussi ce que je vis, ce que je suis, dans mes larges imperfections. Tu vois, ma Zaza, je ne suis pas non plus si forte que l'on croit...

 

 

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cha 27/06/2015 20:45

il faut du courage pour avouer ça. chez moi aussi je n'aime pas dire que j'ai parfois du mal, que j'ai donné une fessée (pas plus tard que ce soir parce qu'au bout de 25 rappels et 30 minutes de hurlements, j'ai craqué)
c'est vrai, la vraie vie n'a pas toujours de place sur les pages de blog et c'est dommage parce que ça permettrait bien des fois de relativiser et de se dire qu'on partage tous plus ou moins les mêmes galères (et que celles qui disent que non non avec deux enfants elles gerent sans souci, il n'y a ni cris ni hurlements, ni crise de nerfs..... eh bien soit elles mentent soit elles se taisent...)
courage courage c'est bientot l'heure des vacances et tu vas pouvoir souffler un peu
plein de courage et de bises

Sandrine 26/06/2015 17:47

c'est ça la vie de maman. mais nous sommes si heureuses des les avoir ces petits diablotins. la mienne est pareille. j'en pleure parfois tellement ça devient difficile à gérer. mais elle revient toujours en me disant "pardon maman", "je t'aime très fort" et tu oublies tout ce qui vient de se passer.
courage

Émilie 25/06/2015 22:56

Hors blog c'est la vraie vie avec le son (beaucoup de son parfois) et des émotions fortes, brutes, sans filtre. J'ai envie de dire que ça fait du bien de voir cette vraie vie. J'ai souvent l'impression que l'écriture edulcore un peu tout ça.

chocoladdict 25/06/2015 14:45

d'après ce que je vois de ton blog, tu fais beaucoup de choses avec tes enfants et alors tu n'aurais pas le droit de t'échapper, tu devrais être avec eux à 100% tout le temps ? pourquoi ?
et sinon je crois qu'on a forcément tous des moment où on aimerait qu'ils soient au lit, ou loin parce qu'on est humain (et peut-être d'autant plus quand personne ne prend jamais le relais, des fois je t'assure c'est dur même si globalement ils ne sont pas pénibles, je rêve de rentrer et d'un plateau repas tranquille sans rien avoir à prévoir, je rêve de ne pas tout planifier tout le temps ))

MamieVlin 25/06/2015 12:38

Pareil ici, même si je n'en parle pas souvent sur le blog non plus (mais Zaza et toi, vous me donnez presqu'envie.. ;o) Je ressens souvent cette boule au ventre dont tu parles. Idem pour la tête ailleurs qu'avec eux et la culpabilité que je ressens ensuite. J'avais écrit un commentaire très long. Je vais essayer d'en faire un article tiens. Souvent, souvent, moi je me dis qu'il ne faut pas reporter nos envies sur eux. Ils sont différents, faits de multiples influences, nous ne faisons que les accompagner sur un chemin. Quand je la vois apeurée et se mettre à pleurer dès que j'hausse un peu la voix, en ce moment, j'ai envie de pleurer avec elle. Pas plus tard qu'hier, je me suis promise (encore une fois) d'arrêter de crier à tout bout de champs et d'essayer un peu plus de me mettre à sa hauteur, de trouver une nouvelle parade.. Merci pour cet article, c'est rassurant de lire qu'on vit toute un peu la même chose.

Heidi 25/06/2015 12:33

Midinette vit ses émotions à 200 %, et quand ce sont des crises tout le monde en profite.
C'est usant et encore plus d'entendre des lourds dans la rue qui te sortent "oh la pauvre, elle a un chagrin"
de quoi je me mêle ? elle hurle parce qu'elle ne veut pas renoncer à un statut auto-proclamer d'enfant roi.
Ca peut durer 1 heure non stop, sans qu'elle ne s'essouffle alors céder au bout de 2 minutes pour faire bien en public, et acheter la paix sociale, non !
La dernière en date, ne pas accepter de dire "pardon" : moue, pleurs, des je t'aime, et des non je veux pas le dire. 30 minutes pour décrocher un "pardon".
Elle est blonde, ça vient de là tu crois ? LOL

madamezazaofmars 25/06/2015 12:06

Je me retrouve dans tes mots et merci pour cet article qui tombe a pic ;-) <3

Laetitia 25/06/2015 10:50

Une chose que j'ai apprise avec mes enfants : leur temps n'est pas le même que le nôtre. Alors que nous nous installons dans des habitudes qui rythme nos et leurs vies, que nous pensons qu'il en sera toujours ainsi, que ce soit de l'heure du coucher, des repas, des disputes, des câlins, des jeux, des colères, des caprices, des chagrins et des joies... en fait, on finit par se rendre compte, qu'un jour ce n'est plus la même chose. Ils ont évolué, changé, grandi et que nous étions restés figés dans ces schémas-là. Nous leur courons après en même temps que nous les poussons et qu'ils nous bousculent. C'est un phénomène tellement déconcertant ! Alors, oui, le quotidien peut être compliqué et pénible, mais, finalement, en se retournant on se rend compte qu'on est passé à autre chose, qu'ils ont besoin de nous de façon tout à fait différente et qu'on dispose finalement d'un peu plus de temps pour soi, puis de presque tout notre temps ! Petit à petit, ils deviennent autonomes et adultes. On a alors accompli notre boulot, reste plus qu'à conserver le plaisir de se retrouver et de partager.

swettylux 25/06/2015 10:46

oui super ton article :) des bisouss

anyuka 25/06/2015 09:10

Mais... j'aurai pu l'écrire ton billet (en moins bien, en moins doux) parce que même si on les aime follement nos blonds, nos bruns, nos roux, ils nous en font parfois tellement voir de toutes les couleurs que oui, on aimerai être ailleurs plutôt qu'être avec eux. Nous sommes imparfaites, eux aussi, et c'est bien ainsi.
Je t'embrasse !

Ptisa 25/06/2015 08:46

faire 36 choses en même temps et ne pas vraiment écouter les autres (dont les enfants), je fais ça tout le temps. Par contre, même si je ne travaillais pas, jamais de la vie je n'irai chercher mes enfants à la sortie de l'école, ils sont bien mieux à continuer à jouer avec les activités du claé ! Se disputer, c'est normal, c'est des enfants, moi je n'interviens pas forcément, je les laisse courir dans les magasins surtout si on y va à un horaire où il y a peu de monde. Pour le coucher, finalement, on a décidé de manger un peu plus tard, ça accélère la fin de la journée pour elles et on est plus tranquilles que quand on accorde un temps de jeu qui ne finit jamais

Laouen 25/06/2015 00:47

mais c'est de nombreuses maman qui vont se reconnaitre!!tu n'es pas unique et c'est bien ainsi

anne-flore 24/06/2015 22:46

Ton billet m a fait un bien fou...je me sens moins seule..merci. on est juste humaines je crois non ?