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De l'autre côté du miroir d'Alice

Flic, de Bénédicte DESFORGES

15 Septembre 2012, 08:17am

Publié par Alice

FLIC.jpg

 

Quatrième de couverture :

" J’ai écrit ce qui m’avait touchée ou fait rire, ce qui avait ravagé ma conscience, des regrets de ne pas avoir su bien faire, des soulagements d’avoir été là à temps, des images qui sont imprimées dans ma mémoire et ne la quitteront plus... J’ai écrit ce que l’on hésite à dire. J’ai écrit parce que ce métier le mérite. J’ai écrit le meilleur des choix que j’ai fait de ma vie, celui d’être un flic. Et puis, j’ai écrit pour tenter de déglinguer certaines idées reçues, et témoigner d’une réalité que nous seuls, flics, avons la chance d’approcher. L’obligation de réserve ? Je crois bien que je m’en fous un peu. Ce n’est pas le plus important." Avec Flic, Bénédicte Desforges nous offre un témoignage exceptionnel ! Policière en tenue depuis douze ans, elle nous livre une série de chroniques ébouriffantes et sans concession sur le quotidien des "flics de base", ceux que nous croisons tous les jours, que nous méprisons tous plus ou moins. Bien loin des clichés alimentés à longueur de séries télévisées et des récits épiques régulièrement publiés sur tel ou tel "superflic" galonné de l’antigang ou des stups, les "petites histoires de rien du tout" de cette femme en bleu claquent comme les paroles d’un rap ou d’un slam. Anonyme et familière à la fois, touchante et effrayante, la réalité décrite par Bénédicte Desforges nous offre une plongée d’une intensité rare dans l’une des coulisses de notre société. Sans caméra ni langue de bois ministèrielle.
Bénédicte Desforges est lieutenant de police. Elle a exercé son métier en banlieue et à Paris, dans le quartier de la Goutte d’Or.

 

Encore un document lu dans l'optique de préparer mes stagiaires aux concours "de la sécurité", j'ai découvert avec plaisir cet écrit de Bénédicte Desforges.

La première bonne surprise a résidé dans la qualité de l'écriture : Flic, chroniques de la police ordinaire est rédigé et se lit comme un bon polar.

J'ai lu ce livre comme on regarde défiler des diapositives, ce sont des chroniques, une succession de chapitres de quelques lignes à quelques pages, des instantanés de vie de flic. J'ai volontairement survolé la fin de quelques récits pour me protéger, ralenti le rythme intriguée ou fascinée.

C'est un témoignage réaliste et humain qui se poursuit sur un blog ou sur des planches de BD puisque le récit a été adapté en images.

Quelques passages qui ont "fait mouche":

"Les gens ont toujours bien aimé les histoires de flics. Mais les gens n'aiment pas les flics..."

"On voit la société à poil. On la renifle, on la tripote, on la regarde les yeux dans les yeux, on est payés pour ça. On a cette chance, collègue, alors ils peuvent dire ce qu'ils veulent. Parce qu'on sait une chose, sans jamais se tromper, c'est que le plus haineux, le plus conformiste de la critique, celui qui ne veut rien savoir... Sale flic... Celui-là, quand il lui arrivera quelque chose qui le mettra en face de ses limites, il n'appelera pas sa mère, mais comme les autres, il appelera le 17."

 

J'ai lu Documents, 206 pages, 2,80 euros.


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Laurence 16/09/2012 21:39


A ce prix là, cela vaut le coup de s'immerger dans cet univers ... mais ces vrais que peu de gens les aiment les flics et qu'au quotidien, ce ne doit pas être drôle tous les jours. C'est quoi ces
concours que tu prépares ?

Alice 17/09/2012 21:27



Je bosse dans un institut de formation qui accueille des jeunes issus essentiellement des DOM aux concours du travail social (Educ Spé, Assistante Sociale, EJE...) et aux concours administratifs
(adjoint, surveillant pénitentiaire, gardien de la paix, controleur des douanes...)


J'ai visité une maison d'arrêt cet été et honnêtement, cela m'a permis d'ouvrir un peu les yeux sur une autre facette de la société...