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De l'autre côté du miroir d'Alice

Des livres pour un futur grand frère

25 Août 2011, 15:04pm

Publié par Alice

 

Toi dedans, moi devant : le ventre de maman, Jo Witek et Christine Roussey

Edition De La Martinière jeunesse.

 

aout 20111

 

 

Un album très joli et plein de tendresse.

Sur la page de droite, une petite fille attend le bébé dans le ventre de sa maman qui s'arrondit au fur et à mesure sur la page de gauche.

Une petite fenêtre nous laisse découvrir le bébé; la petite fille l'attend et lui parle, partageant son quotidien.

 

Un extrait : "Je te chante des chansons sur le coeur de ta maison. Tu les entends? Papa dit que quand tu sortiras tu reconnaîtras ma voix comme ça. Alors je te parle fort, je te dis que je t'adore !!!

Et comme tu n'as pas encore de prénom, je t'appelle mon petit ange, mon trésor".

 

 

Et dedans il y a..., Jeanne Ashbé 

L'Ecole des Loisirs 

 

 

aout-20112.jpg

 

Encore une fois, j'ai été séduite par la douceur des dessins de Jeanne Ashbé, mais un peu moins par la manière de raconter la grossesse.

 

Le livre se découpe en  trois chapitres décrivant trois contenus différents (avec des fenêtres qui s'ouvrent): L'idée est qu''il y a des objets que l'on ouvre et qui ne contiennent pas tous des "choses" intéressantes (ex: une télé, un ours en peluche rempli de ouate).

En revanche, dans le ventre de Maman, il y a un bébé qui grossit, grandit, bouge... et quand il sort du ventre de Maman, onpeut câliner son joli petit frère.

 

Le Pouic semble aussi sceptique que moi sur l'intérêt des pages qui précèdent celles du ventre de Maman. Mais quel sourire de bonheur à la dernière page lorsqu'il voit apparaitre le bébé dans les bras du petit garçon!

Rien que pour cette image, j'aime ce livre !

 

Les livres, ont été et sont, dans ma vie, de formidables "passeurs de messages". Avec succès ou non d'ailleurs...

Et chez toi ?

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Parce que tout n'est pas rose

23 Août 2011, 19:53pm

Publié par Alice

... et qu'il pleut depuis le jour de mon anniversaire,

 

... et que ma copine à qui on venait d'offrir un saut en parachute comme cadeau de mariage s'est mal réceptionnée et s'est pété une vertèbre donc est immobilisée pour plusieurs mois.

Je suis triste et souffre pour elle. Nous voici donc tous les jours à l'hôpital pour tenter de lui faire un peu de bien...

 

... et que mon Epoux, le cher et tendre, trouve que je suis bien difficile sur le choix de mes cadeaux (faut-il lui rappeler que je veux toujours la même chose: des livres, abonnements à des magazines -dont les bons de commande sont sur son bureau- des fleurs et plantes - des places de concert, des escapades) et donc ne m'a rien offert pour mon anniversaire, attendant qu'au cours d'une de nos balades, je trouve qqchose qui me plaise. Balades qui se résument durant cette semaine, au poney-club avec bottes et cirés tant le temps est à la fête!

SACRILEGE !  

alors qu'il est, pour une fois, pété de thunes.

J'enrage, je suis triste, me sens mal aimée depuis et je crois qu'il ne s'en aperçoit même pas!

 

... et que mon fils trouve, tous les jours, le moyen, dans un moment d'excitation ou d'élan amoureux, de me cogner le visage (coup de canne à pêche en bois + corde lancées en pleine poire ce midi, hier double gifle alors qu'il venait de m'embrasser). Ma réplique ? En pleurer!

 

... et que mes hormones me jouent un peu des tours ces jours-ci, je me sens fragile et vulnérable. Je ne me sens plus femme mais bonhomme Michelin et je peine à oublier les courbatures, remontées acides et douleurs musculaires. Je rêve de légèreté, de féminité, d'évasion...

Mon alliance est rangée dans sa boite, attendant des doigts moins gonflés. Les chaussettes de contention sont ressorties.

 

... et que malgré le fait que j'ai anticipé d'un an (mars dernier) l'inscription du Deuz' à la crèche, on me réponde que sa place n'est pas assurée car ils valident les inscriptions deux mois avant. Pour mars, ils ne me garantissent rien! Alors à quoi ça sert que je l'inscrive très tôt???

 

... et que je n'ai pas un bon roman, captivant à me mettre sous les yeux même si je m'enfile avec délectation la série Big Love, me disant que la vie de polygame mormone est sûrement bien pire que la mienne ;)

 

 

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Un an de plus [Part I]

21 Août 2011, 19:39pm

Publié par Alice

Dès demain lundi, j'entamerai ma 36ième année!

 

J'ai déjà pris un peu d'avance...

hb-pola

 

Des couleurs!

et un colocataire aussi en forme que son frère!

 

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Mes premiers cadeaux qui attendent leurs fleurs

pour demain le JOUR J

(merci encore Mme et M. Camembert)

 

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Des gâteaux pour tous les goûts

(au nombre des bougies, elles-mêmes au nombre des années)

 

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Des fleurs de lavande coupées

(à la scie, c'est mieux)

 

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De la fraîcheur...

 

nous-pola

 

Et beaucoup d'amour...

 

Bonne semaine caniculaire à tous!

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Du blog au troquet

19 Août 2011, 14:44pm

Publié par Alice

Elle est enfin venue  (et bienvenue!) ce matin, la rencontre IRL (In Real Life) comme les geek l'appelent!

 

LA rencontre avec LA bloggueuse. Mes voisins du bas comme j'aime les appeler. Monsieur et Madame Camembert, que vous connaissez peut-être sous le nom Anne Laure T.

 

Je redoutais un peu la première rencontre "pour de vrai". J'avais peur de décevoir, de ne pas savoir quoi dire à cause de la timidité, à cause de ce fameux passage à la réalité.

 

Pourtant, j'en ai expérimenté des rencontres qui débutent via le net. Meetic... Ha Meetic... Une autre période de ma vie. Des rencontres par dizaines, des conversations virtuelles oscillant entre la dragouille et le copinage durant des heures. Des désillusions réciproques ou non, de mon côté ou du côté masculin, de belles amitiés, des histoires d'un soir ou de plusieurs  années.

 

Même si c'est définitivement une page qui est tournée, Meetic m'a permis de retrouver mon premier amour qui vivait quand même dans la même petite ville que la mienne, à quelque 300 mètres à vol d'oiseau.

Aussitôt reconnus, aussitôt le rendez-vous était pris pour un déjeuner qui dure encore ... cinq ans après!

 

Alors finalement, malgré le fait que je ne suis pas toujours fière de mes heures "meetiquiennes", je me suis arrêtée en repartant avec le pompon : L'Epoux, Le Pouic et tout le toutim!

 

Inconsciemment, renouer avec ce passage du virtuel au réel me renvoyait à une période plus débridée de ma vie, quelquefois moins glorieuse aussi

 

 

Bref.revenons à Monsieur et Madame Camembert.

Aussi chouettes qu'on peut les percevoir, les imaginer d'après leurs cartes postales, leurs récits sur le blog.

Aussi drôles et pleins de vie, aussi chaleureux que peuvent l'être des Normands (je m'emballe, je mens..; presque... concernant la chaleur des Normands), aussi adorables que tous les commentaires, mails, messages laissés par Anne-Laure.

Généreux à l'extrême puisque j'ai reçu mon premier cadeau d'anniversaire et que je l'ai adoré.

 

 

Ce moment fut un ravissement.

 

 

Deux heures de plaisir. Un regret : ne pas prolonger le moment pour un déjeuner au cours duquel je suis persuadée que nous nous serions entendus avec gourmandise!

Mais, j'en suis certaine, ce 19 août marque le début d'une véritable relation amicale, "pour de vrai"...

 

 

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Anne-Laure et Bruno, aussitôt rencontrés, aussitôt adoptés !

 

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L'école à temps plein ou temps partiel?

18 Août 2011, 10:35am

Publié par Alice

 

F

 

 

 

En lisant le post de Caroline à propos du jour de la rentrée des classes, je me suis vraiment demandée s'il fallait que je récupère le Pouic à midi pour déjeuner avec:

 

Était-ce pour me faire plaisir à moi? ou à lui?


Bien sur je serais ravie de l'entendre me raconter ou pas la maîtresse, les copains, les jeux etc.

Mais d'un autre côté, j'aimerais aussi qu'il découvre en même temps que ses amis le cérémonial de la cantine, de la sieste et, bref, de la journée complète à l'école.

 

Je n'ai pas envie de le "larguer" devant la porte de la petite section pour rejoindre les copains déjà endormis à 13h15.

 

A mon commentaire exprimant mon interrogation, une certaine Valérie s'indignait, expliquant que les tout-petits étaient incapables de faire la journée entière, et que la maitresse ne me laissera pas faire, déposant même un signalement pour "enfant en danger".

 

Heu....

 

Je ne me sens pas coupable, le Pouic est habitué à la crèche même si 4 jours sur 5 il n'y restait qu'une demi-journée pour passer ensuite les après-midis en famille : 2fois chez MamiCo, 2fois avec moi, à la maison.

Tous les jours il réclamait le fait de déjeuner et dormir avec les copains.

 

Le jour de la rentrée, je bosserai de 13h30 à 17h, nous nous sommes donc arrangés pour que ce soit L'Epoux qui aille le chercher à la sortie à 16h30.

 

L'an prochain sera l'année des changements et donc des ajustements en tous genres (l'arrivée de Deuz' oblige).

 

Le Pouic ira à l'école  la journée complète et ce, tous les jours. Les mercredis, il sera avec moi tant que je n'aurais pas repris le boulot  et après mon congé maternité, nous serons tous les trois tous les mercredis matins et l'après-midi sera chouchouté par sa grand-mère avec le p'tit frère.

 

 

Je ne me fais aucun souci concernant le rythme; pourtant avant d'avoir des enfants, j'imaginais que la première année un tout petit (il fera partie des plus jeunes, n'aura 3 ans qu'en novembre) ne devait aller à l'école que le matin.

 

Aujourd'hui, je pense aussi à moi, au fait que prendre un congé parental représente un sacrifice financier qu'il ne serait pas raisonnable de faire (et que je me sens incapable de faire si je veux me sentir épanouie), que j'ai du temps dans la semaine puisque j'ai pris un 80% (soit trois après-midis à consacrer à mes fils) mais que je le paierai en fatigue (copies à corriger/ cours à préparer après le coucher des enfants).

 

Une nouvelle page de notre vie, de notre organisation se tourne avec son lot de questions !

 

Un enfant d'à peine trois ans qui passe quatre journées complètes par semaine à l'école, ça vous choque, vous?

(pourtant, ça ne choque personne d'entendre que des bébés de 4 mois passent 8 heures par jour à la crèche...)

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Vaincre nos peurs

17 Août 2011, 18:47pm

Publié par Alice

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Se réveiller en plein nuit à cause d'un cauchemar dans lequel je voyais le pied de P'tit Deuz' sortir de mon ventre,

Craindre la nouvelle césarienne et les mauvais souvenirs de la précédente qui refont surface,

Redouter finalement encore plus un accouchement possible par voie basse si bébé est petit,

Avoir peur de ne pas arriver à gérer l'organisation des enfants centrée sur mon planning,

Savoir que l'hiver sera long, dans mes vêtements, dans ma peau et mes traits fatigués,

 

Et puis se demander si un troisième enfant ne serait pas envisageable,

Se rassurer en se disant qu'un Atarax fera encore des miracles et que Le Deuz' semble aussi bien portant que son ainé.

Anticiper l'été prochain en se renseignant à propos du centre de loisirs et de la crèche en juillet,

Décider de prendre les choses en mains dès maintenant en réservant chez mon esthéticienne une douche autobronzante du buste la veille de mon départ pour la maternité.

 

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Se dire que si Le Pouic a réussi, seul, à vaincre sa terreur du manège, moi aussi j' arriverai à combattre mes peurs et à faire naitre sereinement mon Bébé Deuz'.

 

 

 

 

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Coeur de coton

14 Août 2011, 21:08pm

Publié par Alice

coeur-pola        

 

Un an de mariage religieux. 14 mois civilement.

24 ans depuis notre premier baiser (oh punaise, ça chiffre!)

5 ans depuis nos "retrouvailles".

 

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Un joli bijou contre un resto pour fêter l'événement.

J'aurais préféré du coton, de la dentelle, des froufrous (un peu)  mais acheter en taille XXXL  m'a paru moins glamour: traîner dans les magasins de lingerie aux coupes et motifs destinés aux personnes âgées m'aurait sans aucun doute déprimée.

 

En revanche, je dois vraiment me fixer comme objectif de convaincre mon mari que je ne suis pas une femme à bijoux (il m'en offre à toute occasion). J'aime l'or, qu'il soit  rose, blanc ou jaune. Mieux encore je rêve d'un éclat de diamant.

Et s'il cessait de m'offrir des bijoux fantaisie de bijoutier,

je pourrais avoir un beau pendentif ou même une belle paire de boucles d'oreilles.

 

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Nous nous sommes redéclaré notre flamme, avons renouvelé nos voeux jusque l'an prochain.

Bref, nous sommes prêts pour entamer une seconde année - à quatre.

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Pudique jusqu'au slip?

13 Août 2011, 10:20am

Publié par Alice

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Je me souviens avoir vu l'arrivée de l'adolescence sur mon corps assez précocement.

Je n'ai pas savouré ce moment où mon corps devenait celui d'une femme alors que mes copines étaient encore des petites filles.

 

Aujourdhui l'Epoux et moi ne sommes pas des nudistes en puissance, et sommes loin d'être décomplexés avec nos corps.

Pourtant, la porte de la salle de bains reste ouverte lorsque nous nous lavons, habillons et les commentaires ne manquent pas sur nos corps (parce que Le Pouic est un enfant comme les autres, qui découvre le monde avec avidité): recherche du zizi de Maman, taille du zizi de Papa, seins de Maman etc.

 

Le Pouic, lui aime être à poil. Sans les contraintes d'une culotte, des chaussettes ou même d'un tee-shirt. Nous acceptons qu'il soit nu dans le jardin, qu'il dorme les fesses à l'air s'il en a envie.

Il est très à l'aise avec son corps et ce, peut-être aussi parce qu'il a enlevé très tôt ses couches jour et nuit (à 22 mois)?

Evidemment, hors du cercle restreint de la famille, on met le maillot sur la plage quand nous ne sommes pas seuls, on lui interdit de se déshabiller (entendez le cul à l'air) lorsque nous sommes invités chez des copains ou même ailleurs qu'à la maison.

 

Mais notre règle c'est de ne pas faire du corps un tabou. Nous ne voulons pas qu'il soit (déjà) mal à l'aise avec lui-même. Nous écoutons ses besoins et s'il éprouvait le moindre besoin d'intimité et de pudeur, nous le respecterions.

Il a toute la vie pour voir naitre des complexes, laissons le grandir un peu en toute liberté, en toute sérennité.

 

Alors, quand j'ai ouvert le magazine Parents de septembre 2011 et ai trouvé un article sur "Les tout-petits aussi ont besoin d'intimité", je l'ai lu avec intérêt.

Si certains passages me semblent pleins de bon sens, d'autres m'ont carrément fait bondir !

 

" Non les humains ne se promènent pas tout nus, mais habillés. Ils ne font pas leurs besoins devant tout le monde, mais dans les toilettes. Non, ils ne se déshabillent pas au milieu du salon, mais dans la salle de bains ou dans leurs chambres, à l'abri des regards indiscrets".

Mme Catherine MARCHI, comme nous devons être de mauvais parents, à accepter le pot dans le salon ou dans la chambre depuis son plus jeune âge! Il n'y a pas la place pour deux dans les toilettes et je me voyais mal enfermer mon fils à à peine deux ans dans les toilettes!

Le Pouic devrait donc également se déshabiller seul dans sa chambre, à l'abri des regards indiscrets de? ses parents??

 

Je reprends: "Les parents n'ont pas à se promener nus devant leurs enfants !" (je n'ajoute pas le point d'exclamation, il y était!!)

Cachez-vous d'eux, c'est le meilleur moyen qu'il cherchent à tout prix à vous découvrir nus... Quant à se promener nus... promener? où? en camp de naturistes? parce que moi, Madame, je ne me promène pas dans ma maison!

 

Et, là, argument d'autorité, "Attention, comme le souligne Catherine Vanier (psychanalyste): "c'est traumatisant pour un petit  garçon de voir le "très grand sexe" de son papa". Attendez. Je tombe de mon canapé. "Il fait immédiatement la comparaison, et il est catastrophé par la petite taille du sien. Idem pour les petites filles qui voient les seins volumineux de leur maman alors qu'elles n'ont pas de poitrine."

Sans rentrer dans les détails, ni dans les mesures, je ne pense pas que mon fils soit traumatisé par le "très grand sexe" de son papa. Ou alors L'Epoux a un tout petit sexe, ce qui justifierait le fait que mon fils ne soit pas un enfant traumatisé!!

Et Oui, je le confesse, nous sommes une famille de dégénérés: mon fils prend régulièrement le bain avec son père!

 

" La bonne attitude donc, c'est [...] de fermer la porte de sa chambre pour s'habiller ou se déshabiller. On le sait, un enfant grandit en imitant ses parents, en s'identifiant aux adultes qui s'occupent de lui".

Bien sur, c'est le meilleur moyen pour que vos enfants, mettent, comme vous, des années avant de pouvoir se déshabiller devant leur petit(e) ami(e) sans ressentir la honte de leur corps.

 

Et enfin, "s'il voit que vous, ses parents, vous fermez la portepour prendre votre douche [...], il finira par faire pareil. Passé 1 an, un enfant est assea grand pour savoir que sa mère existe toujours, même quand elle disparait de sa vue. Au début, il risque fort de tambouriner, voire de pleurer derrière la porte close car il se sentira exclu, mais petit à petit, il s'habituera à respecter vos moments d'intimité de la même manière que vous respectez les siens."


Dans mon monde, Mme Marchi, mon fils passé 1 an, a été assez grand pour faire mille conneries quand j'étais sous la douche. Disposant d'une petite heure pour le réveiller, lui donner son biberon, le laver et l'habiller, il me semble inconcevable de l'isoler 15 minutes afin qu'il ne me voie pas nue (surtout que je n'ai plus l'impression qu'il me regarde -excepté depuis que mon ventre gonfle à vue d'oeil).

 

Mon fils sort de mon ventre, de ma chair et il s'agit de ma continuité. Je n'ai pas de gène à ce qu'il me voie, cela ne fait pas de moi une femme perverse.

Vous évoquez les pédophiles et autres détraqués qu'aucun parent ne peut oublier, mais je ne crois pas que la nudité à la maison empêche le fait que mon fils sache que "son corps n'appartient qu'à lui et est sa meilleure arme(?) pour se défendre et dire non à un éventuelle agresseur."

 


Je ne comprends pas le point de vue moraliste et presque fondamentaliste pris par la journaliste.

L'ère de la culpabilisation des parents est loin d'être révolue... malheureusement...

 

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Ingrid Bétancourt, même le silence a une fin / et Rojas (un peu)

11 Août 2011, 07:46am

Publié par Alice

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Même le silence a une fin, Ingrid Betancourt


Lu assez loin du battage médiatique qui a accueilli la publication du livre, j'ai le sentiment d'être dénuée de tout préjugé.

 

J'ai vraiment été captivée par le récit d'Ingrid Bétancourt parce qu'il y a beaucoup de spitritualité, loin de tout témoignage exhibitionniste dans ce qu'elle livre.

 

C'est aussi un récit sur l'enfermement, la peur de la perte d'humanité, la communication et le dialogue quasi impossibles avec les autres otages, avec les FARC.

 

Le fil conducteur c'est l'espoir d'être libérée, de s'évader. Entretenir, sublimer l'amour de ses proches pour survivre.

Des conditions de vie extêmes qui rendent chaque acte de la vie quotidienne invivable.

 

Elle tente de comprendre, sans jamais vraiment juger ses co-détenus. Même si quelquefois cela peut donner l'impression qu'elle se place au dessus des autres par la bienveillance dont elle a su, elle, faire preuve.

 

Ingrid Bétancourt a été libérée après que d'autres otages aient témoigné contre elle, et ce récit se place au-delà des polémiques. A beaucoup de passages, elle tente d'analyser de comprendre et expliquer ce qui aurait/a pu justifier les comportements limites, dénués de toute humanité.

La citation de Sartre "L'enfer c'est les autres" prend tout son sens lorsque les détenus sont enfermés ensemble.

 

Ce livre est bien écrit, pudique, sensible et c'était une véritable belle surprise.

 

 

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Captive de Clara Rojas

 

La couverture, beaucoup plus racoleuse, est  révélatrice du contenu de ce second récit.

A vrai dire, je n'ai pas pu lire plus de cinquante pages tant l'écriture (la traduction?) est maladroite, simplissime, désagréable.

 

L'organisation thématique du récit fait de certains chapitres des chapitres creux, sans grand intérêt. (4 pages consacrés à la nuit. Non vraiment je ne vous le conseille pas du tout!

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Glucose et psychose

7 Août 2011, 12:01pm

Publié par Alice

aout 2011Comme toutes les femmes enceintes, j'ai effectué mon test O'Sullivan. Enfin, j'ai effectué mon second test à cause du nom respect du temps pour le premier.

J'avais rendez-vous à 9h au labo et la veille, à la dernière minute, j'avais trouvé une pharmacie encore ouverte et on m'avait remis contre un euro non remboursé un sachet de poudre de glucose. Une vendeuse?/préparatrice?/pharmacienne? mal, aimable qui m'a affirmé et soutenu que le labo allait me le mélanger à de l'eau le lendemain.

 

Le lendemain donc, au labo ils n'ont pas voulu me le mélanger parce qu'ils n'ont pas le droit et m'ont précisé que mon sachet ne servirait à rien (même pas à préparer un gâteau), m'invitant à aller en pharmacie pour me faire préparer mon flacon de glucose tout de suite si je voulais refaire mon test dans la matinée.

La secrétaire me précise toutefois que les pharmacies n'aiment pas préparer la solution et que beaucoup de femmes enceintes se font envoyer promener quand elles arrivent avec l'ordonnance.

Hein?

Il doit y avoir 5 pharmacies dans le centre ville, beaucoup ouvrent dans plus d'une demi-heure, je dois donc arpenter les rues dans l'espoir de trouver un professionnel bienveillant pour m'accorder une préparation que je dois obligatoirement prendre. Il ne s'agit, pourtant, que d'un mélange composé d'eau et de sucre!!

 

A jeun, toujours, je parcours toute la ville, énervée, fébrile (oui, sans mon Van Houten et mes quatre, deux tartines de beurre salé, je ne suis guère vaillante).

Je trouve une pharmacie ouverte, et là, tendant mon ordonnance, un pharmacien mal aimable me demande:

- Oui et c'est pour quand?

- Tout de suite, et je lui explique ma mésaventure.

- Ha tout de suite? ça m'aurait étonné! vous savez que vous en avez pour 15 minutes d'attente?

- Oui, et ben c'est pas grave, je vais m'acheter un magazine et je reviens dans dix minutes"

- Un quart d'heure je vous ai dit. Je peux avoir votre adresse?"

-..., incompréhension. Je la donne car je n'ai pas envie de débattre. Je n'en comprends pas l'intérêt. M'écrire si je ne reviens pas chercher mon flacon de glucose que j'ai eu un mal de chien à me procurer??

 

Un petit quart d'heure après je retourne à la pharma et là, évidemment, je patiente un peu. Un tout jeune homme entre, agité. Il semble comme fiévreux et demande à la pharmacienne une Stéribox, pose sa pièce de deux euros sur le comptoir, elle lui rend la monnaie sans un mot, sans un regard et lui donne.

Une demi-minute après je comprends.

J'ai les larmes qui me montent aux yeux. Quelle est cette société dans laquelle je vis?

Je me bats pour avoir un sachet de glucose et ce jeune homme, avec quelques pièces a le droit de se tuer, d'"engraisser" un dealer dans une système qui se donne bonne conscience pour prévenir les risques, un système dénué de toute humanité, à l'image de cette phramacienne, incapable même de le traiter en humain digne d'un regard.

J'ai eu mal pour lui, pour ce monde parallèle sur lequel on préfère fermer les yeux.

 

Ps:  Pas de diabète gestionnel pour moi. Ouf, cela m'évitera d'aller acheter 100mg de glucose à la pharma!

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